Istyablog : pour savoir en toute décontraction

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Sciences


Qu'est-ce que la mémoire perceptive ?

Mémoire perceptive.PNGSon rôle est d'imprimer dans notre esprit, de façon totalement automatique et involontaire, une trace des images, odeurs, sons,... auxquels nous sommes exposés, et ce avant même que nous leur donnions un sens. C'est pourquoi les publicitaires exploitent volontiers cette mémoire non consciente ! Le fait est démontré expérimentalement : si l'on montre un objet à une personne de façon suffisamment rapide pour qu'elle ne puisse pas l'identifier, puis qu'on lui présente, quelque temps après, l'image tronquée de ce même objet, elle l'identifie plus rapidement que si elle n'y a jamais été exposée. C'est ce que l'on appelle l'amorçage perceptif. Cette mémoire des sensations, qui s'appuie sur les organes des sens, faciliterait l'encodage des souvenirs. Ce qui explique sans doute que l'on se rappelle plus aisément le visage d'une personne qui nous a fait d'emblée "forte impression".

Sans surprise, la mémoire perceptive repose sur les aires sensorielles primaires du cerveau : cortex visuel, auditif, somatosensoriel (pour le toucher), olfactif et gustatif.


25/02/2019
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C'est quoi la mémoire épisodique ?

Mémoire épisodique.PNGC'est la mémoire des épisodes de notre vie, que nous appelons "souvenirs". La naissance d'un enfant, un mariage,... Son répertoire est finalement assez pauvre : hormis des évènements très marquants, nous ne conservons pas, à long terme, beaucoup de souvenirs précis de notre vie. Beaucoup sont oubliés (ce que nous avons mangé lundi dernier, ...) ou "sémantisés" - ils viennent alors enrichir le répertoire de nos connaissances générales. Ainsi, vous ne vous rappelez pas en détail chaque jour passé au travail, mais il vous reste le souvenir de l'ambiance, des lieux, un savoir-faire. Deux régions cérébrales sont particulièrement importantes pour la mémoire épisodique : le cortex préfrontal et l'hippocampe.


08/02/2019
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Quel a été le tout premier virus identifié ?

Virus mosaique tabac.PNGLe virus de la mosaïque du tabac.

En 1883, Adolf Mayer, un chimiste allemand, découvre la maladie qui marbre et affaiblit les feuilles de tabac. Mais il ne sait pas ce qui la provoque. Neuf ans plus tard, Dmitri Ivanovski, un biologiste russe, montre que l'agent infectieux est plus petit qu'une bactérie, car capable de traverser un filtre de porcelaine conçu pour retenir cette dernière. Là encore, impossible de l'identifier : les microscopes de l'époque ne sont pas assez puissants pour le voir. Si bien qu'Ivanovski pense à une toxine.

C'est en 1898 que le verdict tombe grâce à un chercheur néerlandais, Martinus Beijerinck : ce n'est pas une toxine, car à l'inverse de celle-ci, même filtré, l'agent infectieux peut être contagieux et donc se reproduire.

Il le baptise "virus", d'après le mot latin pour "poison". Mais là non plus, il n'est pas encore possible de le voir. Il faudra attendre 1940 et les débuts du microscope électronique, beaucoup plus puissant que son ancêtre optique.

Et le premier virus humain découvert ? C'est celui de la fièvre jaune, trouvé là aussi par filtration, entre 1900 et 1901 par le médecin américain Walter Reed.


07/02/2019
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Les écrans souples, est-ce pour bientôt ?

Ecran souple.PNGIls ont beau faire le buzz dans les grandes foires de l'électronique, on les attend toujours, ces fameux écrans souples, qui feraient entrer le monde de l'image dans une nouvelle ère !

Cette année encore, plusieurs fabricants ont écumé les salons avec des prototypes basés sur l'électronique organique (la technologie Oled principalement). Mais sans vraiment convaincre. Le problème ?

La durée de vie des semi-conducteurs organiques dépend de leur encapsulation, qui les protège de la photo-oxydation. Actuellement, celle-ci est réalisée avec du verre rigide. Or, si on utilise un polymère souple, les électrodes transparentes, aujourd'hui à base d'oxyde d'indium-étain, perdent en conductivité. Bien sûr, des solutions à ce problème sont à l'étude, à base d'encapsulation ultra-mince de matériaux organiques dopés aux nanotubes de carbone, à l'argent ou au graphène. Ne reste plus qu'à les valider en labo. Lorsque ce sera le cas, s'ouvrira alors une voie royale pour révolutionner le design des objets. Journaux digitaux, écrans enroulables, tablettes flexibles et smartphones pliables... on pourra en mettre partout !

Autre avantage : qui dit souple, dit aussi plus résistant : fini l'écran du smartphone explosé sur le carrelage. Reste à trouver les bons matériaux.


26/01/2019
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En vol, est-on exposé à la radioactivité venue de l'espace ?

Avion.PNGSi le magnétisme et l'atmosphère terrestres protègent du flux des particules venues du cosmos, c'est moins vrai dans le ciel. Prendre l'avion expose donc à des rayonnements radioactifs : pilotes, stewards et hôtesses reçoivent en moyenne une dose de l'ordre de 2 mSv par personne et par an, contre environ 1 mSv pour les salariés du nucléaire et 0,35 pour les professionnels de la radiologie.

Bien sûr, ceux qui prennent souvent l'avion sont les premiers concernés. Mais pas de panique : ces doses ne présentent pas un enjeu sanitaire. Pas au point, en tout cas, de blinder de plomb ou de verre les carlingues ou de faire voler les avions plus bas pour bénéficier de la protection atmosphérique, voire de réduire les heures de vol des personnels. Lesquels, assure Air France, sont surveillés comme des travailleurs de catégorie B, susceptibles de recevoir jusqu'à 6 mSv/an, selon le code du travail. Or, l'avionneur dit même limiter la dose à 5 mSv. Cela étant, une directive européenne oblige à mesurer la radioactivité sur chaque vol, via un système baptisé Sievert, utilisé depuis 2001.


22/01/2019
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Voir un atome, est-ce possible ?

Microscope effet tunnel.PNGPas directement, car les longueurs d'ondes de la lumière visible excèdent les dimensions de l'atome.

Toutefois, en observer est devenu réalisable il y a 30 ans, grâce au microscope à effet tunnel. Muni d'une pointe ultra-fine terminée par un seul atome, l'appareil balaie la surface d'un objet en maintenant entre lui et la sonde un faible courant électrique. La variation de la hauteur de la sonde traduit le relief de la surface, donc celui des atomes eux-mêmes ! De quoi, en théorie, permettre de les identifier, chaque espèce chimique exerçant sur la pointe une attraction différente. Mais en pratique, cela ne fonctionne qu'avec les surfaces conductrices. Pour les autres, c'est le microscope à force atomique qui se révèle efficace. Bien entendu, impossible de faire pénétrer le regard à l'intérieur du matériau. Mais en parvenant à distinguer ainsi les atomes et leurs arrangements réguliers, les microscopes ont offert aux scientifiques un voyage au plus près de la lumière.


20/01/2019
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Découvre-t-on encore des virus de nos jours ?

Zika.PNGOui, notamment dans les mers et les océans. Et certains sont très particuliers.

Dix ans après Mimivirus, des scientifiques des universités d'Aix-Marseille et Grenoble Alpes ont observé de nouveaux virus géants appelés Pandoravirus.

Leur génome fait carrément deux fois la taille de celui de Mimivirus : 2.500 gènes environ, encore plus gros qu'une bactérie ! Mais il semblerait que l'on redécouvre des virus plus que l'on en trouve de nouveaux. C'est le cas de Zika, un virus connu depuis 1947 en Ouganda chez le singe, dont on a redécouvert qu'il pouvait infecter l'homme lorsqu'il a causé une épidémie internationale entre octobre 2015 et avril 2016, avec environ 2 millions de cas déclarés au total, les trois quarts au Brésil.

A cause du réchauffement climatique, les virus ne sont plus confinés à un milieu restreint. Ils changent d'habitat, de moyen de transport et d'hôtes. Il est donc très possible que des virus qui s'attaquent actuellement à d'autres espèces commencent à s'intéresser à nous ...


18/01/2019
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C'est quoi la mémoire procédurale ?

Mémoire procédurale.PNGCette mémoire (inconsciente) est celle du savoir-faire et des habiletés motrices. Tenir une fourchette, faire du vélo,...

Ces compétences relèvent de la mémoire procédurale. Si celle-ci interagit avec les autres mémoires - tout apprentissage d'un savoir-faire requiert un effort mental qui met en jeu les mémoires de travail et épisodique -, elle s'en distingue clairement. Ainsi, une personne souffrant d'amnésie profonde peut être incapable de former de nouveaux souvenirs, mais peut apprendre à faire du vélo.

La mémoire procédurale met notamment en jeu le cortex moteur, les ganglions de la base et le cervelet.


12/01/2019
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D'où viennent les mouvements qui secouent la Terre ?

Asthénosphère.PNGLa convection thermique au sein du manteau est considérée comme le moteur de la tectonique. Mais des publications récentes remettent en cause son rôle prépondérant, et avancent que les plaques elles-mêmes, avec les forces qu'elles emmagasinent, jouent un rôle important dans cette dynamique.

 

En 2015, une équipe néo-zélandaise a ainsi découvert, entre les plaques rigides (la lithosphère) et la partie visqueuse du manteau (l'asthénosphère), la présence d'une nouvelle couche de 10 km d'épaisseur. Sa faible viscosité lui permettrait de jouer un rôle de roulement à billes. De quoi éclairer d'un jour nouveau les forces qui sont à l'origine de ces déplacements.


11/01/2019
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Le homard souffre-t-il quand on l'ébouillante ?

Homard.PNGLongtemps, les scientifiques ont expliqué que les homards et autres décapodes marcheurs (crabes, langoustes) ne ressentaient aucune douleur car leur système nerveux n'était pas assez développé.

Quant à leurs convulsions dans l'eau bouillante, elles ne seraient que des réflexes musculaires. Certes, la douleur n'est pas uniforme dans le monde animal et les insectes en semblent dépourvus. Mais des expériences menées en 2013 à la Queen's University de Belfast ont prouvé que les crabes, les bernard-l'ermite et les crevettes évitent les situations provoquant de la douleur, et tortillent leur patte quand elle est blessée.

Ces comportements impliquent l'existence d'un système nerveux central, donc le ressenti de la douleur.


09/01/2019
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