Nature - Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Istyablog : pour savoir en toute décontraction

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L’Antarctique enregistre un nouveau record de froid !

Antarctique.PNGIl y a des lieux sur notre planète où il vaut mieux être bien couvert… Dans l’est de l’Antarctique, des scientifiques viennent de mesurer ce qui semble être la température la plus basse jamais enregistrée à la surface de la Terre (tout au moins depuis que les mesures existent) : -98 °C !
Ce record atteint au fond de petites vallées formées dans la glace, a été publié dans les Geophysical Research Letters suite à l’analyse des données fournies par plusieurs satellites en orbite autour de notre planète : Terra et Aqua – deux engins lancés par l’Agence spatiale américaine dans le cadre du programme international Earth Observing System -, ainsi que par les Polar-orbiting Operational Environmental Satellites, ou POES, un réseau de satellites météorologiques géré par l’Agence d’observation océanique et atmosphérique, la NOAA. Inutile de préciser qu’à ce niveau de froid, l’environnement est carrément hostile.


10/11/2018
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Une sous-estimation de l’impact du changement climatique ?

Changement climatique.PNGVoilà une question qui se fait de plus en plus prégnante  et qui considère que les modèles actuels sous-estimeraient l’impact à long terme du changement climatique. Une équipe internationale de 17 pays a publié dans la revue Nature Geoscience une analyse de périodes climatiques passées, dont certaines ont été au moins aussi chaudes que l’époque actuelle. Il en ressort qu’un réchauffement global, même limité à 2 °C au-dessus du niveau pré-industriel comme l’accord de Paris le préconise, engendrera des déplacements rapides des zones climatiques et des écosystèmes associés.
Les calottes polaires vont se réduire significativement pour des périodes de plusieurs milliers d’années. Ce réchauffement rapide des pôles relâchera un surplus de gaz à effet de serre et le niveau de la mer montera de plusieurs mètres au cours des prochains millénaires.
Enfin, ces observations montrent également qu’un bon nombre des modèles climatiques actuels, utilisés pour la simulation des changements au cours du 21ème siècle, risquent de sous-estimer le réchauffement à long terme et son amplification par les régions polaires.
Pour résumer : si les prédictions des prochaines décennies en matière de climat s’avèrent globalement réalistes, la situation risque de s’emballer de manière incontrôlable d’ici à la fin du siècle…


09/11/2018
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Les volcans d’Auvergne entrent au patrimoine de l’Unesco

Volcan Auvergne.PNGLa chaîne des Puys et la faille de Limagne, ont été inscrites le 2 juillet 2018 au patrimoine mondial de l’Unesco ; il s’agit du 44ème site naturel et culturel français à rejoindre cette liste emblématique, après deux tentatives infructueuses en 2014 et 2016.
Outre ses 80 volcans âgés de 8.400 à 95.000 ans – dont l’incontournable puy de Dôme – le classement comprend également la faille de Limagne, vieille de 35 millions d’années et profonde jusqu’à 3.000 mètres.

 

Une belle reconnaissance pour cette zone particulièrement fascinante de notre bel Hexagone.


30/10/2018
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Pourquoi dit-on que les plantes ressentent la douleur ?

Douleur plante.PNGIl faut d’abord donner une définition de la douleur pour comprendre ce qu’il faut entendre par là. Il y a plusieurs définitions de la douleur et beaucoup sont anthropocentrées, mais si on s’en tient à une définition scientifique de base, on pourrait dire que la douleur est une réponse induite par le cerveau à un stress physique ressenti, cette réponse ayant pour but de réduire ce stress.

 

Les plantes n’ont certes pas de cerveau, mais il a été démontré scientifiquement qu’elles réagissaient au « stress », au sens de stimulus. Si vous avez arraché une feuille à une plante – qui est un système organique – elle va libérer de l’éthylène, qui est une hormone végétale. Il y a donc bien une réponse physiologique à la « douleur » chez la plante. Toute question est de savoir si la douleur se limite à une simple question biochimique…


27/10/2018
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Les océans de plus en plus acides !

Nature climate change.PNGUne nouvelle étude conclut dans les colonnes de Nature Climate Change que d'ici la fin du siècle, les variations saisonnières de l'acidité des océans (pH) seront plus marquées qu'aujourd'hui, pouvant même être multipliées par deux.

La saisonnalité du pH, considérée jusqu'à présent comme plutôt favorable à l'adaptation des organismes marins au réchauffement global, pourrait en réalité se révéler délétère et nocive pour de nombreuses espèces.

Ces nouveaux modèles ont également permis de réaliser des projections sur un indicateur de "calcification", le processus par lequel les coraux et les organismes à coquille produisent leur matériel squelettique, montrant que les conditions estivales pourraient devenir moins propices à la formation des coraux et des coquilles carbonatées.

Une nouvelle inquiétante, d'autant que ces travaux précisent que la variabilité de l'acidité n'épargnera personne et que toutes les régions océaniques sont concernées. Les scientifiques recommandent donc que ce paramètre soit désormais mieux pris en compte dans les prochains modèles climatiques.


25/10/2018
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Et si les culicidés disparaîssaient de notre monde ?

culicidé.PNGVive un monde sans les maladies que propagent les culicidés ?

 

Certains pays y croient, tel le Brésil et son programme de moustiques transgéniques mâles modifiés pour les rendre infertiles. Oui, mais outre que l'éradication des 3.500 espèces dénombrées reste théorique, cela aurait un fort impact sur les écosystèmes. Car les moustiques rendent bien des services. Leurs larves aquatiques constituent une biomasse importante dont se nourrissent poissons, batraciens et libellules. Et elles filtrent l'eau en ingérant de la matière organique. A l'âge adulte, ce sont les crapauds et autres araignées qui s'en régalent. Même la flore a besoin d'eux, car ils pollinisent les fleurs en prélevant leur nectar. Sans moustiques, le monde ne serait donc plus le même !


20/10/2018
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Tous les nuages ont-ils un nom ?

Nom nuage.PNGPas encore, car de nouvelles variétés sont régulièrement répertoriées !
L’Organisation météorologique mondiale a ainsi publié en 2017 son nouvel Atlas international des nuages, une classification savante dans laquelle des dizaines et des dizaines de nuages sont triées par genres, espèces et… variétés. Ainsi tels nuages ressemblent à une mer déchainée, à un point d’interrogation, à une queue de castor ou à une forme indéfinissable mais inquiétante… Cette formidable diversité résulte de celle des climats terrestres, des reliefs locaux, de la végétation, de la présence ici d’une chute d’eau, là d’un feu de forêt, ailleurs d’une centrale thermique ou du passage d’un avion de ligne,…
Cette nouvelle édition – la dernière datait de 1984 ! – apporte onze nouveautés, notamment l’espèce Volutus, un nuage en rouleau très intrigant, ou encore la variété Asperitas, incroyablement chaotique.


14/10/2018
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D’où vient la couleur bleue du saphir ?

Saphir.PNGDe traces d’oxyde de fer et de titane, autrement dit, d’impuretés – contrairement au diamant que sa pureté rend incolore à l’œil nu.
La concentration de ces atomes colorés détermine l’intensité du bleu, du clair au très soutenu. Minéral très dur (9 sur l’échelle de Mohs, qui va de 1, pour le talc, à 10, pour le diamant), le saphir appartient à la famille des corindons, constitués d’oxyde d’aluminium. Si son nom est associé à la couleur bleue, il existe également des saphirs roses, jaunes, orange, violets ou verts, dont la nuance varie en fonction de différentes impuretés contenues dans la pierre (chrome, vanadium, magnésium,…).
En revanche, un saphir n’est jamais rouge, cette teinte étant l’exclusivité d’un autre corindon, le rubis (qui doit cette couleur à la présence de chrome).
Le nom de cette pierre précieuse vient du grec ancien sappheiros (« pierre de couleur bleue »), ou de l’hébreu sappir (« la plus belle chose »). L’un des plus célèbres est le Grand Saphir de Louis XIV (135,80 carats, soit 27,10 g), exposé dans la galerie de minéralogie et de géologie du Muséum national d’histoire naturelle, à Paris


25/09/2018
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Quelle est la taille d'un grain de sable ?

Sable.PNGLes géologues réservent le terme de sable à des grains dont le diamètre est compris entre 60 micromètres et 2 millimètres.

Mais pour les physiciens, il n'y a pas véritablement de limite supérieure. Si, dans la vie courante, nous distinguons plage de sable, de graviers ou de galets, la physique de ces matériaux granulaires reste strictement la même.

En revanche, la limite inférieure, elle, existe bel et bien. En dessous de 60 micromètres, l'humidité ou les forces d'adhésion électrostatiques entre les grains prennent le pas sur leur poids. Ils ne se comportent plus comme du sable mais comme une poudre dont le comportement n'est pas décrit par les mêmes équations.

Ainsi, selon la physique, le sucre glace devrait être appelé sucre en poudre, et le sucre en poudre... sucre en sable.


20/09/2018
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Qu'est-ce qui distingue un animal domestique d'un animal sauvage ?

Animaux.PNGQu'il s'agisse de lapins, de chiens, de vaches, de moutons et autres cochons, les mammifères domestiqués présentent des caractéristiques que l'on ne retrouve pas chez leurs homologues sauvages. L'explication ?

En 2014, trois biologistes ont formulé une théorie permettant, pour la première fois, d'élucider l'ensemble de ces traits.

D'après eux, les hommes du Néolithique auraient sélectionné les spécimens animaux les plus dociles... c'est-à-dire ceux dont la glande surrénale (qui déclenche les réflexes de fuite ou l'agressivité) est de petite taille et de faible activité.

Une caractéristique liée, par ailleurs, à une déficience de la crête neurale. Or, cette configuration physiologique participe, chez l'embryon, à la formation des cellules de pigmentation, ainsi que de nombreux cartilages - oreilles, dents, mâchoire, crâne,... Dès lors, tout s'éclaire. Ou presque. Car cette hypothèse ne permet pas d'expliquer tous les traits de la morphologie domestique et, en particulier, celui de la queue recourbée, qui distingue, par exemple, le chien du loup.

 


19/09/2018
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