Istyablog : pour savoir en toute décontraction

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Pour les geeks


Blockchain : l'aide des explorateurs pour trouver et lire les infos (Partie 3 - les blocs)

Pour ceux qui n'auraient pas vu la partie 2 : https://www.istyablog.com/blockchain-l-aide-des-explorateurs-pour-trouver-et-lire-les-infos-partie-2-l-adresse-et-la-transaction

 

Nous avons examiné les adresses qui ensuite sont intégrées dans des transactions. Il nous reste à voir maintenant la troisième partie celle concernant les blocs qui contiennent un ensemble de transactions.

 

Pour illustrer les blocs nous allons en choisir un au hasard, par exemple le 525455 que vous allez saisir dans la rubrique de recherche ci-dessous … là où il y a la loupe .... à droite de l'écran !

 

image.png

Vous verrez alors apparaître les données suivantes :

 

image.png

 

Signification des différentes rubriques :

 

Hauteur : Numéro séquentiel du bloc (il augmente de +1 à chaque bloc validé par les mineurs). Le bloc Genesis était le bloc 0.

 

Hash : SHA256 du présent bloc ce qui représente 64 caractères alphanumériques (de 0 à 9 + a à f).

 

Bloc précédent : Hash du bloc précédent (c'est ce qui constitue la chaîne, car si un seul caractère du bloc précédent venait à être changé - par un hacker, par exemple - tous les blocs suivants en seraient donc immédiatement informés).
Si vous cliquez dessus vous arriverez bien au bloc N° 525454.

 

Bloc suivant : Hash du bloc suivant.
Si vous cliquez dessus vous arriverez bien au bloc N° 525456.

 

Date : Timestamp (Horodatage) du bloc.

 

Date réception : Date et heure du minage du bloc.

 

Relayé par : Entité qui a trouvé la solution du minage.

 

Difficulté : Paramètre utilisé par Bitcoin pour maintenir un temps moyen de dix minutes entre deux blocs. Ce paramètre, mis à jour automatiquement tous les 2016 blocs (environ deux semaines), peut évoluer à la hausse ou à la baisse pour s’adapter à la puissance de hachage du réseau.

 

Bits : Champ qui varie tous les 2016 blocs en même temps que le champs Difficulté. Vous pouvez zapper, pour le moment !

 

Nombre de transactions : Nombre de transactions contenues dans le présent bloc, soit 818.

 

Somme des outputs : Montant total des outputs ou des sorties soit 966,93086873 BTC pour ce bloc.

 

Volume estimé des transactions : Ce montant est toujours inférieur à la somme des outputs car il ne compte pas le montant des récompenses allouées aux mineurs.

 

Taille : C'est la taille du bloc examiné en Kbits.

 

Version : Version du protocole utilisé. Le bloc genèse était en version 1.

 

Racine de Merkle : Valeur de hachage de toutes les transactions contenues dans le bloc. Vous pouvez zapper et laisser cela aux cryptographes.

 

Nonce : Nombre cryptographique qui ne peut être utilisé qu'une seule fois et n'a qu'un seul but, celui d'aider à construire le hachage. Une fois qu'il a été utilisé, il ne peut plus jamais être réutilisé.

 

Récompense du bloc : ou Reward. Somme que reçoit le mineur en échange de son travail. Seul le mineur ayant validé le bloc les reçoit. Initialement fixé à 50 BTC, ce montant est divisé par 2 tous les 4 ans.

 

Frais des transactions : Commissions destinées aux mineurs du réseau qui valident tous les blocs et ses transactions respectives.

Pour voir le détail des transactions composant le bloc, il suffit de cliquer sur le lien hypertexte de la rubrique Hash.

 

Vous parviendrez alors sur l'écran suivant :

 

image.png

 

Désormais vous avez de nombreux éléments pour mieux assimiler les adresses qui se trouvent dans des transactions elles-mêmes regroupées dans des blocs.

A vous de jouer, et en retour, je vous remercie de me signaler toute inexactitude ou compléments bien utiles que vous auriez découverts.

04/07/2019
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Blockchain : l'aide des explorateurs pour trouver et lire les infos (Partie 2 - l'adresse et la transaction)

Pour ceux qui n'auraient pas vu la partie 1 : https://www.istyablog.com/blockchain-l-aide-des-explorateurs-pour-trouver-et-lire-les-infos-partie-1

 

J'espère que la partie 1 ne vous a pas rebutés et que vous avez commencé à utiliser l'explorateur pour vous initier aux informations fournies par les blockchains et visibles par tous (au moins pour les blockchains publiques).
Probablement que vous avez dû constater que la transparence c'est bien ... tout en n'étant pas si transparent que cela.

 

L'adresse (d'envoi ou de réception des fonds)

Au préalable, il me semble bon de faire un petit rappel sur 3 notions que l'on a tendance à confondre, au moins au début : Clef privée, Clef publique, Adresse.

 

La clef privée est absolument personnelle et ne doit pas être divulguée. Elle permet d’initier une transaction en signant cryptographiquement le message à émettre.

 

La clef publique : Une clef publique va toujours de pair avec une clef privée. Lorsqu’un portefeuille effectue une transaction, il inclue la clef publique dans chaque signature. Les nœuds du réseau peuvent ensuite utiliser cette clef publique pour vérifier la signature.

 

L'adresse est un identifiant utilisé pour envoyer des cryptos à quelqu'un d'autre. Elle est déduite à partir de la clef publique et elle commence toujours, pour les bitcoins, par un 1. (Ceci étant, d'autres adresses commencent par 3 ce sont les adresses dites Pay-to-Script-Hash (P2SH), issues de scripts complexes).

 

La première adresse ayant reçu des BTC est : 1A1zP1eP5QGefi2DMPTfTL5SLmv7DivfNa

 

 

On va se servir de cette adresse pour la suite du présent mémo.

 

Après avoir lancer l’explorateur en cliquant sur le présent lien, on fait un copier/coller de l’adresse ci-dessus dans la fenêtre de recherche.

Si vous avez bien suivi, vous arrivez à l’écran suivant :

 

image.png

 

Il s’agit bien de la première adresse car elle est intitulée « Genesis of Bitcoin».

Le QR code est un facilitateur au cas où vous souhaiteriez utiliser cette adresse en évitant d’avoir à la ressaisir … avec les risques d’erreurs possibles.

 

Adresse : C’est l’adresse sur laquelle seront débités ou crédités les BTC.

 

Hash 160 : Il s’agit du hachage de la clef publique au format Hash 160. C'est la version de votre clé publique que vous donnez à d'autres personnes afin qu'elles puissent vous envoyer des bitcoins. Elle est plus courte que la clé publique d'origine et peut fournir une couche de sécurité supplémentaire pour vos bitcoins par rapport à la divulgation directe de votre clé publique.

 

C'est aussi fondamentalement la version "brute" d'une adresse. Vous pourrez vérifier par vous-même en utilisant le convertisseur d’adresse suivant : http://bitcoinvalued.com/tools.php

 

Nb de transactions : nombre de transactions ayant utilisé cette adresse (au jour où j’ai fait la hard-copy d’écran 1.637 transactions avaient fait référence à cette adresse). Le détail desdites transactions figure plus bas dans la même page.

 

 

Total reçu : Montant reçu par cette adresse (par contre il n’y a pas le montant envoyé vers des tiers depuis cette adresse).

Solde final : Différence entre les montants reçus ci-dessous et les montants versés. En aucun cas il ne peut être supérieur au total reçu.

 

2 boutons « Demande de paiement » et « Bouton de donation » vous permettront d’utiliser un formulaire pour établir une requête de paiement tandis que le second vous servira à obtenir un script pour réaliser, depuis votre page internet, une donation à l’adresse en cours (dans notre exemple la donation sera faite à l’adresse 1A1zP1eP5QGefi2DMPTfTL5SLmv7DivfNa).

 

Si vous scrollez l’écran (défilement de la page vers le bas), vous obtiendrez les informations suivantes :

 

image.png

 

Il s’agit de l’ensemble des transactions qui ont inclus l’adresse concernée, soit pour des paiements, soient pour des retraits.

 

Les Transactions

Pour visualiser les transactions nous allons poursuivre avec l'adresse suivante (car elle ne contient que 2 transactions, ce qui est plus simple) :

 

1Lr4XWQ5MAmRDUSGegHdQkMYrE6X448yz
Cliquez sur ce lien et vous pourrez voir le détail de l'adresse et les 2 transactions qui y sont rattachées :

 

image.png

 

J’ai entouré 3 informations, dont il est nécessaire de connaître la signification :

 

En noir : il s’agit de l’identifiant de la transaction (TXID ou ID). Il se compose de caractères alphanumériques et est essentiellement un numéro d'identification attribué à une transaction bitcoin. Chaque transaction effectuée sur la blockchain Bitcoin possède cet identifiant unique.
En rouge : C’est l’adresse émettrice du paiement (Il peut y en avoir plusieurs !).
En vert : C’est l’adresse réceptrice du paiement (Il peut y en avoir plusieurs !)

 

N.B : si l’adresse apparaît dans la partie gauche, il s’agit d’un débit (la flèche du sens apparaît alors en rouge image.png). Dans le cas contraire l’adresse sera créditée (et la flèche apparaîtra alors en vert image.png). Même jeu de couleur pour les montants.

 

Sur la partie droite sont spécifiées les adresses qui seront créditées et le montant en BTC.

 

Petite astuce : en passant la souris sur la zone « montant », il vous sera affiché la contre-valeur de celui-ci en dollars !

 

image.png

 

A quoi sert le filtre ?

 

Il ne vous aura pas échappé, qu'il est possible de filtrer les transactions selon un certain nombre de critères :

 

image.png
A vous de voir ce que donne chaque possibilité

Maintenant, je vous laisse bien ingurgiter tout cela, avant de détailler les blocs dans une partie 3.

 

A suivre ...


02/07/2019
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Mais c'est quoi l'holochain ?

Progressivement l'on commence tous à un peu mieux connaître la blockchain que d’aucuns appellent la 4ème Révolution industrielle.

 

Mais, récemment, j'ai pu assister à des conférences dans le cadre des Futur.e.s ou Festival de l'innovation numérique et durable à la Manufacture des Gobelins :

 

image.png

Dans le programme de ce festival consacré à l'innovation, une conférence avait attiré mon attention, d'autant qu'elle était libellée comme suit : "Vous aviez enfin compris la blockchain ? Dommage, voici l'holochain !

Incroyable, les blockchains seraient en passe d'être démodées ... avant même d'avoir fait leurs preuves !

 

Hélas, la présentation assurée par Jean-François Noubel (Chercheur en intelligence collective ) et Raphaël Briner (Designer & Entrepreneur Suisse) ne durait que 45' et cela passe très rapidement.

 

En introduction, il est spécifié le côté énergivore et même très énergivore des blockchains ... (ceci étant cela n'est vrai que pour les blockchains utilisant le consensus Proof of Work comme bitcoin ou Ethereum ... et encore, cette dernière devrait basculer, dans un avenir plus ou moins proche, vers le Proof of Stake).

 

Pour contrer ce gros désavantage ... Zorro est arrivé ... pardon, l'holochain va arriver.
Ses points forts par rapport aux blockchains : quasiment pas énergivore, plus vertueuse et vecteur d'une économie circulaire.

 

Dans les grandes lignes, l'holochain est une nouvelle technologie qui permettrait d’aller vers un Internet réellement décentralisé, ultra performant, n'utilisant pas de grand livre, ni d'intermédiaire.
En outre, elle est agent-centric (en français : centrée sur l'individu), et l'autorité est individuelle en matière de partage, d'accès et de stockage de données.

 

Mais j'avoue, qu'en si peu de temps, je n'ai pas pu saisir toutes les subtilités.
Heureusement il existe un white paper qui vous expliquera cela mieux que je ne le pourrais.

 

Affaire à suivre de près dans les toutes prochaines années puisque le concept devrait être lancé sur le marché dans les prochains mois de 2019.

Pour aller plus loin :


30/06/2019
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Blockchain : l'aide des explorateurs pour trouver et lire les infos (Partie 1)

Vous connaissez probablement la définition classique d'une blockchain qui énonce :
"La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d'informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle (définition de Blockchain France)".

 

Aujourd'hui, je focalise sur le terme "transparent", car, en réalité cette transparence n'est visible que pour les initiés.

 

Avouez que de tomber sur un tel bloc, n'est guère parlant :

 

image.png

 

Et d'ailleurs, comment un profane peut-il trouver et consulter ce genre d'informations s'il n'a pas un peu d'assistance ?
Pas de panique, il existe, pour vous aider, ce que l'on appelle des explorateurs.
Avouons-le immédiatement, la transparence est plutôt floue et seuls les experts s'y sentiront à l'aise ... mais, au moins, vous saurez où trouver l'info...

 

Je vais donc utiliser un explorateur qui vous permettra de voir les blocs et les transactions de 3 blockchains : bitcoin, Ethereum, bitcoin Cash.

 

Par souci de simplification, nous examinerons le bitcoin ... à vous de faire le reste du chemin et nous enrichir de vos découvertes...

Se rendre à l’adresse suivante : https://www.blockchain.com/explorer

 

Cela nous permet de voir les blocs et/ou les transactions en cours. (Pour voir les blocs minés : cliquer sur le bouton "Afficher plus").

 

image.png

 

Hauteur du bloc : Nombre de blocs depuis le minage du bloc genèse de Bitcoin.
Age : Temps écoulé depuis qu’un bloc a été résolu concrètement.
Transactions : Nombre de transactions contenues dans le bloc.
Miner : Nom du pool qui a validé le bloc.
Taille : Taille globale du bloc obtenue par l’addition de la somme des tailles de chacune des transactions composant le bloc.

Pour avoir la liste des transactions non confirmées, il faut cliquer sur l’onglet Transactions puis sur le bouton Afficher Plus.

 

Statistiques :

Des statistiques sont également disponibles en cliquant sur le présent lien. Elles ne concernent que les dernières 24 heures.

↪ Nombre de blocs minés.
↪ Temps écoulé (en minutes) entre chaque bloc.
↪ Nombre de bitcoins minés en 24h.
↪ Prix du marché d’un BTC.
↪ Volume de transactions estimé dans BTC et USD.
↪ …

 

En bas de page, d’autres liens bien intéressants sont également accessibles. Il s’agit :

 

Adresses les plus populaires : Ce sont les adresses qui reçoivent le plus de paiements.

 

Blocs orphelins : Blocs valides qui ne font pas partie de la chaîne principale bitcoin. Cela peut être dû au fait que deux mineurs produisent des blocs similaires, mais ils peuvent également être causés par un attaquant (avec suffisamment de puissance de hash) qui tenterait d'inverser les transactions.

 

Transactions non-confirmées : Transactions en attente d'inclusion dans un bloc.

 

Les grosses transactions : Il s'agit des 100 plus grandes transactions des 50.000 dernières transactions.


Transactions étranges : Impossible de décoder l’adresse bitcoin de sortie.

 

Statistiques des pools miniers : Diagramme à secteurs montrant la part de marché des plus importantes pools miniers Bitcoin. Cela vous démontrera que le minage n'est pas si décentralisé que cela !

Inventaire des rejets : Blocs et transactions qui ont été rejetés par les nœuds.

 

Tags des adresses : Taguez votre adresse Bitcoin publique. Le tag vous permettra d'attribuer à votre adresse bitcoin publique un nom court et un lien externe. A chaque fois que l'adresse est affichée sur blockchain.info, le nom et le lien seront affichés.

 

Mon portefeuille - Gérez votre argent en créant un portefeuille Bitcoin.

 

Pour cette première partie, cela fait déjà pas mal de choses à examiner et à comprendre.
La suite au prochain épisode
.

 

A suivre ...


27/06/2019
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Quelle(s) différence(s) entre Node, FullNode et MasterNode ?

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Blockchain : un concept aux multiples secrets pour le profane

 

Si vous vous intéressez aux blockchains et que leur concept général vous apparaît clair, nul doute que vous tenterez d'approfondir certains points quelque peu brumeux.

Tel fut mon cas pour essayer d'y voir un peu plus clair et bien différencier les notions de Node (nœud), FullNode (nœud complet) et MasterNode (noeud maître).

 

C'est quoi un nœud ?
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Le nœud au milieu du réseau

 

Dans un réseau informatique, un nœud est un participant, une unité. Cela peut être un ordinateur, connecté à un réseau par l'intermédiaire d'une carte de réseau. Ce nœud est un élément constitutif dudit réseau.

 

Jusque-là les choses paraissent assez claires, mais que vient faire le FullNode?

 

C'est quoi un FullNode ?

Pour les blockchains utilisant le processus de sécurisation PoW (Proof of Work ou Preuve de Travail) afin de valider les blocs contenant les transactions, il est nécessaire d'en passer par les mineurs.

 

A ce titre, ces derniers sont des nœuds du réseau distribué.
Mais pour être en mesure de pouvoir exercer leurs contrôles et de vérifier que personne ne tente d'altérer les informations contenues dans la chaîne de blocs, il est nécessaire qu'ils téléchargent l'intégralité de la blockchain. Ils deviennent alors des FullNodes.

 

C'est quoi un MasterNode ?

Le MasterNode (Nœud maître ou nœud central ou nœud principal ... à votre guise) est une autre façon de sécuriser une blockchain tout en étant très nettement moins énergivore que le consensus Proof of Work. En fait, il s'agit d'un consensus qui s’appuie en grande partie sur le PoS (Proof of Stake ou Preuve d'Enjeu).

 

Le MasterNode est un nœud complet qui possède une copie intégrale de la blockchain. Il effectue, valide et transmet les transactions sur le réseau. Les nœuds de niveau inférieur ne possèdent qu’une copie partielle de la blockchain, et effectuent à tour de rôle la vérification des transactions, selon un système de sélection aléatoire.

 

Le MasterNode est intéressant car il vous donne un droit de vote et vous permet de gagner des cryptos mais il nécessite, au préalable, le blocage d’une certaine quantité de jetons (propre à chaque type de Masternodes) pour pouvoir fonctionner. Ce dépôt est ce que l'on nomme le collatéral.

 

J'espère avoir un peu clarifié les grandes différences entre ces 3 terminologies. N'hésitez pas à compléter ou corriger le présent post.


26/06/2019
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Quel rapport entre l'île de Yap et la blockchain ?

What is the relationship between Yap Island and Blockchain ?

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L'île de Yap, ... c'est ici


L'île de Yap et la blockchain, voilà une association de termes qui peut paraître étonnante ... et pourtant !

Dans le monde blockchain, l'on peut extraire 3 dates primordiales :

 

- 31/10/2008 : Publication du livre blanc de Satoshi Nakamoto.
- 03/01/2009 : Émission du bloc génésis du bitcoin
- 22/05/2010 : Pizza day qui correspond à la 1ère transaction commerciale en bitcoin

 

Donc, l'on peut en déduire que la blockchain est une technologie d'invention récente. Mais en y regardant de plus près, et en se disant que chaque nouveauté trouve son fondement sur de l'ancien, l'on s'aperçoit qu'un modèle similaire existait déjà sur l'île de Yap aux confins de la mer des Philippines dans les États fédérés de Micronésie.

 

Les pierres de l'île de Yap
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Les pierres de l'île de Yap

 

Ces pierres nommées fei ou raï, étaient en réalité la monnaie de l'île. Un trou en leur partie centrale, les rendant si caractéristiques, facilitait leur transport après introduction d'un pieu. Elles étaient extraites et façonnées sur l'île voisine, mais pas si proche (455 kms), de Palau.

 

Cette monnaie tirait sa valeur du matériau des pierres, l'aragonite, de leur forme, de leur beauté, de leur rareté, de leur dimension,... mais aussi des risques pris pour les extraire, des navigateurs aventureux morts au cours du voyage de retour de Palau, de la célébrité de ceux-ci, voire même - notion plus difficile à appréhender - de la "personnalité" de la pierre.

 

Initialement, après chaque transaction, les pierres étaient déplacées physiquement chez le nouveau propriétaire. Mais vu leur poids (parfois plusieurs tonnes), le déplacement était très difficile, mobilisait de nombreuses personnes, était susceptible de détériorer la pierre et d'en diminuer sa valeur sans oublier que cette opération était très risquée en termes d'accidents.
Les Yapais "améliorèrent" leur système, basé sur la confiance, en décidant de laisser les pierres là où elles se trouvaient et de se souvenir collectivement de qui en était propriétaire. Cela est, en quelque sorte, l'équivalent d'une inscription dans un grand livre décentralisé.

 

Si un Yalpais se présentait et essayait de prétendre, à tort, qu'une pierre était la sienne, le village pouvait consulter son grand livre décentralisé mental et mettre fin à la supercherie.

 

Si vous vous rendez sur cette île vous pourrez voir de nombreuses pierres raï puisqu'il en reste environ 6.000 à ce jour.

 

Le déroulement des transactions

La tradition sur l'île était orale. De sorte que pour faire une transaction entre 2 Yapais, ceux-ci devaient se mettre d'accord sur le prix, donc sur la taille et le nombre de pierres à fournir en échange du bien.

 

Une fois cela réalisé, les 2 Yapais se rendaient sur la place du village pour informer les autres habitants de Yap de la transaction réalisée. Chacun de ceux-ci la retenait dans son grand livre mental et aucun déplacement de pierre n'était réalisé puisque tout était mémorisé.

 

Similitudes avec la blockchain

La façon de procéder des Yapais est tout à fait assimilable au fonctionnement d'une blockchain qui doit obéir aux 3 principes de base suivants :

 

Transparence : celle-ci a lieu dès lors que les Yapais en informent toute la place du village. Chaque villageois présent est un nœud qui sait qui détient la ou les pierres, qui peut vérifier la qualité et les caractéristiques de chaque élément et faire part, si nécessité, de son refus en cas d'anomalie.

 

Sécurité : elle est liée à la distribution de l'information ... comme sur un registre distribué des blockchains modernes.

 

Sans tiers de confiance : les Yapais auraient pu choisir de passer systématiquement par le chef du village ou par une personne désignée par celui-ci. Or, ils n'ont pas fait ce choix et leur système fonctionnait parfaitement.

 

La blockchain confie la validation des transactions à ses nœuds, tout comme le système monétaire de l'île de Yap comptait sur ses villageois pour valider les transactions en pièces de monnaie - pierres.

 

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Bien entendu, le peuple Yapais a abandonné, au début du 20ème siècle le système des pierres pour passer au dollar classique. Mais il serait intéressant de savoir si Satoshi Nakamoto avait connaissance des pierres raï et s'il s'en est inspiré pour son White-paper initiateur de la technologie blockchain...

21/06/2019
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Combien faut-il vous donner pour quitter Facebook ?

Facebook.PNGCette question est sérieuse puisqu'elle a été posée par des chercheurs américains à des utilisateurs du réseau social de Mark Zuckerberg !

 

Résultat de l'étude : Ces internautes exigeraient plus de 1.139 dollars par an pour délaisser Facebook. "Le défi était de savoir comment donner une valeur monétaire à un service que les gens ne paient pas" a expliqué l'un des initiateurs de l'enquête.

 

Malgré les scandales qui ont touché l'entreprise californienne cette année, ce montant est important, ce qui révèle l'attachement profond au réseau social utilisé par 2,3 milliards de personnes dans le monde.

 

Et dire qu'à Noël j'ai abandonné ce réseau social pour 0 euro, car avec l'émergence du mouvement des gilets jaunes j'y trouvai beaucoup de violence verbale, voire même de la haine et de nombreuses fake news dont le seul but était de manipuler une certaine opinion publique....

 

Et vous, vous quitteriez Facebook pour combien ?


15/02/2019
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Les nouveaux maux (ou mots) du numérique !

Ringxiety.PNGActuellement, il y a une floraison de nouveaux termes liés au numérique. En voici quelques uns :

 

Le phubbing : Préférer son téléphone portable à ses amis.

 

Ce néologisme inventé par un étudiant australien à partir de phone (téléphone) et snubbing (snober) désigne la tendance à accorder plus d'attention à ses amis virtuels qu'aux vraies personnes. Cette nouvelle forme d'incivilité peut aussi être une manière de montrer à votre interlocuteur que vous avez mieux à faire que de lui parler. Selon une étude publiée en mars 2018 par deux psychologues de l'université du Kent (Royaume-Uni), le phubbing peut conduire à terme à une réelle forme d'exclusion sociale.

 

La selfite : L'envie irrépressible de se prendre en photo.

 

Apparu dans un article satirique américain en 2014, le terme "selfitis" ("selfite" en français) a été sérieusement repris dans une étude récente par des chercheurs britanniques et indiens : ils ont analysé l'état d'esprit de 400 étudiants en Inde, où 14 personnes (sur la trentaine estimée dans le monde) ont trouvé la mort en 2017 en se prenant en photo, et qualifie la sefite de "maladie mentale". Cette étude est toutefois très controversée.

 

La cybercondrie : L'hypocondrie alimentée par Internet.

 

La cybercondrie est une hypocondrie d'un genre nouveau qui touche les personnes développant déjà ce type de trouble. La surabondance d'informations médicales accessibles sur internet ne fait qu'alimenter les angoisses de ceux qui sont persuadés d'avoir une maladie grave. Ce phénomène commence à être étudié par les médecins et a même fait l'objet d'une thèse en 2014 à la faculté de médecine de Toulouse.

 

Le Smombisme : L'obsession du smartphone qui fait risquer l'accident.

 

Comme un zombie équipé d'un smartphone, le smombie avance les yeux rivés sur son téléphone, au point d'en négliger son environnement et de mettre sa vie en danger. Selon une enquête OpinionWay pour GMF Assurances d'avril 2018, 77 % des Français téléphonent en marchant. Chez les jeunes, ce chiffres atteint 95 % et ils sont 92 % à lire ou envoyer des SMS. Par ailleurs, 14 % des utilisateurs ont déjà frôlé l'accident (18 % chez les 18-24 ans) et 8 % se sont déjà fait renverser par un véhicule (13 % chez les 18-24 ans).

 

La nomophobie : La peur d'être séparé de son mobile.

 

Contraction de no mobile phobia, la nomophobie désigne la peur d'oublier son mobile, de ne plus avoir de batterie ou de réseau. En 2012, un millier d'étudiants d'une douzaine d'universités des cinq continents ont été privés de portable, pour une vaste étude baptisée The World Unplugged. La moitié a avoué ressentir un sentiment de panique, de l'anxiété et même des palpitations cardiaques, et n'a pas réussir à tenir vingt-quatre heures.

Ces symptômes sont souvent associés à l'angoisse de la déconnexion appelée "fomo" (fear of missing out) qui conduit à ne jamais couper son mobile par crainte de rater des échanges, des notifications Facebook, des tweets,....

 

La Ringxiety : Le syndrome de la sonnerie fantôme.

 

Deux personnes sur trois ont déjà entendu leur téléphone sonner ou l'ont senti vibrer par erreur, selon une étude publiée par la revue Social and Bevioral Sciences. Ce phénomène psychoacoustique traduit un état d'hypervigilance du cerveau vis-à-vis des moindres sollicitations de nos outils numériques.


10/01/2019
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L’informatique quantique a désormais une chaire

Informatique quantique.PNGEn mai dernier, Atos et le CEA ont inauguré une chaire industrielle, co-financée par l’Agence nationale de la recherche (ANR), dans le but de développer la recherche et l’innovation en information quantique.

 

Cette chaire industrielle baptisée Nasniq (Nouvelle architecture de spins nucléaires pour l’information quantique) a pour ambition de contribuer à développer le fameux et tant attendu ordinateur quantique, une machine susceptible de révolutionner le traitement de l’information dans les années à venir et de faire face à l’explosion des données entraînée par le Big Data et l’Internet des Objets (IoT).


14/11/2018
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Sauvegarde de données informatiques : à ne pas négliger !

Aujourd’hui, nous utilisons l’ordinateur chaque jour de notre vie tant, à titre privé, que professionnel, mais pensons-nous à la sécurité des données ?

 

AOMEI.PNG

Nombreux en sont encore à se demandent si la sauvegarde est nécessaire ?
Avez-vous l'habitude de sauvegarder ? Peut-être que votre ordinateur fonctionne très bien et qu'il n'y a jamais eu de problèmes, mais ce que vous devez savoir, c'est que la catastrophe est toujours soudaine, et elle peut revêtir diverses formes telle une attaque du type ransomware Wanna Cry ou une défaillance du disque dur.


Bien que la sauvegarde de données puisse vous paraître une action fastidieuse, il est préférable d'en faire régulièrement car la sauvegarde peut être une chose simple surtout si l'on utilise un logiciel approprié.


Récemment, j'ai trouvé un logiciel de sauvegarde gratuit en français nommé AOMEI Backupper, il est clair, concis et ne contient aucune publicité. Le point le plus important est qu'il est très facile à utiliser. Toutes les opérations ne nécessitent que quelques clics, AOMEI Backupper s'occupant de quasiment tout.


Par exemple, pour créer une sauvegarde, il suffit de sélectionner ce que vous voulez sauvegarder, puis choisir un emplacement cible (il est conseillé de choisir un périphérique de stockage externe) puis cliquez sur Démarrer. En attendant la finalisation de ladite sauvegarde, vous pouvez continuer de travailler sur autre chose, car il sauvegarde sans interrompre les opérations en cours.

 

La sauvegarde du système, de disque, de partition et de fichiers sont toutes prises en charge. En même temps, des options pratiques sont disponibles. Pour des fichiers privés, il vous est possible de configurer un chiffrement lors de la sauvegarde. Il est également possible de compresser le fichier image pour économiser de l'espace de stockage.

Pensez à sauvegarder vos données de façon régulière sinon optez pour la configuration d'une tâche planifiée en définissant une fréquence de sauvegarde qui vous convient le mieux. Vous pouvez également essayer la fonctionnalité de synchronisation de fichiers en temps réel, qui permet de synchroniser sur une application de service de cloud tel que Google Drive, OneDrive, etc.

 

Bien entendu, vous pouvez facilement restaurer vos données. J'ai supprimé les données que j'avais sauvegardées pour un test. Avec la fonctionnalité de restauration, toutes mes données ont été trouvées et restituées. Il est également possible d'opter pour une restauration sélective ce qui est également très pratique.

Quelquefois, à cause d'un dysfonctionnement ou d'une défaillance de notre ordinateur, nous devons réinstaller le système. La réinstallation est simple, mais la configuration et la réinstallation des logiciels prendront beaucoup de temps.
Toutefois, si vous effectuez une sauvegarde du système pendant que l'ordinateur fonctionne normalement, vous pourrez restaurer directement le système à son état précédent en quelques clics. Et même si votre ordinateur ne démarre pas, vous pouvez le faire repartir en créant un média de démarrage avec AOMEI Backupper, puis le restaurer.

 

Enfin une autre fonctionnalité utile est le clonage de disque dur, si vous souhaitez changer votre disque dur ou SSD pour un autre.

 

Quelques liens utiles :

 

- https://www.disk-partition.com/fr/

- https://www.aomei.fr/backup-software/ab-standard.html


08/09/2018
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