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Conduire supprime-t-il le mal des transports ?

Mal des transports.PNGAvoir la nausée à chaque virage est surtout le fait des passagers, comme si tenir le volant protégeait de ce mal !
Or, même si c’est rare, il peut arriver à certains conducteurs de souffrir de cinétose, comme l’on désigne ce fameux « mal des transports » qui concerne aussi bien la voiture que le train et l’avion.
Trouble qui peut aller jusqu’aux vomissements, et qui découle d’une discordance entre deux types d’informations qui renseignent notre cerveau sur nos changements de direction et nos accélérations linéaires. À savoir, d’une part, les informations visuelles et, d’autre part, celles issues de capteurs de mouvement dans notre oreille interne (« otholithes ») et dans nos muscles et nos viscères (« récepteurs synesthésiques »). Ces derniers capteurs sont capables de percevoir les mouvements réels que nos yeux peuvent ne pas voir. Voilà pourquoi nous éprouvons ce phénomène de cinétose de préférence à certains moments : lorsqu’on lit en voiture, que l’on regarde le paysage par la fenêtre ou même lorsqu’il fait nuit noire. Certaines parties du système nerveux s’activent alors de manière incohérente. Sont notamment perturbés les neurones situés entre le cerveau et la moëlle épinière, qui contrôlent le fonctionnement des viscères (intestins, estomac,…). D’où la survenue de nausées. Les conducteurs, eux, sont moins sensibles à  ce mal, parce qu’en se focalisant sur la route, ils perçoivent mieux le mouvement réel de leur corps et anticipent davantage les changements de direction, limitant la disparité entre les informations provenant des yeux et celles perçues par leurs capteurs de mouvements. Mais ils peuvent cependant éprouver ce trouble, lorsqu’ils se concentrent moins sur la route, par exemple.
Afin de limiter la survenue de la cinétose chez les passagers, les médecins conseillent de s’asseoir à l’avant, de bouger la tête le moins possible, de regarder l’horizon par le pare-brise, de ne pas se focaliser sur le paysage qui défile, de ne pas lire,…
À noter que les enfants de 3 à 12 ans et les femmes sont les plus sensibles à ce mal de cœur – sans que l’on sache vraiment pourquoi.



31/10/2018
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