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Les canons de la beauté sont-ils purement culturels ?

Canon beauté.pngJeunes, grandes, élancées, avec un visage de poupée et une taille de guêpe : chaque année, la trentaine de candidates au titre de Miss France semblent toutes faites sur le même moule. Comme si la beauté physique ne pouvait avoir qu’une seule forme… Pourtant au XVIème siècle, Raphaël peignait des femmes bien plus voluptueuses. La beauté ne serait-elle alors qu’une affaire de mode ? Au vrai, la majorité d’entre nous considère comme belles les personnes dotées de certaines caractéristiques physiques bien précises. En Occident, les hommes sont attirés par les femmes plus petites et plus jeunes qu’eux (d’au moins deux ans), avec un rapport taille/hanches assez marqué – environ 70% - et une poitrine généreuse. Le visage le plus plébiscité a plutôt les traits lisses, des lèvres pulpeuses, des pommettes saillantes, un petit nez et de grands yeux. Les femmes, elles, préfèrent souvent les hommes plus grands qu’elles, aux larges épaules, à la taille mince, avec un visage à la mâchoire carrée. En résumé : des femmes très féminines et des hommes très masculins. Pour la plupart des psychologues évolutionnistes, si notre cerveau assimile certains traits à la beauté, ce serait pour une raison qui n’a rien de romantique : l’enjeu est avant tout… la reproduction.
Or, jeunesse, minceur ou force suggèrent santé et fertilité. Toutefois, nous ne sommes pas tous sensibles à la même forme de beauté. Dans une étude publiée en 2014, l’équipe du Britannique Ian Penton-Voak a présenté différents portraits d’hommes et de femmes à 962 volontaires dans 10 pays.
Résultat : Si la plupart des Canadiennes, des Britanniques et même des Chinoises de Shanghai ont plébiscité barbes et mâchoires carrées, une grande partie des femmes du peuple des Shuars (des Indiens d’Amazonie au passé guerrier) a préféré les visages aux traits masculins peu marqués, suggérant une moindre agressivité. Pour Ian Penton-Voak, ce serait sans doute un gage de sécurité : moins enclins au combat, ces hommes y inciteraient également moins leurs futurs enfants…



07/10/2018
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