Istyablog : pour savoir en toute décontraction

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Nature


Un cheval qui est content s’ébroue forcément.

Cheval.PNGVoilà une nouvelle intéressante !  Blague à part, jusqu’à présent l’on pensait qu’un cheval qui s’ébrouait cherchait en réalité à se débarrasser de quelques poussières qui encombraient ses naseaux !


Or, des chercheurs de l’université de Rennes viennent de démontrer que les ébrouements manifesteraient une émotion positive de l’animal.


Ainsi, les chevaux s’ébrouent deux fois plus souvent au pré qu’au box, pourtant plus poussiéreux, et ils le font dans des situations calmes.
Il s’agirait donc d’un mode de communication exprimant un certain bien-être, tel le ronronnement chez le chat !


13/07/2018
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Les abeilles sont-elles condamnées à disparaître de notre Terre ?

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En regardant les infos nationales (le jeudi 07/06), je suis tombé sur quelques images relatant la colère des apiculteurs qui réclament une indemnisation et l’interdiction des pesticides qui déciment leurs ruches.
Cette manifestation – relayée dans plusieurs départements de France - leur a valu la visite impromptue de Nicolas Hulot…. Reste à savoir si cela sera suivi d’un quelconque effet !

 

Un post s’imposait donc sur ce thème car il serait dommage qu’à l’avenir nous soyons privés du bourdonnement des abeilles domestiques mais également de leur délicieux miel (dont la production s’est réduite de moitié en 20 ans). Sans compter que cette hécatombe n’est pas sans conséquence sur la pollinisation des plantes et de tout le cycle qui s’ensuit !

 

Le taux de mortalité des abeilles, qui était de 5% au début de ce second millénaire, dépasse parfois les 90%, voire plus, dans certaines régions du globe comme la Chine ou le Nord des States.
Pour les Apis mellifera françaises le taux est de 30%/an ce qui laisse plus de 300.000 ruches sans propriétaires !

 

Les principales causes de mortalité sont :

 

  • Les pesticides et insecticides (clothianidine, thiaméthoxame, …), ce contre quoi manifestent les apiculteurs.
  • L’agriculture intensive qui amène un appauvrissement de la variété des plantes à butiner.
  • Le manque de nourriture. Cela est dû à la destruction des soi-disantes "mauvaises" herbes comme les bleuets ou les coquelicots. Manque de chance, nos amies les abeilles adorent ces mets !
  • Les prédateurs à l’instar du frelon asiatique, qui a été introduit en France en 2004, ou de l’acarien « Varroa Destructor» (rien que le nom me fait peur !).
  • ….

Si les abeilles meurent, il n’y aura plus de pollinisation et de nombreux fruits portant des graines disparaîtront et une partie de l’agriculture sera touchée…

 

Pour contrer cela, les chercheurs du monde entier essayent de trouver d’éventuels remplaçants aux abeilles butineuses et s’orientent même vers des abeilles-drones (cf. Beeonic).

 

Pour ma part je préfère continuer de voir travailler nos abeilles...


09/06/2018
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Question du jour : D'où vient le pouvoir urticant des orties ?

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Pour cette question l'on reste dans la nature. En regardant des orties, de prime abord, l'on ne se doute pas qu'elles ont un pouvoir urticant important mais en s'y frottant l'on s'aperçoit vite de notre erreur.
Sur les rosiers, on voit les épines et l'on pige vite... mais pas sur les orties !

 

Donc la question du jour est de savoir par quel processus elles arrivent à nous piquer. Pour répondre à cette « épineuse » question, il faut se rapprocher très près et alors, vous apercevrez des petits poils quasi-invisibles.
Ces poils, à l'extrémité très dure, sont composés de silice qui se casse en pénétrant dans la peau pour libérer un produit urticant. Ces poils sont les armes de l'ortie, et agissent comme de véritables seringues.

 

A ce stade, nous avons la moitié de la réponse : on sait comment un certain liquide est introduit dans notre corps mais de quoi ce produit est-il composé ?

 

Il s'agit en fait d'histamine (qui déclenche l'inflammation) et d'acide formique comme chez les abeilles ou les fourmis (formique - fourmis ... vous voyez le rapport ?). Voilà un secret de moins ....

Petites précisions :

 

  • Les orties font partie des urticacées (terme qui vient du latin urere qui veut dire brûler).

  • En cas de piqûre ne pas frotter l'inflammation avec du vinaigre ou de la salive car cela fait pénétrer encore plus les substances nocives. Le mieux est de supporter le mal comme un warrior ou d'aller à la pharmacie du coin (il est vraie qu'en pleine forêt, il y a peu d'officine à la croix verte).


07/06/2018
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Question du jour : la brillance des vers luisants la nuit

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Encore une question métaphysique de la première importance et, sans doute, cela vous a-t-il traversé l’esprit que de savoir comment ces petites bestioles arrivaient à s’illuminer.

 

Au cours de ma présente recherche, j'ai eu 3 surprises :

 

Première surprise : le ver luisant… n’est pas un ver ! Eh non, il s’agit en fait d’un insecte coléoptère appelé lampyre ou pour être plus exact Lampiris noctiluca. Ce nom vient du grec lampein qui signifie briller et qui a donné naissance au mot lampe !
Me voilà rassuré car ces fameux vers brillaient déjà à l’époque Grecque… c’est mieux que les piles Wonder (LoL).

 

Redevenons sérieux car ce coléoptère n’aime pas le soleil et préfère se montrer la nuit pour luire de mille feux.

 

Deuxième surprise : ce n’est pas le mâle qui brille mais bel et bien la femelle et ce, grâce à un lampion postérieur !
Ce phénomène est connu des spécialistes sous le terme de bioluminescence. De quoi s’agit-il ? Accrochez-vous pour l’explication : la bioluminescence résulte de l’action de l’oxygène sur une protéine, la luciférine, qui interagit avec une enzyme dénommée luciférase.

 

Si vous n’êtes pas convaincus, un petit tour du côté de Wikipédia s’impose !

 

Mais ne nous laissons pas distraire et revenons à notre sujet. Cette réaction produit une lumière froide dans les teintes jaune-vert mais qui peut varier avec la température. Au-delà de 25 °C, le jaune tire vers le rouge.

 

Troisième surprise : Je pensais que les vers luisaient pour notre plaisir mais, en réalité, c’est le moyen qu’ont trouvé les femelles pour attirer le mâle (qui, lui, est incapable de bioluminescence, mais peut voler … contrairement à la femelle).

 

La Nature est décidément bien faite…


05/06/2018
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Nos amis les animaux ont-ils des empreintes digitales ?

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Encore une question à deux francs - six sous mais qui mérite néanmoins que l'on s'y arrête deux minutes !
Je me disais qu'il y aurait un côté bien pratique... Imaginez que vous perdiez votre chien ou votre chat, la fourrière le récupère au hasard d'une rue, relève ses empreintes et trouve, via un fichier ad hoc, que vous en êtes le propriétaire. Un coup de fil et l'affaire est dans le sac, il ne vous reste plus qu'à récupérer votre animal de compagnie. Elle est pas belle la vie ?

Mais, après enquête approfondie, il s'avère que seuls les animaux qui ont des mains, tels les singes et les lémuriens, ont des empreintes digitales ! Et il est vrai que l'on perd rarement ce genre d'animal !

 

Ceci étant, poursuivons, notre analyse. Il apparaît que les structures des dermatoglyphes de ces animaux à mains sont assez distinctes des nôtres. Voilà qui nous rassure, car il n'y a pas de risque que l'on nous confonde avec un singe !

 

Mais il existe une exception: les koalas.

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Ces marsupiaux (également connus sous le nom de Paresseux Australien) ont des empreintes digitales uniques, qui diffèrent d'un animal à l'autre mais ... quasi identiques à celles des humains ! Si ces gentilles bêtes venaient à faire des grosses bêtises, quelques uns d'entre nous pourraient se trouver ennuyés en cas de correspondance d'empreintes ! Bien entendu, les scientifiques n'ont toujours pas pu expliquer, à ce jour, cette similitude entre les koalas et nous.

 

Mais pour boucler la boucle et revenir aux chiens, sachez qu'ils n'ont pas de dermatoglyphes (maintenant vous savez ce que c'est). Mais une subtilité existe pour répondre à la problématique de leur identification : la truffe. Les motifs de cette dernière sont uniques et l'empreinte encrée de cette zone était autrefois utilisée comme moyen d'identification.
Mais de nos jours la modernité a imposé la puce électronique.


03/06/2018
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La tête à l’envers des hiboux

Tête hibou.PNGLorsque l’on observe patiemment un hibou (mais ça fonctionne aussi avec la chouette) l’on peut avoir la chance de voir ce rapace nocturne (mais oui, c’est bien un rapace) se mettre la tête à l’envers !

Pour aussi étonnant que cela puisse paraître l’explication tient dans le fait que cet animal possède quatorze vertèbres cervicales (pour rappel, nous n’en avons que 7). Ces quatorze vertèbres procurent une grande souplesse à leur cou, permettant au hibou de tourner sa tête à 270 degrés (soit presque un tour complet).
La nature est bien faite car cet animal ne peut faire pivoter ses yeux dans leur orbite. Le fait de ne pas pouvoir tourner les yeux est donc compensé par une tête « pivotante » !


Bien entendu sa physionomie est adaptée, ainsi, les artères carotides ne s’affinent pas mais, au contraire, s’élargissent sous la mandibule formant de la sorte des réservoirs sanguins assurant la continuité du flux du sang lors de ces rotations extrêmes.


Autre détail important : ces mêmes carotides sont placées sur le devant du cou et non pas de façon latérale comme chez les autres animaux. Cela évite qu’elles ne se pincent durant la rotation.

Vraiment la nature est bien faite…


17/04/2018
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Connaissez-vous les fermes verticales ?

Ferme verticale.PNGTout change vite, pour preuve les fermes qui deviennent.... verticales. Dans ma jeunesse, une ferme était une exploitation agricole où l'on trouvait des cultures et des animaux.... Et puis un jour j'ai découvert les fermes .... se serveurs. Aïe, aïe, aïe, ça se complique. Mais l'évolution étant perpétuelle, nous voici désormais avec des fermes ... verticales.

Avouez qu'il y a de quoi perdre son latin (d'ailleurs qui connaît le latin de nos jours, mais là c'est une autre histoire !).

Revenons à nos moutons, ou plus exactement à nos fermes verticales. En fait il s'agit d'un immeuble d'habitation en ville qui produit en lui tous les aliments nécessaires à ses occupants : légumes, fruits, poissons, bovins, volaille..... Et tout cela grâce à l'agriculture hors-sol qui permet de produire à la verticale. Trop Fort !

Pour la petite histoire, sachez que la première ferme verticale nous vient d'Asie et plus précisément de Singapour où elle a vu le jour en 2012. A ce jour, ce type d'agriculture (mais où est le tracteur ?) est encore marginal et représente 0,15% du chiffre d'affaire de l'agriculture mondiale, soit une goutte d'eau dans l'océan... mais qui commence à faire tâche d'huile.

La méthode utilisée est l'hydroponie : « hydro » (eau) et « ponos » (travail), soit le travail par l'eau.
Les végétaux poussent sur un film d'eau liquide ou sous forme de brume circulant en continu dans la culture et dans laquelle sont introduits les nutriments nécessaires.

L'hydroponie est avantageuse pour les raisons suivantes : gain de place, pas de terre donc pas de besoin en pesticides, excellente croissance des plantes, propreté, très belle floraison, récolte de qualité, importante économie d'eau par rapport à l'agriculture conventionnelle, rendements supérieurs, ....

Mais pour le moment ces fermes verticales n'ont d'autre utilité que de nourrir les citadins qui y habitent et présentent un nouvel attrait décoratif auquel il faudra peut-être s'accoutumer prochainement....


12/04/2018
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Le coq : un véritable casse-oreilles

coq.PNGUn séjour à la campagne suffit pour constater à quel point le coq, de taille pourtant modeste, est capable de nous casser les oreilles.

Deux chercheurs belges, qui ne devaient rien avoir à faire, se sont amusés à mesurer l'intensité sonore de ce qu'on appelle abusivement le "chant" du coq et ont relevé des valeurs d'environ 100 décibels. Entre la tronçonneuse et la sirène de pompiers, pas très loin du seuil de douleur (130 dB).

Mais alors, par quel miracle le coq ne s'assourdit-il pas lui-même ? Nos 2 scientifiques ont observé le canal auditif du bestiau ... et se sont aperçus qu'un clapet venait boucher ledit canal quand le gallinacé ouvrait grand le bec. La nature est bien faite. En tout cas, celle du coq.


07/04/2018
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La cité maya qui dormait sous la jungle

Cité Maya.PNG
Je suis toujours étonné qu'à notre époque l'on puisse encore découvrir de tels trésors, ceci étant la technologie moderne aide bien en la matière.

La cité, qui a été récemment trouvée, était bien cachée sous la jungle qui recouvre la région de Peten, au nord du Guatemala.
Cette mégalopole maya fait plus de 2.000 km2 et a été mise au jour dans le cadre de recherches menées par la fondation guatémaltèque Pacunam.

La technologie a donc fortement contribué à cette découverte notamment via la détection par ondes lumineuses Lidar (Light Detection and Ranging). C'est ce qui a permis de révéler, sous la canopée de la Réserve de Biosphère Maya, quelques 60.000 maisons en les reconstituant en relief !

Il semblerait que cette trouvaille laisse entrevoir une avancée extraordinaire dans l'étude de la civilisation maya, dont on estimait jusqu'à présent sa population à 5 millions d'âmes mais qui, en réalité, pourrait être 2 à 3 fois plus nombreuse.


01/04/2018
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Mais où vont donc se nourrir les requins ?

nourriture requin.PNGComme chacun le sait les requins sont menacés de disparition suite aux activités humaines qui ont tendance à fortement les chasser, voire les massacrer.

 

Pour tenter de les sauver, des chercheurs essayent de savoir où ils vivent et où ils se nourrissent, ce qui, jusqu'à présent était très mal connu.
73 scientifiques représentant 21 pays ont travaillé la question et viennent de publier le fruit de leur labeur via une carte qui recense les principales zones d'alimentation des requins à l'échelle terrestre.

 

Ce précieux document permet d'apprendre que les requins côtiers ont tendance à plutôt se nourrir sur place, dans des zones d'habitats très diversifiées. Par contre, les requins océaniques, peuvent se déplacer sur des zones bien plus étendues pour se régaler du plancton trouvé dans des eaux froides où la pêche est largement pratiquée. Cette zone représente, grosso-modo, une bande située entre 30 et 50° de latitude dans les deux hémisphères.

 

L'identification de ces emplacements permettra probablement aux chercheurs de mettre en place des mesures de préservation de ces espèces tant craintes mais pas aussi meurtrières que l'opinion publique a tendance à le penser !


30/03/2018
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