Istyablog : pour savoir en toute décontraction

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Pourquoi le crissement de la craie nous irrite-t-il autant ?

crissement.PNGLa craie sur un tableau, une fourchette qui crisse sur une assiette, des ongles qui griffent une surface... autant de bruits insupportables pour nos fragiles oreilles. Cette aversion, légitime, a plusieurs explications. Tout d'abord, ces bruits sont tous situés dans une fourchette de fréquences (hauteurs de son) moyennes comprises entre 2.000 et 4.000 hertz. Ces fréquences correspondent à celles des pleurs de bébé. On peut donc supposer que l'évolution nous a rendus sensibles à ces sons pour nous « inciter » à réagir aux cris des petits.
Mais ce n'est pas tout. En plus de surgir de manière inattendue, ces sons sont formés d'impulsions très rapides, de l'ordre de quatre à cinq millisecondes. Une vitesse qui ne permet pas à notre audition de mettre en place le réflexe stapédien. Celui-ci intervient généralement lorsque les sons dépassent les 80 décibels, soit au-dessus du niveau normal de la voix humaine. Quand une personne est plongée dans un vacarme, ce réflexe provoque la contraction involontaire de certains muscles de l'oreille qui atténuent le niveau des sons transmis vers l'oreille interne. Or, ce réflexe ne se déclenche qu'à partir d'impulsions comprises entre six et huit millisecondes.
Autre explication, la forme du conduit auditif. Une étude menée en 2011 a révélé que ce conduit amplifiait la perception des fréquences moyennes en provoquant la résonance de ces sons. De quoi faire du bruit de la craie sur un tableau une véritable torture pour nos oreilles.



21/11/2017
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