Istyablog : pour savoir en toute décontraction

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Nature


C’est quoi une algue ?

Algue.PNGContrairement à ce que l’on pense souvent, une algue n’est pas une plante terrestre qui vivrait sous l’eau. Observées au microscope, les cellules d’une algue sont presque toutes semblables. Chez les plantes, les cellules sont au contraire bien différenciées et forment ses différentes parties : racines, tige, feuilles…. Bien que celles-ci semblent exister chez les algues, elles ne sont en fait pas aussi complexes : pas de racine, mais une fixation au sol ou aux rochers par une sorte de crampon ; pas de tige, mais un axe vertical très simple ; et pas non plus de feuilles.

Parmi les quelque 72.500 espèces d’algues recensées, certaines ne contiennent qu’une seule cellule munie d’un flagelle, une petite queue qui leur permet de se déplacer. D’autres, elles aussi unicellulaires, ne sont au contraire pas du tout mobiles. On en trouve qui s’assemblent entre elles pour former une colonie ou un long filament. D’autres encore adoptent des formes bien plus complexes, telles les algues rouges, qui ressemblent à des petits buissons ou à des mousses accrochées au fond de l’eau. Elles font partie des plus anciens organismes pluricellulaires apparus sur Terre, il y a entre 1,2 et 1,4 milliard d’années. Les algues brunes peuvent se présenter sous la forme de rubans longs de plusieurs mètres qu’on retrouve sur nos plages (ce sont des laminaires), ou posséder des petits flotteurs qui les maintiennent à la surface de l’eau (telles les sargasses). Les algues vertes peuvent quant à elles mesurer de quelques micromètres… à plusieurs mètres !


15/09/2018
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Quel oiseau détient le record de temps de vol ?

Martinet.PNGSi l’on en croit les capteurs dont les ont équipés des ornithologues suisses, trois martinets à ventre blanc (Tachymarptis melba) ont passé…. Deux cents jours en l’air !
Ils auraient effectué le périple les menant de l’Afrique subsaharienne à l’Europe sans poser une patte au sol – ou alors, pas plus de quelques minutes.
Un voyage de près de sept mois, durant lequel les valeureux martinets se sont nourris et ont dormi en vol.
C’est la première fois que la preuve d’un tel comportement, longtemps soupçonné, est apportée.


26/08/2018
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La pollution de l’eau contamine-t-elle les fruits des arbres ?

arbres fruitiers.PNG
C’est démontré : la pollution chimique (dont les pesticides sont les principaux responsables) s’introduit dans les organismes végétaux via l’eau qu’ils boivent.
Mais si on les retrouve bien dans les fruits, cela reste à des doses inférieures au maximum fixé par les autorités de santé. La quantité de pesticides qui se retrouve dans le fruit est même extrêmement minime par rapport à ceux qui couvrent sa peau après le traitement agricole classique.
Manger un tel fruit sans la peau est donc, a priori, sans danger. Sauf, bien sûr, si les pesticides présents dans l’eau sont des produits nocifs interdits, utilisés frauduleusement.


23/08/2018
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Les choux-fleurs sont-ils des fleurs ?

Choux fleurs.PNGPas tout à fait. La partie centrale du chou-fleur, que les cuisiniers nomment pomme de chou, est appelée méristème en botanique.
Il s’agit d’un assemblage d’organes de préfloraison, que l’on pourrait comparer à des regroupements serrés de bourgeons. Pour être consommée, la plante doit donc être récoltée avant qu’ils ne fleurissent. Les jardiniers parlent de « montée en graine ». Et de fait, si l’on attend trop longtemps, de longues tiges aux fleurs plates qui finiront par donner des graines se forment. Le méristème disparaît et le chou-fleur n’est plus mangeable. Il en est de même pour l’artichaut, dont le méristème est la partie consommable.


18/08/2018
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D’où viennent les noms des nuages ?

nuages.PNGS’inspirant du système de classification des espèces végétales et animales, le pharmacien anglais Luke Howard propose, en 1803, une nomenclature construite à partir de termes latins. Ceux-ci peuvent être associés entre eux pour décrire les formations nuageuses. Par exemple, on appelle cirrus un nuage de haute altitude formé d’étroits filaments, et stratus une couche nuageuse de faible épaisseur. Par conséquent, on parle de cirrostratus lorsqu’un nuage de haute altitude ressemble à un voile filamenteux qui couvre une grande partie du ciel.


L’invention du britannique a eu un succès immédiat au sein de la communauté météorologique naissante, et demeure la base d’une classification qui s’est progressivement enrichie. Elle est aujourd’hui organisée en dix genres qui peuvent se décliner en différentes espèces ou variétés.


15/08/2018
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Est-il possible de greffer tous les arbres entre eux ?

Greffe arbre.PNG
Une greffe consiste à associer une plante, appelée greffon et dont on souhaite améliorer les qualités, à une autre plante, le porte-greffe. Celui-ci possède des caractéristiques absentes chez le greffon – la vitesse de croissance par exemple.
Les plantes se lient au niveau de leur cambium (la mince couche de croissance cellulaire située sous l’écorce et qui génère les cellules de bois).
Pour que la greffe prenne, il doit y avoir une ressemblance entre les anatomies du porte-greffe et celles du greffon.
Les plantes utilisées sont donc souvent de nature proche.
Mais les greffes entre espèces différentes ne sont pas si rares. Le record du genre a été réalisé par Sam Van Aken, un artiste New Yorkais, qui a réussi à greffer sur un même prunier 40 espèces distinctes (pêches, cerises, abricots,…). À noter toutefois : tous ces fruits sont à noyaux, donc plus ou moins cousins du prunier. Ce nouvel hybride a été baptisé « l’arbre aux 40 fruits » (ils ne se sont pas trop cassé pour lui trouver un nom !).


11/08/2018
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Quelle est l’utilité des bosses des chameaux ?

Chameau.PNG


Ces excroissances typiques des camélidés sont remplies de graisse. Elles constituent un stock alimentaire pour l’hiver et surtout une réserve d’énergie qui peut se transformer en eau selon un processus proche de celui de la combustion.
La concentration de cette masse de graisse (qui peut dépasser 150 kilos) permet aux camélidés de mieux réguler leur température interne. Ils vivent en effet dans des contrées où les températures atteignent 45 °C l’été et chutent à – 45 °C l’hiver, ou sont soumises à de grandes variations entre le jour et la nuit.
Si la couche de graisse était répartie à la surface de leur corps (comme pour les ours ou les phoques auxquels elle sert d’isolant contre le froid), elle empêcherait le refroidissement de leur organisme durant l’été. L’hiver, leur épaisse toison les protège suffisamment du froid.


24/07/2018
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Les oiseaux migrateurs dorment-ils en vol ?

Oiseaux  migrateurs.PNG


Certains oiseaux de mer sont capables de voyager pendant des semaines entières sans se poser.

Leur secret : ils dorment en vol ! Les scientifiques le soupçonnaient, mais une équipe internationale vient d’en apporter la preuve en équipant des frégates d’un GPS et d’électrodes qui ont enregistré l’activité de leur cerveau pendant des vols pouvant durer dix jours (soit 3.000 km parcourus).
Les frégates dorment, en vol, en moyenne moins d’une heure par jour, par tranches de quelques minutes. Souvent, un seul hémisphère cérébral est au repos : les oiseaux n’ouvrent alors qu’un œil.
GPS (sur le dos) et électrodes (sur la tête) ont révélé que la frégate cumule 42 minutes de micro siestes par jour.


23/07/2018
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Un cheval qui est content s’ébroue forcément.

Cheval.PNGVoilà une nouvelle intéressante !  Blague à part, jusqu’à présent l’on pensait qu’un cheval qui s’ébrouait cherchait en réalité à se débarrasser de quelques poussières qui encombraient ses naseaux !


Or, des chercheurs de l’université de Rennes viennent de démontrer que les ébrouements manifesteraient une émotion positive de l’animal.


Ainsi, les chevaux s’ébrouent deux fois plus souvent au pré qu’au box, pourtant plus poussiéreux, et ils le font dans des situations calmes.
Il s’agirait donc d’un mode de communication exprimant un certain bien-être, tel le ronronnement chez le chat !


13/07/2018
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Les abeilles sont-elles condamnées à disparaître de notre Terre ?

image.png

 

En regardant les infos nationales (le jeudi 07/06), je suis tombé sur quelques images relatant la colère des apiculteurs qui réclament une indemnisation et l’interdiction des pesticides qui déciment leurs ruches.
Cette manifestation – relayée dans plusieurs départements de France - leur a valu la visite impromptue de Nicolas Hulot…. Reste à savoir si cela sera suivi d’un quelconque effet !

 

Un post s’imposait donc sur ce thème car il serait dommage qu’à l’avenir nous soyons privés du bourdonnement des abeilles domestiques mais également de leur délicieux miel (dont la production s’est réduite de moitié en 20 ans). Sans compter que cette hécatombe n’est pas sans conséquence sur la pollinisation des plantes et de tout le cycle qui s’ensuit !

 

Le taux de mortalité des abeilles, qui était de 5% au début de ce second millénaire, dépasse parfois les 90%, voire plus, dans certaines régions du globe comme la Chine ou le Nord des States.
Pour les Apis mellifera françaises le taux est de 30%/an ce qui laisse plus de 300.000 ruches sans propriétaires !

 

Les principales causes de mortalité sont :

 

  • Les pesticides et insecticides (clothianidine, thiaméthoxame, …), ce contre quoi manifestent les apiculteurs.
  • L’agriculture intensive qui amène un appauvrissement de la variété des plantes à butiner.
  • Le manque de nourriture. Cela est dû à la destruction des soi-disantes "mauvaises" herbes comme les bleuets ou les coquelicots. Manque de chance, nos amies les abeilles adorent ces mets !
  • Les prédateurs à l’instar du frelon asiatique, qui a été introduit en France en 2004, ou de l’acarien « Varroa Destructor» (rien que le nom me fait peur !).
  • ….

Si les abeilles meurent, il n’y aura plus de pollinisation et de nombreux fruits portant des graines disparaîtront et une partie de l’agriculture sera touchée…

 

Pour contrer cela, les chercheurs du monde entier essayent de trouver d’éventuels remplaçants aux abeilles butineuses et s’orientent même vers des abeilles-drones (cf. Beeonic).

 

Pour ma part je préfère continuer de voir travailler nos abeilles...


09/06/2018
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