Istyablog : pour savoir en toute décontraction

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Les nouveaux maux (ou mots) du numérique !

Ringxiety.PNGActuellement, il y a une floraison de nouveaux termes liés au numérique. En voici quelques uns :

 

Le phubbing : Préférer son téléphone portable à ses amis.

 

Ce néologisme inventé par un étudiant australien à partir de phone (téléphone) et snubbing (snober) désigne la tendance à accorder plus d'attention à ses amis virtuels qu'aux vraies personnes. Cette nouvelle forme d'incivilité peut aussi être une manière de montrer à votre interlocuteur que vous avez mieux à faire que de lui parler. Selon une étude publiée en mars 2018 par deux psychologues de l'université du Kent (Royaume-Uni), le phubbing peut conduire à terme à une réelle forme d'exclusion sociale.

 

La selfite : L'envie irrépressible de se prendre en photo.

 

Apparu dans un article satirique américain en 2014, le terme "selfitis" ("selfite" en français) a été sérieusement repris dans une étude récente par des chercheurs britanniques et indiens : ils ont analysé l'état d'esprit de 400 étudiants en Inde, où 14 personnes (sur la trentaine estimée dans le monde) ont trouvé la mort en 2017 en se prenant en photo, et qualifie la sefite de "maladie mentale". Cette étude est toutefois très controversée.

 

La cybercondrie : L'hypocondrie alimentée par Internet.

 

La cybercondrie est une hypocondrie d'un genre nouveau qui touche les personnes développant déjà ce type de trouble. La surabondance d'informations médicales accessibles sur internet ne fait qu'alimenter les angoisses de ceux qui sont persuadés d'avoir une maladie grave. Ce phénomène commence à être étudié par les médecins et a même fait l'objet d'une thèse en 2014 à la faculté de médecine de Toulouse.

 

Le Smombisme : L'obsession du smartphone qui fait risquer l'accident.

 

Comme un zombie équipé d'un smartphone, le smombie avance les yeux rivés sur son téléphone, au point d'en négliger son environnement et de mettre sa vie en danger. Selon une enquête OpinionWay pour GMF Assurances d'avril 2018, 77 % des Français téléphonent en marchant. Chez les jeunes, ce chiffres atteint 95 % et ils sont 92 % à lire ou envoyer des SMS. Par ailleurs, 14 % des utilisateurs ont déjà frôlé l'accident (18 % chez les 18-24 ans) et 8 % se sont déjà fait renverser par un véhicule (13 % chez les 18-24 ans).

 

La nomophobie : La peur d'être séparé de son mobile.

 

Contraction de no mobile phobia, la nomophobie désigne la peur d'oublier son mobile, de ne plus avoir de batterie ou de réseau. En 2012, un millier d'étudiants d'une douzaine d'universités des cinq continents ont été privés de portable, pour une vaste étude baptisée The World Unplugged. La moitié a avoué ressentir un sentiment de panique, de l'anxiété et même des palpitations cardiaques, et n'a pas réussir à tenir vingt-quatre heures.

Ces symptômes sont souvent associés à l'angoisse de la déconnexion appelée "fomo" (fear of missing out) qui conduit à ne jamais couper son mobile par crainte de rater des échanges, des notifications Facebook, des tweets,....

 

La Ringxiety : Le syndrome de la sonnerie fantôme.

 

Deux personnes sur trois ont déjà entendu leur téléphone sonner ou l'ont senti vibrer par erreur, selon une étude publiée par la revue Social and Bevioral Sciences. Ce phénomène psychoacoustique traduit un état d'hypervigilance du cerveau vis-à-vis des moindres sollicitations de nos outils numériques.



10/01/2019
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