Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Nature


Les loups et les hommes : ça ne matche pas toujours !

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Les loups ne sont toujours pas les bienvenus

 

Il semblerait qu'il y ait actuellement en France environ 500 loups répartis sur une trentaine de départements. Voilà qui réjouit assurément les écologistes mais le son de cloche est différent du côté des éleveurs.

 

Le plus inquiétant, au moins pour les bergers, est que cette population ne cesse de croître depuis qu'elle a fait sa réapparition en novembre 1992 dans le Parc National du Mercantour.

 

Le loup est une espèce craintive, mais depuis des siècles on lui fait endosser le mauvais rôle : celui de mangeur d'hommes. Or, en général, les loups fuient l'homme.
Un site spécialisé sur le sujet recense 6.000 victimes entre la fin du XVème siècle et le début du XXème soit, en moyenne, 15 victimes/an. Et ces attaques ont été essentiellement l’œuvre de bêtes enragées.

 

Les contes n'ont pas arrangé la réputation de ces canidés : Pierre et le Loup, Le petit Chaperon Rouge, les 3 petits cochons, ...

 

La Persécution

Tout commence par ... l'homme. Au fur et à mesure que ce dernier étend son territoire, celui des loups se restreint.
Le gibier se faisant plus rare dans les forêts, puisque chassé par l'humain qui s'en délecte, les loups sont contraints de se rabattre sur d'autres proies. Ils choisissent de préférence des animaux isolés, faibles et lents ... ce qui se trouve régulièrement au sein d'un troupeau.

 

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La chèvre de M. Seguin.

 

C'est ainsi que l'homme et le loup sont entrés en conflit pour plusieurs siècles.

 

Pourtant, les choses n'avaient pas trop mal débuté puisqu'il y a 10 à 15.000 ans certains d'entre eux avaient été domestiqués pour finir par devenir nos chiens, les fameux Canis lupus familiaris.
De plus, à l'origine, le loup était le mammifère le plus répandu de l'hémisphère Nord d'autant qu'il pouvait s'y adapter partout (dans les forêts, les plaines et les montagnes des zones tempérées mais également dans les déserts chauds ou dans les régions polaires du Grand Nord).

 

Mais au Moyen-Age, le vent a tourné. Le manichéisme catholique - le Bien versus le Mal - s'étend aux animaux de la forêt. Inutile de vous préciser dans quelle catégorie a été ventilé le loup !

 

De grandes battues ont alors été organisées et l'empereur Charlemagne créé, en l'an 813, un corps spécial de chasseurs de loups : la Louveterie.
A partir de là, l'issue du combat ne laissait guère place au suspens et durant plusieurs siècles cette persécution allait se continuer tant en Europe qu'en Amérique du Nord.

 

Aux États-Unis la population passe de 400.000 loups au 18ème siècle à 1.000 en 1970 ! Pas mieux en Russie1,5 million de bêtes sont abattues entre 1925 et 1992. En France, on est sur le même credo puisqu'une loi autorise même à tuer 1.300 loups en 1883, puis des centaines chaque année jusqu'en 1902.

 

Après de tels massacres, l'animal a commencé à se faire rare, voire très rare.... et même totalement absent par endroits ! En 1930, il n'y avait officiellement plus aucun loup sur le territoire français.

 

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Plus de loup en France en 1930 !
La réglementation

Pour protéger cette espèce menacée d'extinction il a fallu réglementer. C'est la Convention de Berne de 1979 qui s'en est chargé avec pour objectif de mettre fin au déclin de la population des loups. Puis cette Convention a été suivie de la recommandation n°17 de l'Union Européenne en 1989. Et pour parachever le tout, c'est en 1990, que la Convention de Berne a classé le loup dans la catégorie des espèces protégées.

 

En juin 2018, le gouvernement français a annoncé une refonte du dispositif de gestion du loup (via son Plan Loup), visant à assurer la viabilité de l'espèce en France tout en protégeant mieux les troupeaux et les éleveurs.

 

Le point 5 de ce Plan Loup se rapportant à l'abattage des animaux stipule "Depuis 2016, afin de fixer le plafond prévoyant le nombre de loups dont la destruction est autorisée sur le territoire national, une approche adaptative est utilisée. Pour 2017-2018, l’ « arrêté plafond » interministériel a été pris le 18 juillet 2017 : le plafond est fixé à 40 spécimens (de plus une interdiction des tirs de prélèvement est effective à partir de la destruction de 32 spécimens)". Mais face à l'accroissement plus rapide que prévu du nombre de loups la limite d'abattage pour 2019 à été remontée de 40 à 80 bêtes.

 

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Les loups se font de plus en plus nombreux dans l'Hexagone, mais cela entraîne également une hausse du nombre d'attaques contre les animaux d'élevage. Il y en aurait eu 2.800 pour la seule année 2018. Voilà qui va à nouveau raviver les tensions de cohabitation entre les loups et les hommes et entre les écologistes et les éleveurs.
Assez curieusement, ces tensions sont beaucoup moins perceptibles en Espagne, Italie ou dans les Balkans alors que la problématique est similaire avec, peut-être, une petite nuance qui explique bien des choses : entre 1930 et 1992, la France n'avait plus de loups sur son territoire et pouvait mener ses activités pastorales sans soucis. Il nous faudra donc réapprendre, à l'instar de nos voisins, à vivre ensemble. Facile à dire mais pas simple à mettre en musique.

 

Pour en savoir plus :

 


18/06/2019
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Qui est responsable des extinctions d'espèces ?

Disparition espèces.PNGSur 1,9 million d'espèces animales et végétales connues, on estime qu'environ un quart d'entre elles n'existeront plus d'ici à trente ans. Si la responsabilité de l'homme est clairement engagée, il n'est pas le pire tueur de l'Histoire.

Depuis l'apparition de la vie multicellulaire il y a 700 millions d'années, notre planète a subi plus d'une vingtaine d'extinctions. Cinq sont dites "massives" car elles ont vu disparaître 75 % des espèces.

Des chercheurs ont analysé en février 2019 les causes de la plus dévastatrice, l'extinction Permien-Trias, il y a 250 millions d'années. Durant des centaines de milliers d'années des volcans de Sibérie ont rejeté du gaz carbonique et trois millions de kilomètres cubes de cendres. La température moyenne est montée de 10 degrés, provoquant la disparition d'environ 96 % des espèces maritimes, 73 % des vertébrés terrestres et 83 % des insectes.


16/06/2019
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Combien de temps vivent les coquillages ?

Palourde.PNGLeur longévité est variable, même parmi les bivalves communs dans nos assiettes. L'espérance de vie des moules de Bouchot, par exemple, est de dix ans. Quant aux huîtres, on pensait qu'elles pouvaient au maximum atteindre une vingtaine d'années, mais en mars dernier le fils d'un ostréiculteur a découvert dans un parc d'élevage une huître vieille de près de 40 ans - et qui mesurait 40 centimètres de long pour un poids de 1,3 kilo.

 

Actuellement, le record de longévité est détenu par une palourde, qui est parvenue à l'âge respectable de 507 ans. Surnommé Ming, du nom de la dynastie chinoise pendant laquelle il est né, ce spécimen a été récolté en 2006 le long des côtes islandaises.

C'est le comptage des stries de croissance visibles à l'extérieur et à l'intérieur de la coquille (comme les cernes des arbres) qui a permis d'établir son âge.


14/06/2019
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Notre peur du grand requin est-elle justifiée ?

Requin blanc.PNGAvec une taille de 6,5 mètres maximum et un poids qui peut atteindre une tonne, c'est le plus grand de tous les requins potentiellement dangereux.

Mais le risque vient surtout de sa mauvaise vision ! Plutôt conformiste dans ses habitudes alimentaires, comme la plupart des squales, il se délecte de pinnipèdes (otaries, lion des mers, ...). Or, vu d'en dessous, un surfeur nageant sur sa planche ressemble à un lion des mers. Le grand blanc peut alors surgir des profondeurs et attaquer le surfeur. D'autant que, comme il circule près des côtes, il peut facilement rencontrer un baigneur. La première morsure est dite "exploratoire" : la résonance lui permet de jauger le taux de graisse de sa proie. Quand il comprend son erreur, il abandonne son assaut, à moins d'être affamé.


04/06/2019
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Comment distingue-t-on une chouette d'un hibou ?

Harfang.PNGLisons ce qu'écrit Georges Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788), naturaliste et écrivain français dans son Histoire naturelle des oiseaux : "Le caractère distinctif de ces deux genres, c'est que tous les hiboux ont deux aigrettes de plumes en forme d'oreilles droites de chaque côté de la tête, tandis que les chouettes ont la tête arrondie, sans aigrettes et sans plume proéminente".

Exit une idée reçue : non, la chouette n'est pas la femelle du hibou, ne nous laissons pas abuser par le féminin et le masculin. Ces deux volatiles sont cousins, tous deux appartenant à la famille des strigidés, rapaces nocturnes. Précisons que les aigrettes sont juste des touffes de plumes, sans aucun rôle auditif.

La chouette a meilleure presse que le hibou. Ainsi, l'emblème d'Athéna, déesse grecque de la sagesse, est une chouette chevêche. Hedwige, la chouette blanche de Harry Potter, est une harfang des neiges. D'ailleurs, depuis la projection des films tiré de la saga de J.K Rowling, les rapaces nocturnes sont devenus des animaux de compagnie très populaires en Indonésie, en Thaïlande ou en Inde, au point que les ornithologues s'alarment et demandent d'en faire des espèces protégées pour éviter les captures massives et sauvages dans la nature.


19/05/2019
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D'où viennent les noms des montagnes ?

Montagne.PNGLa plupart des noms sont l'héritage d'appellations locales et ont pu être modifiés plusieurs fois au cours des siècles. Leur étude est désignée sous le terme d'oronymie.

Jusqu'au XVIème siècle, le nom des sommets est rarement indiqué sur les cartes. La première mention du mont Blanc daterait de 1685, et son inscription sur une carte de 1742 - le sommet alpin était jusqu'alors appelé la montagne Maudite. Certains noms sont issus d'une particularité du relief, comme l'aiguille du Midi qui est surplombée par le soleil vers midi. La Roche Pourrie, dans le bassin du Beaufortain, tire son nom de ses schistes très friables. L'oronyme peut aussi utiliser des mots de ligure (italien de l'époque romaine), de celte, de gaulois, de latin ou encore de patois. Ainsi, l'Aiguille Verte tient son nom de la racine celtique ver signifiant "hauteur". Dans les Pyrénées, enfin, le pic de Balaïtous, tirerait son nom, aux consonances musicales, de l'occitan vath ("vallée") et leitosa ("laiteuse"), en rapport avec les eaux descendant du glacier.


15/05/2019
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Quand la nature se fâche et nous inonde !

L'homme se croit souvent au-dessus des lois de la nature mais parfois, celle-ci se rebelle et nous rappelle de façon cruelle qui est le maître du monde.

 

Ces manifestations de colère de notre planète peuvent revêtir d'innombrables formes : éruptions volcaniques, tsunamis, séismes, glissements de terrains, avalanches, tempêtes, tornades, crues, inondations, ....

Or, il y a un an, à fin janvier 2018, ma commune et de nombreuses autres, riveraines de la Marne ou de la Seine, ont connu des crues et des inondations inhabituelles. Et aujourd'hui, je rédige un post sur cette thématique qui peut se reproduire n'importe quand, n'importe où et avec une violence qui ne cesse de nous étonner ! Que personne n'en soit, désormais, surpris !

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Devant chez moi ... il y a un an. On est devenus des équilibristes des planches !

 

Les crues se révèlent être l'un des phénomènes les plus dévastateurs sous nos latitudes... et j'ai l'impression que cette menace a tendance à s'amplifier depuis quelques années. Mais quelles en sont leur origine ?

Les causes des crues ou des inondations

 

Le schéma est relativement classique mais peu différer selon que l'on habite en vallée ou en plaine :

Dans une vallée :

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Une vallée est généralement une dépression géographique

 

Un violent front orageux peut s'abattre n'importe où, et notamment sur les monts ou montagnes dans lesquels sont encaissés des villes ou villages. L'eau dévale alors des flancs des collines alentours et se met à converger vers une direction commune. Le calme ruisseau, où vous pêchiez l'après-midi même, peut rapidement grossir et devenir un torrent impétueux emportant tout sur son passage !
Soyons conscients du fait que la forte masse d'eau est souvent incontrôlable et que l'homme ne peut guère lutter contre !

Mais pourquoi des inondations en plaine alors qu'il n'y a aucune montagne ou colline ?

Dans une plaine :

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Les inondations en plaine sont hélas possibles !

 

Dans l'hypothèse où la pluie tombe abondamment depuis plusieurs jours ou semaines (ce qui fut le cas nous concernant en janvier 2018), il arrive un moment où le sol se montre incapable d'absorber le surplus car il est alors gorgé d'eau jusqu'à la nappe phréatique.
L'eau pluviale, qui cherche toujours à s'écouler par l'endroit de plus grande pente, va affluer vers un ruisseau existant ou en créer un qui grossira au fur et à mesure des précipitations d'eau venues du ciel. Le niveau va monter et déborder des berges pour inonder tout se qui s'y trouvera !
Mais le phénomène peut encore être amplifié surtout si les ruisseaux se jettent dans des rivières puis dans des affluents. Il se créé alors une onde de crue qui va déferler vers tout se qui se trouve en aval....

Les facteurs aggravants :

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L'homme aggrave les choses !

 

Comme on l'a vu, la nature peut se déchaîner, mais dans sa grande sagesse elle a également, parfois, prévu des solutions car bien souvent des forêts alluviales sont en bordure d'eau et servent ainsi de bassins de rétention naturel....

Mais les bipèdes que nous sommes, contribuons souvent à aggraver les crues et inondations !
Comment ? En asséchant précisément ces forêts alluviales, en construisant des digues qui coupent le fleuve des terres le bordant, les empêchant ainsi, de jouer leur rôle de réservoir naturel.
Et que dire de l'urbanisation à tout crin qui conduit à l'imperméabilisation des sols (l'eau ne pouvant plus s'infiltrer par le béton ou le macadam).

Et l'on poursuit dans nos erreurs en accordant - parfois - des permis de construire en .... zones inondables. De plus l'homme s'installe souvent là où des crues étaient fréquentes par le passé.

Le fait d'aménager les fleuves n'est pas exempt de tous risques : méandres court-circuités, bras asséchés, digues et barrages, concourent à confiner les fleuves dans des lits plus étroits.... ce qui amène un débit plus fort vers la mer et une montée du niveau d'eau plus rapide (du fait de la moindre place du lit) en cas de pluies torrentielles.
Un impact direct est le raccourcissement du délai de pré-alerte.

Mais est-il possible de se prémunir de ces catastrophes tout en ayant conscience qu'empêcher des inondations à coup sûr est impossible ?

Quelles mesures de prévention adopter ?

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Prévoir évitera bien des désagréments !

 

Quelques mesures préventives peuvent limiter les ennuis encourus en cas de crues ou inondations :

↪ Avoir un réseau d'évacuation des eaux (égouts) est un élément crucial en cas d'inondation.
↪ Analyser les risques d'inondation : les canalisations ont-elles une capacité d'absorption suffisante ? Quel chemin l'eau parcourt-elle ? Quelles zones sont inondables ? De telles simulations peuvent être faites sur ordinateur et permettront de déterminer les mesures de protection à prendre pour retenir les eaux ou les détourner (tels des trottoirs surélevés).
↪ Créer des bassins de rétention.
↪ Relever les maisons (mais oui, c'est possible !) ou les construire sur pilotis.
↪ Protéger ses ouvertures avec des sacs de sable.
↪ Inciter les agriculteurs à labourer leurs champs perpendiculairement à la pente pour éviter le ruissellement des eaux.
↪ ...


01/05/2019
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Connaissez-vous le septième continent ?

Combien y a-t-il de Continents ?

 

Lorsque j'étais jeune, au siècle dernier, l'on m'avait appris l'existence de cinq continents que l'on devait retenir par ordre alphabétique :

 

↪ : Afrique
↪ : Amérique
↪ : Asie
↪ : Europe
↪ : Océanie

La rencontre symbolique des Cinq Continents

 

D'ailleurs, la symbolique olympique, stylisée par cinq anneaux (le noir pour l'Afrique, le rouge pour l'Amérique, le jaune pour l'Asie, le vert pour l'Europe et le bleu pour l'Océanie), représente l’union des cinq continents et la rencontre des athlètes du monde entier.

Et puis, au fil du temps, j'ai appris qu'un sixième continent avait été rajouté : l'Antarctique (connu aussi sous le nom de continent austral ou continent blanc)... mais qui ne figure pas parmi les anneaux des J.O !

Et désormais l'on évoque l'émergence d'un septième continent, mais qu'est-ce exactement qu'un continent ?

C'est quoi un continent ?

Concernant la définition de ce terme, Wikipedia nous signifie que "Le mot continent vient du latin continere pour «tenir ensemble», ou continens terra, les «terres continues»".
Cela paraît, malgré tout, assez flou et la définition géographique se trouve amendée au fil des époques. Ainsi, certains considèrent l'Europe et l'Asie comme ne formant qu'une seule terre continue appelée l'Eurasie.

A vous de voir �. Pour ma part, je reste sur les 5 classiques + l'Antarctique. Mais depuis quelques années l'on parle d'un septième continent. Il est à noter que pour nombre de personnes ce nouveau continent ne serait que le sixième ... car n'admettant pas l'Antarctique comme continent... J'espère être clair, aussi pour le reste de ce post j'évoquerai le terme générique de septième continent.

Découverte du septième continent

Ce continent a été découvert... par hasard. Cela peut paraître étonnant que l'on puisse faire une telle découverte à notre époque alors même que notre monde est sous l’œil hyper vigilant des satellites.

Pour avoir le fin mot de l'histoire, il faut remonter en 1997, Charles J. Moore (créateur de la Fondation Algalita pour la Recherche en Mer) est alors en compétition sur la Transpac, qui rallie Los Angeles à Honolulu. Et c'est sur la route du retour, que notre navigateur va découvrir le drame du gyre du Pacifique nord.

 

Les gyres océaniques

 

Pendant de très nombreux jours, son équipe et lui vont alors naviguer au milieu d’une immense plaque de débris en plastique.

Il faut savoir que cette partie de l’océan pacifique n'est pas très fréquentée et que l'énorme soupe de plastique se trouvant emprisonnée dans le tourbillon permanent du gyre (qui est généré par différents courants marins), est constituée d'un vortex de déchets translucides, donc indétectables par les satellites jusqu’alors.... et voilà pourquoi cette découverte a tardé. A cela il faut rajouter le fait qu'avant l'utilisation du plastique ... ce continent n'existait pas. Sa formation est donc récente et ne cesse de croître pour atteindre, en mars 2018 (donc ça a dû encore s'étendre depuis !), 1,6 million de km² soit l'équivalent de 3 fois la superficie de la France !

Bon, je vous l'accorde, cela ne constitue par réellement un continent dans la mesure où ce n'est pas un ensemble de terres continues, mais c'est parfait pour frapper l'imaginaire du monde et faire prendre conscience à tous de la gravité de ce phénomène.

Comment s'est-il formé ?

La soupe de plastique... peu ragoûtante

 

C'est l'homme, et lui seul, qui est à l'origine de la création de ce septième continent. Je pense que l'on peut dénombrer 3 causes ou facteurs aggravants :

 

↪ : La croissance de la population humaine (les projections tablent sur 8 milliards d'humains en 2023 ... ce qui ne va pas arranger la problématique.)
↪ : L'usage intensif du plastique (voire abusif)
↪ : L'incivilité humaine qui jette tout, et n'importe quoi, n'importe où !

Cela aboutit à ce que de plus en plus d'êtres humains balancent du plastique dans les rivières, sur le littoral, directement dans les océans depuis les bateaux, .... sans omettre l'action du vent qui colporte les sacs plastique et autres déchets plus ou moins légers.

Au passage, il ne faut pas oublier qu'une rivière ou un fleuve, va de l'amont vers l'aval avant, souvent, de se jeter à la mer ou dans un océan. Toute bouteille, sac plastique ou autre détritus ainsi jeté à l'eau est susceptible de rejoindre les océans puis d'être entraîné au large avant d'entrer dans la rotation infernale d'un gyre pour former une masse de plus en plus volumineuse et étendue. Pensez-y !

Quelles en sont les conséquences ?

L'homme ne serait-il pas le principal danger pour notre planète ?

 

Cette fameuse soupe de plastique ou 7ème continent est constituée de milliards de micro-particules qui se dégradent lentement sous l’action de l’eau, du sel et du soleil.
La composition de cette soupe est essentiellement du polyéthylène, du polypropylène1 et du PET8 qui sont des plastiques de grande diffusion..... donc rien de très bon, tant pour l'homme, que pour les animaux ou la flore ! Voici donc, une liste des principaux désagréments occasionnés par ce septième continent :

 

- Déplaisir visuel : comment apprécier la beauté de la nature dès lors qu'elle est polluée de détritus témoins de la consommation humaine ?
- Difficultés économiques pour certaines îles qui se désertifient progressivement d'autant que les ressources de la pêche sont menacées et que leur attirance touristique s'étiole.
- Ingestion accidentelle par les animaux (marins ou volants) : est une cause de mortalité importante chez plus de 600 espèces ! Pensons à ces pauvres tortues qui confondent un sac plastique avec une belle Méduse !
- Source de contamination des eaux étant donné la composition même des plastiques.
- Déséquilibre des écosystèmes dû notamment au transport sur de longues distances d'espèces invasives (dont certaines bactéries, vers, insectes, ...).
- ....

 

Et pour l'homme, me direz-vous ? Les risques ne sont pas encore réellement avérés....mais cela viendra peut-être !
Certes, les poissons ingèrent des polymères, et ces mêmes poissons finissent un jour ou l'autre dans nos assiettes... mais il semblerait que les quantités de contaminants chimiques ne soient pas encore suffisantes pour nous menacer sur le court terme ... mais qu'en sera-t-il sur le long terme ?

Comment lutter contre ?

La solution est probablement en nous

 

La nature ne nous viendra que très peu en aide sur ce coup là (à titre d'exemple : une bouteille en plastique met 450 ans à totalement se dégrader). Il nous faut donc retrousser nos manches et trouver rapidement des solutions. En voici quelques-unes :

- Devenir individuellement, puis collectivement, plus respectueux de notre planète et ne rien jeter dans la nature.
- Adopter un système d'économie plus circulaire et moins linéaire.
- Ramasser régulièrement les déchets proches des rivières ou des fleuves. Soyez donc @cleanplanet !
- Mettre en place un système de pénalités dissuasif pour les pollueurs.
- Trouver un substitut au plastique qui soit totalement et rapidement biodégradable. Voilà qui constitue un beau défi lancé à nos industriels et ingénieurs. Il est à noter qu'il est d'ores et déjà possible de fabriquer des plastiques 100% biodégradables à partir de matières premières naturelles végétales (algues, déchets végétaux, ...).
- Utiliser les bactéries mangeuses de plastique comme l'Ideonella sakaiensis 201-F6
- Adopter d'autres textes comme vient de le faire la France en bannissant, depuis janvier 2018, les micro-billes de polyéthylène des cosmétiques exfoliants. Et dans l’Union européenne, de nombreux objets jetables en plastique (Cotons-Tiges, pailles, vaisselle...) devraient disparaître de notre quotidien dès 2021, et ce grâce à une directive visant à lutter contre la pollution marine.
- ...

 

Le combat pour faire disparaître ce 7ème continent est le notre. C'est en unissant nos forces, et en ne relâchant jamais la garde que nous pourrons vaincre ce type de pollution .... et que l'on retrouve, hélas, dans de nombreuses déchetteries sauvages. Pensons à notre bien-être, mais aussi et surtout, à celui des générations qui vont nous suivre et qui ont le droit, elles aussi, d'avoir une planète propre et en parfait état de fonctionnement !


24/04/2019
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Les marées : un phénomène fascinant

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Comment s'explique le phénomène des marées ?


Ne vous est-il pas arrivé, étant plus jeune, de débarquer près de l'océan, d'y mettre les pieds et de décider de revenir le lendemain pour profiter d'une nouvelle baignade. Or, le jour suivant, quelle surprise que de constater que l'eau est plusieurs centaines de mètres en retrait !

Dans ma jeunesse cela ne cessait de m'étonner d'autant qu'en certains lieux la mer était toujours au même endroit alors qu'en Bretagne l'eau faisait ce qu'elle voulait.
J'ai maintes fois interrogé mon père qui me répondait invariablement : cela est dû aux marées !

Bon OK, à marée haute, l'eau est à mes pieds et je peux me baigner tandis qu'à marée basse, je dois marcher à sa rencontre pour profiter des joies de la baignade !

 

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L'eau est là, on peut en profiter !

 

Mais, par quel phénomène secret, l'eau décide-t-elle de monter ou de descendre ? Y aurait-il de la magie la-dessous ? Oui, mais la magie de la nature...

A quoi est due la marée ?

 

Pendant très longtemps, je pensais que seule la lune avait une action sur ce phénomène... mais cela est un peu plus complexe.
En réalité, ce sont deux forces qui sont la cause du phénomène :

 

- Les forces gravitationnelles du Soleil et de la Lune.
- La force d'inertie induite par la révolution de notre Terre au sein du système Terre-Lune.

 

Partant de là, il est facile de comprendre que plus un point est proche de la Lune et plus l'attraction est forte (c'est comme un aimant que vous rapprochez ou éloignez d'un trombone). Quand un océan passe devant la lune, il est attiré par elle et le niveau de l’eau monte, c’est la marée haute. Cette attraction provoque une onde qui se propage à travers les océans.

Quand la terre tourne (car elle tourne bien), l'océan n'est alors plus en face de la lune. Il n'est donc plus attiré par elle et l'eau retombe. C'est la marée basse.

Le rôle du Soleil est également très important mais sa force d'attraction sur la Terre est 2 fois moins importante que celle de la Lune en raison de son éloignement (150 millions de kms).

Gravitation et inertie sont donc au cœur du mystère des marées mais les esprits curieux ne manqueront pas de s'interroger sur les phénomènes induits....

Mais pourquoi...?
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Et pourquoi ?

 

↪ En premier lieu l'on peut s'interroger sur : "Pourquoi seuls le Soleil et la Lune exercent-ils une force gravitationnelle sur notre planète ?".
Question pertinente mais, en réalité, tous les corps célestes exercent une attraction sur les masses liquides de la Terre, mais seuls les plus influents - donc le Soleil et la Lune - sont capables d'opérer un effet gravitationnel significatif (Le Soleil grâce à sa masse gigantesque et la Lune grâce à sa proximité).

 

↪ Autre réflexion intéressante : "Pourquoi l'intensité des marées n'est-elle pas constante sur toute l'année ?".
La réponse tient au fait que lorsque la Terre, le Soleil et la Lune sont alignés (ou pratiquement) les effets s'ajoutent (c'est le cas lors de la nouvelle ou pleine Lune), les marées sont alors de grande amplitude.

Les plus grandes marées ont lieu aux équinoxes de printemps et d'automne (21 mars et 21 septembre), lorsque l'équateur est dans le plan du Soleil.

A contrario, les marées les plus faibles de l'année se produisent normalement aux solstices d'hiver et d'été... quand le Soleil et la Lune forment un angle droit par rapport à la Terre car l'effet de leurs attractions se soustrait .

 

↪ Enfin, qui ne s'est pas demandé "Mais pourquoi n'y a-t-il pas de marées en Méditerranée ?"
La Méditerranée connaît également les marées mais elles sont de faibles amplitudes (environ une quarantaine de centimètres) et passent donc quasiment inaperçues. Cela est dû au fait qu'il s'agit d'une mer quasi-intérieure, profonde ne favorisant pas les déplacements de grandes masses d'eau.

 

Pour en savoir plus :

 


22/04/2019
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Quelle est la différence entre une mandarine et une clémentine ?

Clémentine vs mandarine.PNGVoilà une question qui m'a longtemps intrigué !

 

Commençons par leur point commun : ce sont toutes deux des agrumes (comme le citron, l'orange, le pamplemousse,...).

 

La mandarine (Citrus reticulata) est le fruit du mandarinier. Venue d'Asie du Sud-Est, elle est sucrée et parfumée, mais contient de nombreux pépins.

La clémentine (Citrus clementina) est un hybride, c'est-à-dire le croisement de deux espèces, le mandarinier et l'oranger. D'abord appelée "mandarinette", elle doit son nom à un catholique français, frère Clément Rodier (1839-1904). Il aurait été le premier à réaliser cette greffe dans un verger près d'Oran (Algérie), à la toute fin du XIXème. Cette découverte lui a valu, après sa mort, la médaille d'or de la Société d'agriculture d'Algérie et l'appellation du fruit en son honneur.

Mais cette version ne fait pas l'unanimité. Il se peut aussi que le frère ait effectué une manipulation accidentelle entre un mandarinier et un bigaradier (oranger amer, Citrus aurantium), ou encore qu'une abeille soit à l'origine de la pollinisation ayant permis au religieux de développer la nouvelle variété après-coup. La clémentine dont la peau de couleur vive est plus fine et lisse, s'épluche facilement, et son goût est plus acidulé que celui de la mandarine. Poussant sur un arbre stérile, obtenu suite à des greffes, le fruit est quasi dépourvu de pépins.


10/04/2019
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