Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Sciences


Pour en savoir un peu plus sur le machine learning et le deep learning

 

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L'intelligence artificielle... qui apprend toute seule ?

 

Il est indéniable que depuis quelques années l'on parle régulièrement de l'intelligence artificielle. Voie d'avenir incontournable pour certains, terreau de peur et d'angoisse pour les autres.

 

L'intelligence artificielle relève de la science-fiction, mais elle envahit, chaque jour, un peu plus notre vie courante... sans que l'on s'en aperçoive obligatoirement.

 

L'aventure d'AlphaGo (programme d'IA - Intelligence Artificielle - développé par la société DeepMind) qui a battu, en mai 2017, le joueur n°1 du jeu de Go, Ke Jie a fortement contribué à nous faire prendre conscience de la réalité et de la puissance de l'intelligence artificielle.

 

Donc l'IA nous entoure et il faudra désormais composer avec elle. Mais lorsque l'on parle Intelligence artificielle l'on évoque souvent le machine learning ou le deep learning. Il est donc temps d'en appréhender les différences.

 

De façon très globale l'on peut dire que l'Intelligence artificielle est née au milieu des années 1950, puis est apparu, dans les années 80, l'apprentissage automatique (Machine learning) avant que naisse, au cours des années 2010, l'apprentissage en profondeur (Deep learning). Cette évolution a été rendue possible grâce aux différents progrès technologiques relevés au cours des années et les percées dans l'apprentissage profond ont permis le boom de l'IA que nous connaissons.

 

C'est quoi le machine learning ?
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Quand la machine apprend...

 

Machine learning se traduit par apprentissage automatique. Il s'agit en fait d'une branche de l'intelligence artificielle à la croisée de plusieurs domaines scientifiques (statistiques, informatique, automatique, optimisation, ...) qui est notamment utilisé pour faire progresser les logiciels de reconnaissance faciale.

 

Il a pour objet de développer les capacités d'un système à améliorer ses performances en interagissant avec son environnement. Cet apprentissage automatique, à la base, consiste à utiliser des algorithmes pour analyser des données, en tirer des enseignements, puis déterminer ou prédire quelque chose dans le monde.

 

Son avantage est qu'il évite le codage manuel de routines logicielles avec un ensemble d'instructions spécifiques ayant pour but d'accomplir une tâche particulière. Il n'est pas exagéré de dire que la machine est formée à le faire grâce à de grandes quantités de données et d'algorithmes qui lui permettent d'apprendre à exécuter cette tâche.

 

Mais le machine learning présente des limites car il pêche notamment par la capacité d'un algorithme à résoudre différentes tâches et à la capacité des ordinateurs à gérer la complexité des problèmes à traiter. C'est pour cela que le deep learning va encore plus loin ...

 

C'est quoi le deep learning ?
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Des réseaux neuronaux pour aller plus profond ...

 

Les progrès technologiques, les traitements plus rapides, les capacités de stockage quasi infinies et des flux de données astronomiques ont donné naissance au deep learning. Et l'un des pas décisifs a été l'apparition des réseaux de neurones.

 

Je vous rassure, ce ne sont pas des neurones humains mais informatiques qui sont chargés, par analogie, de répliquer la tolérance à la faute et la faculté d'apprendre que l'on rencontre dans nos systèmes biologiques de neurones. Trop fort, non ?

 

Les performances des algorithmes de Deep Learning, tendent à s'améliorer de façon exponentielle lorsqu'on leur donne toujours plus de données (images, vidéos, textes, ...) pour s'entraîner et analyser. Aujourd'hui, l'analyse via l'apprentissage en profondeur dans certains scénarios est supérieure à celle de l’humain, et cela va du chat à reconnaître sur une photo à l’identification d’indicateurs du cancer dans le sang ou des tumeurs lors d’une IRM.
Sans oublier notre fameux AlphaGo qui a appris seul le jeu Go - en réglant son réseau de neurones - en jouant contre lui-même, encore et encore.

 

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Les cas d'applications de l'IA et de ses 2 composantes - Machine learning et Deep learning - sont multiples et variés allant des voitures autonomes, à de meilleurs soins de santé préventifs, ou à des recommandations de films encore plus adaptées.... et bien d''autres choses encore
La science-fiction d'hier se concrétise et l'IA est d'ores et déjà le présent et le futur.... A nous de savoir la maîtriser au risque d'être asservis ou de disparaître !

 

Pour en savoir plus :

 


18/05/2019
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Le métro : un sacré moyen de transport

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Métro, boulot, dodo... pendant plus de 40 ans !

 

Pendant plus de 40 ans j'ai pris quasi quotidiennement ce moyen de transport. Combien de fois ai-je pesté à son encontre : trop de gens, trop de grèves, trop cher, ça sent mauvais, c'est irrespirable, trop de particules fines, ce n'est pas sûr le soir, ....

 

Mais force m'est de constater que ce moyen de transport de masses, surtout dans les grandes villes où le trafic routier est saturé, est absolument génial et d'une praticité top. Aujourd'hui, que je ne dépends plus de lui, je tiens à lui rendre un hommage à ma manière en lui consacrant ce petit post.

 

En toute chose il y a un début, examinons donc celui du chemin de fer métropolitain plus connu sous le terme de métro.

 

Comment est né le métro ?
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La genèse britannique

 

Tout a débuté chez nos amis les Anglais et plus précisément à Londres au milieu du 19ème siècle. Un certain Charles Pearson rêvait de faire circuler sous terre des locomotives à vapeur. Le défi était de taille car faire rouler des trains dans des tunnels sombres au milieu des rats et des égouts semblait être une étrange idée.

 

Face à la densification de la population londonienne les travaux furent lancés en 1860 et, 3 ans plus tard, le 10 janvier 1863 était ouverte la première ligne au monde de l'Underground (ou Tube) entre Paddington et Farringdon.

 

Mais Charles Pearson ne vit jamais l'ouverture du Metropolitan Railway puisqu'il mourut d'hydropisie le 14 septembre 1862 à son domicile de West Hill.

 

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Un métro sans toit : pas pratique du tout !

 

Le premier métro londonien présentait un hic de taille : il n'avait pas de toit ce qui faisait inhaler beaucoup de fumée lors de chaque voyage. Mais le succès était là, puisque plus de 30.000 personnes l'empruntèrent lors de la seule journée d'inauguration. Mais cette difficulté majeure fut rapidement résolue puisque en décembre 1890 fut mis en service le premier métro électrique.

 

Et c'est tout naturellement que le reste du monde a suivi le mouvement, puisque Budapest s'est doté d'un métro en 1896, idem pour Glasgow, Chicago en 1897, Paris en 1900 (lors de l'exposition universelle), Berlin en 1902.
La Russie attendra 1930 pour déployer cette innovation quant à la Chine ce sera en 1969.

 

Construire un métro, n'est cependant pas une gageure et maintes difficultés doivent être surmontées.

 

Les difficultés rencontrées pour construire un métro ?
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Un défi technique de haute volée

 

Construire une ligne de métro est un sacré challenge, car par définition, il faut creuser sous le cœur d'une ville !
Voyons brièvement quelques difficultés avant de nous focaliser sur l'une d'entre elles plus particulièrement :

 

- Coût financier important.
- Choix des dessertes de la ligne.
- Contraintes géologiques diverses en fonction de la constitution du sol.
- Vibrations émises par le chantier qui peuvent avoir des impacts sur les immeubles ou monuments de surface.
- Imprévus divers tels des découvertes archéologiques qui peuvent conduire à retarder le chantier (ce qui fut le cas pour le métro de Rome).
- Nécessité de matériel spécifique tels les tunneliers.
- Construction des gares souterraines.
- ...

 

Se lancer dans l'élaboration d'une ligne de métro est quelque chose de délicat et de complexe, mais ce qui m'a toujours étonné est le passage sous des rivières ou des fleuves.
Cela fut notamment le cas pour creuser une ligne sous la Seine, ce qui obligea à geler le lit du fleuve.

 

Comment passer sous un fleuve ?
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Une ligne de métro sous un fleuve

 

Le percement d'une ligne se fait grâce à d'immenses tunneliers qui ouvrent des galeries, évacuent les gravats vers l'extérieur et bétonnent simultanément la galerie fraîchement ouverte en installant des voussoirs et autres plaques de béton qui formeront le tunnel.

 

Mais dès lors que le sous-sol est meuble (notamment à cause des infiltrations d'eau), les spécialistes du génie civil, doivent, au préalable, le geler pour en assurer la solidité. La glace sert alors de liant empêchant, de la sorte, que le sable ou l'eau n'envahissent le tunnel. Je vous laisse imaginer l'envergure de l'opération dès lors qu'il est nécessaire de geler plusieurs dizaines de milliers de m3 de sol.

 

Pour réaliser cette opération de gel, des tubes sont installés à espace régulier dans lesquels est injectée une saumure à - 35° C de quoi bien durcir le sol avant de creuser. Lorsque la saumure se réchauffe elle est repompée puis refroidit par des groupes frigorifiques avant d'être réinjectée. Une palanquée de capteurs contrôlent régulièrement la température du sol.

 

Un travail de titan, mais qui permet de réaliser des miracles.

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Le métro continue de s'améliorer sans cesse et c'est ainsi qu'en 1983 a été inaugurée, à Lille, la première rame sans conducteur. Il existe, à ce jour, plus de 200 réseaux sous-terrains à travers la planète ce qui fait du métro le moyen de transport le plus fréquenté.
Désormais, c'est avec davantage de bienveillance que je regarderai ce moyen de transport si pratique.

 

Pour en savoir plus :

 


17/05/2019
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A quoi sert le logiciel de commandes de vol ?

Cockpit.PNGAux débuts de l'aviation, le pilote utilisait sa force pour commander les gouvernes (direction, profondeur, ailerons, ...), reliées au manche par des câbles. Puis, sur les gros porteurs, des vérins hydrauliques lui ont permis de les diriger sans effort. Leurs mouvements étaient proportionnels au déplacement des commandes dans le cockpit.

Ce n'est plus le cas depuis 1988 et l'avènement du contrôle électronique. Les vérins actionnent toujours les gouvernes, mais ils sont commandés par un logiciel. Celui-ci intègre les paramètres de vol (vitesse, angle d'attaque, ...) et les limites techniques propres à l'avion (vitesse de décrochage, angle maximum de descente, ...). Le programme n'autorise ainsi que des actions respectant les limites prévues. Mais le logiciel permet des manœuvres plus rapides, en cas de turbulences par exemple.


16/05/2019
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L'exobiologie... ça vous parle ?

Exobiologie, encore un terme que je découvre et, comme à chaque fois, j'essaye d'en savoir un peu plus, tout en vous faisant profiter du fruit de mes investigations.

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La vie existe-t-elle ailleurs que sur Terre ?

 

L'Homme est très curieux et se pose depuis longtemps des questions métaphysiques du style "Qui suis-je ?", "D'où viens-je ?", "Suis-je seul ?", ....
L'on peut quasiment dire que, depuis la nuit des temps, nous nous interrogeons sur le fait de savoir s'il existe d'autres formes de vies ... ailleurs.... des vies extraterrestres !

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Pourrons-nous, un jour, rencontrer des E.T ?

 

Mais, jusqu'à il y a quelques décennies, nous étions plutôt dans une phase passive. En effet, la technologie ne nous permettait pas d'explorer l'Univers comme nous le souhaitions. L'homme attendait donc une quelconque manifestation venue de l'intersidéral.

 

Et puis, progressivement, les avancées technologiques et scientifiques nous ont permis d'observer plus finement l'espace qui nous entoure. C'est ainsi qu'est né en 1960 le programme S.E.T.I (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) dont l'objet vise à capter, en onde radio, un signal quelconque nous permettant de croire en une vie extraterrestre. Mais, jusqu'à ce jour, et sauf erreur de ma part... c'est le calme plat.

 

Après cette phase passive, la NASA - toujours proactive - a décidé de passer la surmultipliée pour entrer en phase active.

C'est quoi l'exobiologie ?

 

Pourquoi attendre un éventuel signal qui n'arrivera peut-être jamais ? Lors du programme Apollo, les Américains ont pris la décision d'aller étudier l'éventuelle vie extraterrestre là où elle se trouve. C'est la naissance de l'exobiologie qui doit son nom à Joshua Lederberg.

Cette nouvelle science désigne l’étude de l’origine, de la distribution et de l’évolution de la vie dans l’Univers, ainsi que des structures qui y sont associées. Elle porte sur l'analyse des facteurs et processus, notamment géochimiques et biochimiques, pouvant mener à l'apparition de la vie et à son évolution. Tout un programme.

 

L'exobiologie, qui est également connue sous d'autres termes : astrobiologie, bioastronomie, voire même cosmobiologie, s'est enrichie par rapport à sa mission originelle. En effet, initialement, elle se consacrait essentiellement à une potentielle vie extraterrestre, avant de rapidement s'intéresser à la vie terrestre depuis ses origines il y a 4,6 milliards d'années.

 

L'idée qui sous-tend tout cela est de dire que plus on connaîtra les tenants et aboutissants de la vie terrestre et plus on sera à même de comprendre une éventuelle vie extraterrestre.... ce dont je ne suis pas sûr, car chacun peut avoir une définition propre de ce qu'est la vie.

C'est ainsi que l'exobiologie est devenue l'étude de la vie, qu'elle soit terrestre ou non, en associant plusieurs disciplines (biologie, astrophysique, chimie,...).

Où chercher ?
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Mais où doit-on chercher traces de vies ?

 

Le plus simple est de chercher dans notre propre système solaire... ce qui fait déjà pas mal d'espace à explorer. Mais pour satisfaire notre curiosité, il faudra également chercher en dehors de celui-ci, via ce que l'on appelle les exoplanètes (planète qui gravite autour d'une étoile qui n'est pas le Soleil).
Les astronomes en ont déjà dénombré plus de 2.000 à ce jour ce qui étend considérablement le champs de recherche de l'exobiologie.

La science n'a donc pas fini de livrer ses innombrables secrets et la curiosité des hommes n'est pas prête d'être assouvie.

Que chercher ?

On sait maintenant ce qu'est l'exobiologie et l'on connaît son terrain de jeu (absolument immense), mais sur quels critères nos savants recherchent-ils des traces de vie ?

 

- Des formes de constitutions similaires à celles de la Terre. Pour cela il faut rechercher des planètes ou exoplanètes présentant des critères d'habitabilité proches des nôtres :
↪ Présence d'eau liquide
↪ Carbone en grande quantité
↪ Orbiter à une distance raisonnable de son étoile

Toutes les planètes et exoplanètes, répondant positivement à ces critères seront probablement examinées en priorité. Mais cela ne doit pas nous faire oublier, que ces critères sont ceux de notre monde et pas forcément de tous les mondes.... et c'est pour cela que l'exobiologie va plus loin.

 

- Des formes de constitutions différentes de celles de la Terre, qui sont peut-être constituées à partir d'autres éléments que ci-dessus. Ne soyons donc pas sectaires.

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Peut-être qu'un jour l'exobiologie atteindra son objectif en détectant de nouvelles traces de vie. Se posera alors la question de quoi faire. Les laisser tranquille ou entrer en contact au risque d'ouvrir une boîte de Pandore que nous pourrions amèrement regretter ?

13/05/2019
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Le miracle des cellules souches

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Des cellules miraculeuses

 

La nature a bien conçu les choses et, parfois, c'est proche du miracle. Les cellules souches font partie de cette catégorie tant elles offrent des caractéristiques étonnantes.

Mais avant toute chose, il convient de définir ce qu'est une cellule souche....

C'est quoi des cellules souches ?

 

Ce sont des cellules indifférenciées que l'on retrouvent à tous les stades de l'évolution humaine. Ces cellules sont présentes dans l'embryon, dans le fœtus, le sang du cordon ombilical et divers tissus de l'individu après sa naissance et au stade adulte.

Elles présentent 2 caractéristiques très étonnantes :

 

- l’auto-renouvellement : c'est en quelque sorte la multiplication des petits pains par Jésus. Les cellules souches peuvent se multiplier indéfiniment par division cellulaire, ce qui donne naissance à de nouvelles cellules qui à leur tour....

 

- la différenciation : c'est la capacité de produire, à partir de cellules non spécialisées, des cellules spécialisées telles des cellules nerveuses, des cellules musculaires ou des cellules osseuses.

Extraordinaire, non ? D'autant que ces propriétés leur permettent de régénérer ou de recréer des tissus détruits, utilisées en thérapie cellulaire. Cela ouvre d'immenses horizons pour guérir des maladies telles les leucémies, Alzheimer, Parkinson, la calvitie, ... ce qui nous permettra de mieux vivre plus longtemps !

L'étendue du champ de différenciation permet d'obtenir différents types de cellules souches ...

 

Les différents types de cellules souches

Les 4 grands types sont :

 

- Les totipotentes : Ce sont les plus générales puisqu’elles peuvent donner naissance à un organisme entier (donc un bébé pour les cellules humaines) ; elles contiennent le stock chromosomique (patrimoine génétique transmis par chacun des parents lors de la reproduction).

 

- Les pluripotentes : Elles sont générées après plusieurs divisions et peuvent donc donner naissance à toutes les variétés cellulaires mais plus à l'organisme tout entier (puisque cela est le privilège des cellules totipotentes).

 

- Les multipotentes : Elles peuvent donner le jour à plusieurs types cellulaires mais d'une même variété.

 

- Les unipotentes : Elles ne donnent naissance qu'à un seul type de cellule (foie, cerveau, peau, ...)

 

Les problèmes éthiques

 

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Les difficultés éthiques ne sont pas neutres

 

Les cellules qui présentent le plus d'intérêt pour les chercheurs en thérapie cellulaire sont les cellules pluripotentes que l'on trouve chez les embryons.

Malheureusement, tout n'est pas parfait puisque les cellules souches ont un moindre pouvoir de renouvellement et de différenciation chez les êtres adultes ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes d'éthique dans la mesure ou il faut manipuler des embryons.

 

Une loi a d'ailleurs été votée en 2004 pour encadrer les recherches sur les cellules souches embryonnaires, car s'il existe de grands espoirs, il est tout aussi vrai qu'il peut émerger des dangers à une trop grande manipulation.

 

Mais la médecine progresse et les cytologues (spécialistes des cellules vivantes) parviennent de nos jours à reprogrammer des cellules souches. Ils les manipulent de sorte à ce qu'elles perdent leurs fonctions d'origine et redeviennent pluripotentes, et donc similaires à des cellules embryonnaires à même d'évoluer en cellules de n'importe quel type.

 

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Les cellules souches connaissent déjà de nombreuses applications thérapeutiques et ce, depuis de plusieurs années.

Le clonage des cellules s'avère même plus sûr que les cellules souches provenant d'un embryon étranger puisque l'organisme accepte plus facilement les cellules qu'il a lui-même générées.
Cela ouvre de nouvelles portes pour guérir de multiples maladies de dégénérescence en contribuant à réparer des fonctions biologiques essentielles et certains dérèglements organiques.
L'homme, cet apprenti-sorcier, est donc en voie de vivre plus longtemps et mieux.... en prenant garde à ne pas s'égarer en chemin et en conservant une certaine éthique digne de lui !


04/05/2019
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L’impact de la lumière bleue sur les rétines et le sommeil.

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Des chercheurs de l’université de Toledo (États-Unis) ont compris pourquoi les écrans d’ordinateurs et de Smartphones sont néfastes à la vision : la lumière bleue provoque une chaîne de réactions chimiques qui conduit à la création de molécules toxiques dans les cellules photoréceptrices.


Ainsi, une exposition prolongée peut entraîner la dégénérescence maculaire et la perte de la vue.

 

Il convient également de savoir que la lumière est composée de plusieurs couleurs, chacune associée à une longueur d'onde - le spectre de la lumière visible allant de 380 nanomètres à 800 nanomètres.

Plus la longueur d'onde d'une couleur est courte, plus la lumière est agressive pour l’œil. Or, les écrans (tablettes, ordinateurs, télévisions, smartphones,... ) ou les ampoules LED émettent de la lumière bleue, dont la longueur d'onde est comprise entre 280 et 500 nanomètres. Cette exposition a un impact maximal sur le niveau d'éveil et l'excitation du cerveau, surtout lorsque l'on consulte un écran dans l'obscurité complète. Et pour cause : outre le fait d'agresser l’œil, cette lumière bleue artificielle perturbe la libération de mélatonine, l'hormone du sommeil. En temps normal, celle-ci est produite lorsque la lumière naturelle décline, et cette sécrétion se prolonge tout au long de la soirée et de la nuit. Mais avec l'exposition à la lumière bleue artificielle, ce système est perturbé : l'organisme ne sait plus faire la différence entre le jour et la nuit, ce qui retarde l'endormissement et détériore la qualité du sommeil.

 

Un conseil : pour passer une bonne nuit réparatrice, éteignez votre portable. Rien de tel, avant de vous endormir, que la lecture d'un livre ou d'un magazine.


03/05/2019
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Quand la télémédecine pousse ses pions...

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La télémédecine se développe rapidement

 

Seriez-vous prêts, dès demain à vous faire soigner autrement ? Si oui, nul doute que vous rencontrerez prochainement la télémédecine.... si cela n'est pas déjà fait !

C'est quoi la télémédecine ?

 

La télémédecine est une pratique médicale, à distance, basée sur les technologies de l'information et de la télécommunication. Elle vous permet donc de consulter votre médecin (ou un autre), par téléphone ou visioconférence.
Il est, en outre, évident que plus ces technologies progresseront, et plus la télémédecine investira notre vie de tous les jours.

Cette pratique a, pour la première fois, été reconnue dès 2009 par la législation française dans le cadre de la loi HPST - hôpital, patients, santé et territoires - (Article L6316-1).

Un décret de 2010 a défini 5 actes de télémédecine. Mais quels sont-ils ?

 

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Découvrons les 5 actes de la télémédecine

 

Il est temps de lever le voile sur ces 5 actes, qui sont :

 

La téléconsultation : c'est, par exemple, une consultation d'un médecin à distance via une application de votre smartphone telle Livi. Les consultations sont remboursables en respectant les règles de l'Assurance Maladie. Le service est ouvert 7j/7.

La téléexpertise : c'est la possibilité pour un professionnel de la médecine de solliciter l'avis d'un ou de plusieurs autres confrères de sa spécialité ou non, de sa région ou non, ou de différents établissements (hôpital, clinique, Ehpad,...). Depuis le 10 février 2019, la téléexpertise est devenue une méthode prise en charge par la sécurité sociale.

La télésurveillance : Les données sont directement collectées sur le lieu de vie du patient avant d'être interprétées par le médecin. Pour cela, il suffit de doter la personne à suivre d'un appareil spécifique ou d'un bracelet de surveillance qui enregistre les paramètres vitaux ou autres (fréquence cardiaque, tension, saturation du sang en oxygène, oubli de prise de médicaments, ...) pour, soit les stocker pour analyse ultérieure, soit les transmettre directement au médecin. En fonction des informations recherchées des alertes peuvent être directement adressées à ce dernier.
La télésurveillance est également utilisée pour détecter les chutes des personnes âgées et permettre ainsi une intervention rapide.

La téléassistance : Son objectif est de permettre à un professionnel médical d’assister à distance un autre professionnel de santé au cours de la réalisation d’un acte. Cela peut également s'appliquer à des actes de chirurgie.

La régulation médicale : La régulation médicale est la réponse médicale apportée dans le cadre de l’activité des centres contactés par le 15.... c'est-à-dire le SAMU.

Maintenant que l'on perçoit mieux les grandes composantes de la télémédecine, il est temps de s'interroger sur ses avantages versus ses inconvénients.

Les avantages de la télémédecine
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Quels sont les avantages de cette nouvelle médecine ?

 

La télémédecine procure une foultitude d'avantages qui, chaque jour passant, se font de plus en plus prégnants. En voici quelques-uns :

- Face à la désertification des médecins en milieu rural, la télémédecine s'impose comme étant une vraie première réponse dans la mesure où elle abroge le temps et les distances.
- Gain de temps car il n'est plus besoin de prendre un rendez-vous ni de se déplacer hors de son domicile.
- Véritable réponse pour les patients qui ont du mal à se déplacer (handicapés, malades, ...).
- Meilleur suivi des seniors surtout lorsqu'ils sont isolés à leur domicile.
- Réduction des attentes interminables aux urgences en prenant en charge les "petits bobos" ou en réorientant les patients vers d'autres médecins.
- Possibilité pour le médecin traitant de récolter des informations dont il pourrait être privé en temps ordinaire. Cela est possible dès lors que le patient porte un appareil enregistreur ou un bracelet médical sur lui.
- En cas de doute d'un médecin, le malade peut rester en observation en regagnant sa demeure, tout en libérant un lit d'hôpital.
- Permet aux praticiens et professionnels de santé éloignés géographiquement de partager et d’échanger leur savoir faire à travers l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
- Lors d'un accident, les urgentistes peuvent saisir des données sur le malade (type de blessure, médicaments administrés depuis la prise en charge,...) et les transmettre à l'hôpital le plus adapté afin de préparer une meilleure prise en charge à l'arrivée du malade ou du blessé.
- ...

Les inconvénients de la télémédecine
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Y aurait-il des inconvénients à l'exercice de la télémédecine ?

 

- La télémédecine ne peut se suffire à elle-même et doit, bien souvent, être complétée par des soins réalisés directement en face à face (palpation, auscultation, interrogation, ...). Ceci peut néanmoins être contourné dès lors qu'une assistante médicale peut se déplacer chez le malade pour effectuer diverses manipulations telles la prise de sang, la prise de tension, le contrôle des inflammations,... Les informations recueillies peuvent alors être transmises directement au praticien par mail ou par visio, ce qui permettra, à ce dernier, d'établir son diagnostic.
- La protection des données. Cela est un véritable problème car ces données ne doivent pas tomber entre des mains non désirées (hackers, compagnies d'assurance, famille, fabricants d'appareils médicaux de mesure, ...).
- Disparition de la relation humaine, cela peut entraîner une déshumanisation et accroître davantage l'isolement du patient.


- ...

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Il est indéniable que la médecine, sous l'influence du progrès technologique, évolue fortement. L'arrivée de l'intelligence artificielle, de l'IoT, et du Big Data, vont encore faire accélérer les choses. A nous de savoir nous y adapter tout en étant prudents sur le sort des données captées et qui nous concernent directement.
De façon plus pragmatique, j'avoue préférer - pour les maladies courantes - recourir à la télémédecine, plutôt que de me rendre fiévreux chez mon médecin et propager une épidémie. Pensons aux autres.

29/04/2019
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Mars : le nouveau rêve fou de conquête de l’humain

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Le rêve de conquête du siècle dernier


Lorsque j’étais tout jeune, le rêve de conquête de l’humain était notre satellite naturel : la Lune.

Je me souviens, d'ailleurs, de quelques bribes du discours de J-F Kennedy prononcé en 1962 avant qu’il ne se fasse assassiné quelques mois plus tard, à Dallas.
Le Président américain annonçait alors qu’un homme irait sur la Lune avant la fin de la décennie…. Et ce fut le cas le 20 juillet 1969 (j’étais devant mon écran de télévision en noir et blanc) lorsque Neil Armstrong fut le premier humain à y poser le pied ! Un moment HIS-TO-RI-QUE

Mais les rêves de conquête doivent évoluer et coller à leur époque. De ce fait, le 11 octobre 2016, un autre Président américain, Barack Obama déclarait vouloir "envoyer des humains sur Mars dans la décennie 2030 et les faire revenir".
Un vaste programme très ambitieux et empreint de nombreuses difficultés.
Ce post va essayer de vous en présenter quelques-unes mais, auparavant, il convient de savoir pourquoi l’homme veut désormais aller sur la planète Rouge.

 

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Mars a déjà reçu de la visite des rovers
Pourquoi Mars attire l’homme ?


Outre la NASA, des agences spatiales privées (telles Blue Origin de Jeff Bezos ou SpaceX d’Elon Musk) s’intéressent à la colonisation de Mars.

Le motif officiel est de trouver un substitut à notre planète bleue afin que la race humaine puisse perdurer.... au cas où notre Terre deviendrait invivable tant sous l'effet de la croissance de population que des risques aggravés de pollution. Et comme il se trouve que Mars semble être, pour le moment, la planète la moins inhospitalière pour l'Homme (et la Femme, évidemment !).... pourquoi ne pas s'y rendre ?

Mais cette motivation, visant à jeter les bases d'une nouvelle civilisation et assurer la pérennité de la race humaine, n'est pas la seule invoquée. A cela il faut ajouter des raisons scientifiques (connaître le type de vie qui y est apparu), technologique (expédier des humains vivre à plus de 400 millions de km est un véritable défi technique)... ainsi que pour l'aventure pure et l'explosion d'adrénaline !

Les difficultés que rencontrera cette conquête
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Coloniser Mars ? Une véritable mine à casse-têtes !

 

Peut-être serez-vous volontaire pour tenter cette aventure de colonisation interplanétaire ? Mais avant de vous engager, vous devez être conscient, des multiples aléas que vous devrez surmonter ! En voici certains que je livre à votre cogitation avant de prendre votre décision finale !

↪ La distance entre la Terre et Mars est de 401 millions de km alors qu’elle n’est « que » de 384.373 km pour aller sur la Lune. Cela demandera 6 à 7 mois de voyage.... N'oubliez pas votre brosse à dents car la navette ne fera pas demi-tour !

↪ Les dangers apparaîtront dès le voyage avec des maux tels l'atrophie des muscles, la moindre capacité du corps à éliminer les cellules cancéreuses ou défectueuses, la réduction de la densité osseuse, des guérisons de plaies plus longues, ... Vous ne serez pas forcément très beaux à l'arrivée.... ça va compromettre la drague !

↪ Le voyage sera très probablement sans retour (contrairement à ce qu’annonçait B. Obama). Dommage si le site ne vous plaît pas, une fois arrivé, car il faudra l'endurer tout le reste de votre vie !

↪ La surface de Mars est stérile car balayée par des vents solaires ... mais des traces de vie passée ont été détectée, donc pourquoi pas de la vie dans le futur ?

↪ Quelles seront les réactions physiologiques (affaiblissement du système immunitaire, dégénérescence neurologique, ...) et psychologiques des colons ? Si vous pétez un câble, il sera difficile de consulter un psychologue...

↪ L'habitat ne correspondra pas à un hôtel de luxe et la nourriture sera sommaire. Et quid du ravitaillement ? Pas de cassoulet ou de daube en sauce, donc si vous êtes gourmet... abstenez-vous !).

 

Êtes-vous toujours partant ?

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Si tout cela ne vous effraye pas vous êtes sur la bonne voie....
mais il y a encore :

 

↪ Il faudra bouleverser vos habitudes terriennes telles les intempéries, les cycles circadiens, le rythme des saisons, l'année à 365 jours ... pour passer à environ 687 jours (Dommage pour votre anniversaire, vous soufflerez moins souvent les bougies !),...

↪ Une météo peu clémente pour l'humain puisque les températures de surface peuvent atteindre environ 20 degrés Celsius à midi (mais avec des moyennes de -50 degrés C) à l'équateur et -153 degrés Celsius aux pôles (pas la peine d'emmener les T-shirts et crèmes bronzantes !). Sans oublier, les vents polaires qui peuvent souffler jusqu'à ... 400 km/h (ça décoiffe vraiment !).

↪ Côté mode c'est également foutu (il faudra oublier Dior, Gucci et consorts), car vous devrez enfiler votre combinaison spatiale pour chaque sortie. Et ce n'est pas du gâteau car cette œuvre technologique incorpore la protection thermique, le circuit de refroidissement à eau, le système d'évacuation du dioxyde de carbone,....

↪ Enfin, si vous décédez (car cette potentialité sera élevée sur la planète rouge du fait de l'habitat et des conditions environnementales), où reposera votre dépouille ? Et comment vous pleurera votre famille ?

↪ ...

Voilà rapidement brossées quelques difficultés qui vous attendront si vous faites partie des premiers colonisateurs de la planète Rouge. Pour ma part, je passe mon tour, et je reste sur ce bon vieux plancher aux vaches que je trouve si agréable !

 

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La colonisation de Mars, véritable désert gelé, sera très risquée à tout point de vue. L'autonomie et la débrouillardise seront des qualités indispensables que les premiers colons devront absolument posséder.
Mais en récompense, ils auront la chance de voir un lever de Soleil sur Mars, de se tenir au pied du Mont Olympus, (l’une des plus grandes montagnes du système solaire puisqu'il culmine à ... 21.229 m !) ou voir deux Lunes
dans le ciel.
Mais l'on peut néanmoins se poser la question de savoir si les milliards dépensés dans ce rêve fou ne pourraient pas être consacrés à la dépollution de notre Terre et ainsi assurer notre survie sur cette belle planète Bleue ??

28/04/2019
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Connaissez-vous le low-tech ?

Régulièrement, je vous parle des technologies modernes et de leurs impacts imminents sur nos vies.
Il se trouve que ces nouvelles technos (Intelligence artificielle ou augmentée, IoT, Big Data, Blockchain, imprimante 3D, robotique, nanotechnologies, .....) convergent et s'entremêlent pour nous promettre des lendemains qui chantent.

 

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Des lendemains qui chantent avec les nouvelles technos ?

 

D'un autre côté, il ne faut pas faire abstraction du fait que la planète est confrontée à 2 défis majeurs :

 

- La croissance de la population et donc, de ses divers besoins (ressources alimentaires, matérielles, travail, santé,....)
- Une Terre dont l'environnement naturel a tendance à se restreindre et à se paupériser (déforestation en masse, pollution, ...).

C'est quoi le Low-Tech ?

 

Opposés à ce courant de pensée High-Tech, certains évoquent la notion de Low-Tech. Mais qu'est-ce donc que cette chose ? Une nouvelle compagnie aérienne low-cost ?

Il s'agit, en fait, de revoir et de repenser l'innovation dans un monde aux ressources limitées et dont les matières premières deviennent de plus en plus rares. Cela suppose également d'admettre que les nouvelles technologies sont loin de répondre à tous les défis ou difficultés et peuvent même en créer de nouveaux.... en exigeant de plus en plus de matières premières pour assouvir leur appétit insatiable !

Le low-Tech - dont la logique est d'éviter le déchet - a gagné en visibilité ces dernières années par des images fortes montrant les conséquences des technologies humaines : la forte croissance du nombre de déchets accumulés dans l'espace, le septième continent, les méga-décharges à ciel ouvert, ...

 

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L'empreinte humaine est visible partout !
Ce que propose le low-tech

 

Vous l'avez compris, le low-tech est en opposition avec l'approche selon laquelle la technologie va résoudre tous les problèmes de l'humanité liés à sa forte extraction de matières premières dépendants de ressources fossiles et génératrices de déchets fortement polluants (composés chimiques volatils, carbone, plastiques,...).

Les préconisations low-tech (également appelée basse technologie) sont d'adopter les principes de l'économie circulaire en recyclant les produits et en les réparant. Mais elles vont plus loin en incitant à la fabrication locale, qui favorise l'emploi de proximité, plus proche de l'artisanat que de la production industrielle.

Pour le moment, ne nous leurrons pas, ces techniques sont principalement utilisées dans les pays en voie de développement, où les hautes technologies sont parfois difficiles à mettre en place et extrêmement coûteuses. Les low-techs constituent alors une solution pour le développement de ces pays où les populations locales ne sont pas toujours en mesure de réparer les systèmes sophistiqués.

Les difficultés que rencontre le low-Tech
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Un qui adopte le low-tech contre combien qui le rejettent ?

 

Le nombre d'adeptes des techniques low-Tech est en augmentation mais cela demeure, malgré toutes les bonnes intentions qu'elles véhiculent, assez marginal à l'échelle planétaire. Probablement à cause des raisons suivantes :

 

- Cela équivaut à abandonner son confort actuel qui consiste à acheter, consommer et ... jeter.
- Ralentissement du progrès et, à titre d'exemple, combien souhaitent changer leur dernier I-Phone contre un Fairphone "smartphone modulaire, pensé pour durer".
Pourquoi avoir un smartphone qui va durer plusieurs années et qui sera totalement dépassé avec l'arrivée de la 5G ?
- La forte domination mondiale dans le High-Tech, des GAFA et autres BATX qui ne voudront pas perdre leur(s) poule(s) aux œufs d'or.
- ...

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Le low-Tech procède d'un courant de pensée plutôt écologique qui se préoccupe - à juste titre - du devenir de notre planète. Il est néanmoins assez difficile à décrire car il s'agit d'une démarche scientifique globale alternative et multiforme qui est tout à la fois une science, une technologie, une philosophie et une attitude de vie.
Que de beaux préceptes, mais dont je ne suis pas sûr, qu'ils dépasseront un certain stade de concrétisation ou qu'ils résisteront longtemps au véritable tsunami technologique qui commence à se déverser sur nous !

Pour aller plus loin :

 


27/04/2019
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Les voitures électriques sont-elles inéluctables ?

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La voiture électrique est-elle l'avenir ?

 

De plus en plus de gens se demandent si l'avenir automobile va être totalement décarboné pour devenir 100% électrique. Dès maintenant doit-on dire adieu au diesel et à l'essence et enterrer définitivement les moteurs thermiques ? Une telle situation aboutirait à menacer l'emploi de 13 millions de personnes dans le seul secteur automobile européen. Une nouvelle fois, il y a lieu de constater que rien n'est évident et qu'il faut bien prendre le temps et la mesure des choses.

On va donc essayer de dresser un tableau des impacts tant positifs que négatifs de l'arrivée de l'automobile à moteur électrique.

Les impacts positifs de l'électrique
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Le moteur électrique a des avantages

- Quasiment aucune émission de matières polluantes du fait de l'absence de gaz d'échappement. De plus, un moteur électrique ne nécessite pas d'utiliser des produits polluants tels que l’huile de vidange (qui polluent les nappes phréatiques) ou le liquide de refroidissement. Un sacré point fort !
- Des moteurs simplifiés qui dureront plus longtemps et nécessiteront moins de révisions ... donc de substantielles économies pour l'utilisateur.
- Moins de pollution sonore car un moteur électrique ne fait quasiment pas de bruit. Merci pour nos oreilles �
- Un coût d'utilisation plus économique puisque les véhicules actuels consomment théoriquement (en cycle normalisé) entre 13 et 25 kWh/100 km.
- Un possible décollage économique de certains pays pauvres mais riches en lithium. L'industrialisation, in situ, qui pourrait s'ensuivre serait créatrice d'emplois.
- Création de nouveaux emplois dans le secteur automobile (logiciels, recyclage des batteries,...)
- Moins de taxes à payer car disparition progressive des taxes sur les produits pétroliers.... et disparition des radars devenus inutiles !
- ...

Les impacts négatifs de l'électrique

 

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Mais tout n'est pas rose dans l'univers de l'électrique

 

- Tout dépendra comment sera fabriquée l'électricité nécessaire à alimenter le futur parc automobile. L'avantage écologique ne sera réel que si cette électricité est produite à partir de centrales solaires, hydrauliques ou éoliennes et, pourquoi pas, nucléaires.
- L'autonomie de la batterie est actuellement insuffisante et doit être améliorée.
- Le nombre de points de recharge et le temps nécessaire à cette opération : imaginez que vous soyez obligé de recharger votre batterie sur la route des vacances et que toutes les stations-services soient blindées.... recharger une batterie va moins vite (pour le moment) que de faire le plein !
- Problématique liée aux bornes de recharges individuelles dès lors que vous n'avez pas de garage et vivez au 8ème étage d'une barre d'immeubles !
- La majorité des véhicules utilise des accumulateurs au plomb, qui s’avèrent être des éléments très nocifs pour l’environnement.
- Le lithium utilisé pour la batterie de la voiture est un métal très coûteux à produire et non rentable à recycler, cela pourrait avoir des conséquences pour l’environnement si on le laisse dans la nature.
- Coût élevé à l'achat (pour le moment), cela tient notamment au prix de l’accumulateur et de la batterie, et qui doivent être remplacés tous les deux ou trois ans.
- Pour mesurer l'impact sur la planète il faut également analyser la phase de production des voitures électriques pour s'apercevoir que la majorité de la fabrication des batteries a lieu dans des pays avec une électricité très dépendante du charbon, et plus spécifiquement la Chine.
- Disparition de nombreux emplois dans l'ensemble de l'industrie automobile (certes, remplacés par des nouveaux mais comment s'effectuera le déversement des uns vers les autres ?).
- Moins de revenus pour l’État du fait de la disparition progressive des taxes sur les produits pétroliers, ainsi que des radars. Mais l'Etat saura probablement compenser par d'autres recettes...
- ...

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Progressivement les moteurs traditionnels sont voués à disparaître au profit des voitures électriques. Ceci étant, la transition mettra plusieurs années pour totalement se faire.
En outre, il ne faut pas croire que le problème des particules fines sera résolu car, les voitures électriques en émettent toujours, au même titre que les véhicules à essence. Ceci est dû à leur mouvement sur la route, au freinage et à l'usure des pneus.
Enfin, comment réagiront les principaux pays exportateurs de pétrole qui risquent de voir leur manne disparaître plus vite que prévu ?
De nombreuses difficultés jalonnent la route du "tout électrique" pour nos véhicules mais le mouvement est lancé et inexorable. La preuve, même James Bond va rouler à bord d'une Aston Martin électrique zéro émission !


23/04/2019
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