Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Pour les geeks


Comment surfer tranquille sur internet ?

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Internet est devenu, de nos jours, quasiment indispensable et son utilisation est continue. Ce succès mondial aiguise les appétits de personnes malhonnêtes qui veulent, soit vous faire du mal, soit vous hacker (voire les deux).
Pour éviter ces déconvenues il est indispensable de surfer anonymement. Mais comment y parvenir ? C'est précisément ce que je vais tenter de vous expliquer via l'utilisation des proxy, des VPN ou de TOR.
Bien entendu, il sera difficile d'entrer dans le détail des différents outils, l'essentiel est d'en comprendre les grandes lignes.

 

Mais avant toutes choses quelques précautions de base :

 

  • Installer à minima un antivirus. Avast fait très bien l'affaire. Et en plus il est gratuit, mais rien ne vous empêche de l'acheter afin de bénéficier d'une protection supérieure.
  • Se doter d'un anti malware du type Malwarebytes qui s'avère bien efficace tant contre les malwares que contre les ransomwares.
  • Se passer de Google ! Pour cela 2 choses :
    - Opter pour Firefox comme navigateur.
    - Installer Qwant comme moteur de recherche. Il est très performant et nettement moins intrusif sur votre vie privée que ne l'est le géant Californien.

Une fois ces actions de base réalisées, il faudra déterminer si vous souhaitez naviguer anonymement ou non. L'anonymat n'est pas à considérer comme une action malhonnête quelconque mais bien comme un moyen de préserver sa tranquillité et ne pas prêter le flanc aux gens mal intentionnés !

 

Si vous optez pour l'anonymat - ce qui est conseillé - vous pourrez donc choisir parmi les 3 solutions ci-après en fonction de votre sensibilité à la fraude :

 

1 - Les Proxys :

 

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Les proxys - dont l'intérêt est nettement moindre que les VPN ou TOR - ne chiffrent pas vos données lors des échanges sur le web. Par contre, ils changent votre adresse IP (adresse unique identifiant votre PC à l'instar de votre adresse personnelle d'habitation qui permet à chacun, dans le monde, de vous localiser.)
Leur but est de rester anonyme sur les réseaux pour ne laisser aucune trace et déjouer les limitations des sites de stream musicaux ou vidéo qui interdisent la connexion à certains pays (par exemple, pour les sites de catchup TV qui ne sont pas accessibles aux français expatriés ou le Netflix américain disponible qu'aux USA). Il est aussi possible d'imaginer de contourner des sites qui limitent le nombre de téléchargements ou qui relèvent votre IP pour l'enregistrer.

 

Si une personne physique ou morale veut vous retrouver, il faudra qu'elle demande à l'administrateur du proxy de vous identifier. Seulement voilà, dans certains pays, il est légal de ne garder aucune trace des journaux de connexion.

 

L'intérêt des proxys est limité mais pratique pour se rendre sur un site inaccessible en principe.

 

https://www.free-proxy.fr/ vous fournira une liste de proxys gratuits.

 

2 - Les VPN :

 

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VPN signifie Virtual Private Network (Réseau Privé Virtuel en Français). Les VPN vous rendent anonymes en masquant votre identité et en chiffrant tout le trafic, ils fonctionnent avec tous types d'appareils (rootés ou non) et sont relativement plus rapides que TOR.

 

Les VPN présentent de nombreux avantages dont :

 

  • L'anonymisation de l'adresse IP (votre adresse IP n'apparaîtra donc jamais en clair).
  • L'accès à des sites Web non disponibles dans votre pays de résidence (censure géographique).
  • Protection en cas d'utilisation d'un Hotspot (gare, bibliothèque, café, train,...).
  • Cryptage des échanges (difficulté nettement accrue pour qu'un hacker puisse récupérer vos données personnelles).
  • Téléchargement anonyme (à utiliser néanmoins avec circonspection et de façon légale).
  • Obtention des meilleurs prix (pallie notamment aux augmentations brusques du prix des billets d'avions : plus vous consultez les prix d'un vol sur un site spécialisé, plus vous avez envie de partir en voyage, plus vous serez prêts à payer cher !).

    Inconvénients : Ils sont souvent payants (ou limités si gratuits) et centralisés donc potentiellement "espionnables". Ceci étant, de nos jours, payer pour un VPN est plutôt un bon investissement car l'on bénéficie de nombreux serveurs à travers le monde.

 

Quelques VPN à la mode : Tunnel Bear, Cyberghost, Windscribe, Hidemyass,...

 

3 - TOR :

 

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Les communications sont presque impossibles à intercepter car ce réseau informatique est complètement décentralisé et composé de routeurs organisés en couches (comme un oignon... d'où son nom). Les paquets de données transitent d'un routeur vers un autre en laissant peu de traces sur leur origine.
Pour utiliser TOR le plus simple est de télécharger Tor Browser. Il s'agit d'un navigateur Internet très similaire à Firefox.

 

TOR (dont l'acronyme signifie The Onion Router) est gratuit et vous donne la possibilité d'explorer le fameux Darknet. Ce réseau fait couler beaucoup d'encre de façon exagérée et, un peu comme le bitcoin, il est chargé de tous les maux. Or, il n'y a pas que des sites incitant à la criminalité ou à l'achat d'armes mais certains sont consacrés à des gens qui ne peuvent s'exprimer dans leur pays, d'autres à la défense des libertés, ainsi que de nombreux blogs de journalistes dissidents.

 

Il est dit que le Darknet est un réseau caché or, il vous suffit de 5 minutes pour installer TOR et ce qui était caché vous tend les bras !

 

Inconvénients : Certaines utilisations non prévues peuvent vous rendre "visible" (comme le téléchargement via Bit Torrent). Relativement plus lent que les VPN.

 

Maintenant, il ne vous reste plus qu'à opter pour le type de protection qui vous paraît le plus adopté à votre style de surf sur internet.


21/05/2018
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Attention important : Qui mine à mon détriment ?

On connaît tous les différents et nombreux logiciels malveillants qui pullulent sur le Net et qui répondent aux doux noms de malware, rogueware, adware, ransomware....
Mais depuis l'apparition des crypto-monnaies et de sa création via le minage un nouveau danger fait progressivement son apparition : le vol de notre puissance de calcul.

 

Comment cela est-il possible ?

 

De plus en plus de sites intègrent dans leur écriture Coinhive qui est une bibliothèque de JavaScript autorisant le minage de crypto (dont Monero ou Electroneum).
Ces scripts permettent le minage en s'exécutant sur le navigateur de la victime (donc potentiellement sur le votre !).

 

Comment détecter les JavaScripts malveillants ?

Ils sont visibles en analysant la page grâce aux outils de développement intégrés.
En cas de doute, je vous invite à utiliser l'outil suivant : whoismining.com, qui permet de vérifier si un site utilise un mineur, en entrant son URL

.

 

A titre d'exemple de nombreux faucets, utilisent vos ressources à vos dépends tel http://moonbit.co.in/

L'observation des performances de votre système via le gestionnaire des tâches est un autre moyen de détecter les intrus. En effet, le principe du minage est d'effectuer rapidement de nombreux calculs qui vont fortement solliciter les processeurs lorsque le script est activé. Les courbes de surveillance de ceux-ci vont avoir tendance à s'affoler.
Il en va de même des ventilateurs de votre ordinateur - qui vont tourner comme des moulins exposés au vent du Nord, dans la mesure où votre PC va chauffer.

 

Comment s'en prémunir ?

 

  • En utilisant des plugins bloqueurs de publicité dont celui dénommé NoCoin qui est déjà disponible pour les navigateurs Google Chrome et Mozilla Firefox.
  • En bloquant l'exécution du Javascript sur votre navigateur et en la réactivant dès que le besoin s'en fait sentir.
  • En bloquant la connexion vers l'URL Coinhive mais fort heureusement les antivirus sérieux ont déjà intégré cette opération.
    Vous pouvez faire le test en lançant l'url coinhive.com, si rien ne se produit c'est que votre antivirus n'est pas au Top.

13/05/2018
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Tentative de compréhension de l'Intelligence artificielle

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Les technologies évoluent rapidement et, parmi les nouveautés, on entend de plus en plus évoquer l'Intelligence artificielle (ou "I.A" pour les connaisseurs et "A.I" en anglais, pour Artificial Intelligence).

 

Mais késaco ?

 

En première approche, je serai tenté de dire que cela concerne une intelligence non humaine... mais ce serait trop imprécis car les animaux, les fleurs, ... ont également une intelligence. Et cela incorpore même le bulot. Bon OK, son intelligence ne doit pas être très développée mais elle existe tout de même.

 

Donc, en disant qu'il s'agit d'une intelligence autre que celle des êtres vivants, l'on doit s'approcher de la vérité. Et, jusqu'à ce que l'on me démontre le contraire, je dirai qu'il s'agit d'une intelligence informatique car obtenue par une algorithmie poussée appliquée aux robots physiques ou logiques !

 

Ce concept n'est pas récent, puisque, dès les années 1950, le génial Alan Turing - celui-là même qui a décrypté la fameuse machine Enigma des Allemands et évité des années de guerre, posait déjà son célèbre test de Turing.

 

Pendant des années cette technologie est passée au second rang, avant qu'elle ne commence à dépasser l'homme dans certaines de ses capacités cognitives avec les références suivantes : le jeu d'échecs en 1997, le jeu de go en 2016 (comme je l'avais déjà évoqué dans un article précédent) et le poker en 2017.

 

L'un des objectifs majeurs de l'I.A est donc de reproduire un comportement normalement associé aux humains en effectuant des calculs mathématiques (bien plus rapidement que nous), en déterminant un itinéraire routier, en classant et/ou reconnaissant des photos,... sans oublier la conduite de voitures autonomes, sans chauffeur.
Certes, les esprits chagrins opposeront les récents déboires d'Uber ou de Google... mais je pense que cela est un faux procès.

 

Mais pour mieux illustrer le présent article, et démontrer que l'Intelligence Artificielle n'est plus une utopie, je vais évoquer 4 domaines (parmi tant d'autres) où cette technologie a déjà démontré son énorme potentiel :

 

- Assistance aux médecins :

 

Comment ne pas citer le célèbre Watson, conçu par IBM, qui en 2016 a confirmé 99% des traitements prescrits par des cancérologues et trouvé 30% d'options thérapeutiques supplémentaires non identifiées par les médecins. Son fait de gloire : le seul, à Tokyo, à avoir identifié un cancer bien particulier et sauvé ainsi la vie de la patiente.
En Angleterre, des chercheurs ont rendu un verdict stipulant que l'I.A serait bien plus efficace que les humains pour déterminer si une personne aura ou non un problème cardiaque à l'avenir.

 

- Traduction de langues étrangères :

 

Des applications apparaissent sur le marché qui permettent la traduction automatique et quasi instantanée dans des dizaines de langues. Elles ne sont pas encore parfaites mais la progression est indéniable.
Waverly Labs a mis au point une oreillette baptisée Pilot qui traduit instantanément une conversation entre deux personnes parlant deux langues différentes !
Les langues étrangères ne seront bientôt plus un obstacles aux voyages.

 

- Gestion des réseaux sociaux :

 

Aucun des réseaux sociaux habituels (Facebook, Instagram, Snapchat, ...) ne pourrait fonctionner sans Intelligence artificielle.
Sur Facebook, c'est l'IA qui analyse les images postées (plus d'un milliard par an) et qui en empêche la publication si elle reconnaît des éléments jugés inappropriés. Il y a parfois des ratés tel celui qui a consisté à écarter la Vénus de Willendorf, statuette vieille de 30.000 ans représentant un nu.

 

- Assistances aux personnes âgées :

 

Cocorico : c'est une société française Big Robots qui a créé Ubo, enceinte acoustique capable d'enregistrer/transmettre les principaux signes vitaux d'une personne âgée (rythme cardiaque, pression sanguine, capacité respiratoire,...). Ce robot commandera - pour les personnes à mobilité réduite - tous les objets connectés de la maison ; Ubo rappellera aux personnes âgées le traitement qu'elles doivent prendre et assurera également un brin de causette !
Au Japon, un robot dénommé Robear peut même soulever les patients hospitalisés et les déplacer pour éviter aux infirmiers de se faire mal au dos en assurant ces mouvements difficiles.
Toujours dans le même domaine, le 7 mai, Microsoft a lancé un programme d’investissement de 25 millions de dollars sur 5 ans afin d’utiliser les avancées en matière d’intelligence artificielle afin d'aider le milliard de personnes dans le monde qui se trouvent en situation de handicap.

Quelques exemples, parmi tant d'autres, et qui changent chaque jour, un peu plus, notre vie....


13/05/2018
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Les blockchains peuvent permettre de lutter contre la fraude

Comme chacun commence à le savoir, dans une blockchain, les données sont accessibles et visibles par tous, mais toutes les transactions sont archivées et non modifiables via la sécurité que constitue le hash.

 

Cela autorise à investiguer certaines pistes de lutte contre la fraude sous toutes ses formes. Mais, pour la démonstration, je vais me limiter à un exemple parlant : les diplômes.

 

Aujourd'hui, lorsque nous recrutons, nous demandons aux candidats de nous fournir une copie de leur diplôme prouvant leur niveau d'études. Et les vérifications de véracité s'arrêtent à peu près à ce niveau.

 

Or, il est facile de faire un faux diplôme ou de le falsifier (en rajoutant par exemple une mention). Cela est rendu d'autant plus facile qu'il n'existe pas de système public, accessible à tous, permettant d'avoir la preuve de la validité du diplôme soumis.

 

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Fort heureusement les choses évoluent et certaines écoles certifient leur diplôme avec une blockchain. C'est notamment le cas du célèbre M.I.T. qui a commencé à certifier une première centaine de diplôme dès octobre 2017 avant de généraliser ce process en février 2018. Pour cela, le M.I.T utilise la technologie opensource blockcerts.
En France, c'est l'Ecole supérieure d'Ingénieurs Léonard de Vinci (ESILV) qui s'est montrée pionnière en la matière.

 

La technologie blockchain permet donc d'établir des documents qui sont légaux, infalsifiables et de surcroit vérifiables partout et par n'importe qui. Cela est rendu possible grâce à la création d'une clé cryptographique unique pour le diplôme auquel elle sera reliée.

 

Comment consulter ? Simplement, puisque chaque impétrant se verra remettre son diplôme papier classique assorti du QR code de son diplôme numérique.
Grâce à ce QR code, le recruteur pourra rapidement vérifier l'authenticité et l'intégrité du diplôme en interrogeant la blockchain comme il le ferait pour consulter une transaction effectuée avec de la crypto-monnaie.


11/05/2018
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Le financement du monde de la drogue et l'anonymat du bitcoin

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Voilà deux points sur lesquels je voudrais revenir car ils me semblent importants et liés.
On lit souvent, et la croyance populaire le relaye largement, que le bitcoin est une crypto-monnaie anonyme et, de ce fait, largement utilisé pour financer le terrorisme ou le secteur de la drogue. Un raccourci qui me semble un peu rapide.... normal pour un raccourci !

 

Je pense que, hélas, le bitcoin souffre, encore de nos jours, de ses débuts chaotiques et notamment de la fameuse affaire Silk-Road (dont le patron Ross Ulbricht, alias Dread Pirate Roberts, fut arrêté par le FBI le 1er octobre 2013).
Toutes les opérations passées sur Silk Road (l'e-Bay de la drogue) se faisaient ... en bitcoins (via le la plateforme Mt-Gox... également tristement célèbre).
Et cette image du financement des milieux mafieux par la première crypto-monnaie est restée ancrée dans l'imaginaire populaire... que certains trouvent intérêt à entretenir !

 

Mais ces dernières années des règles ont été imposées notamment aux plateformes d'exchanges (celles sur lesquelles vous achetez et vendez les cryptos) afin de mieux connaître l'identité de leurs clients, ces mesures d’identification sont tout aussi rigoureuses que celles des banques en ligne. Essayez d'ouvrir un compte sur Poloniex, Kraken, Coinbase et vous comprendrez...

 

Dès lors que votre identité est connue sur les places de marchés il devient difficile - voire impossible - de convertir du bitcoin en monnaie fiat (Dollar, yen, euro,...).
Autre point important quant à l'anonymat du bitcoin. Cette crypto est-elle, dans sa conception réellement anonyme ?

 

Oui et … Non. Les transactions sont effectivement anonymes mais librement consultables sur la blockchain (grand livre de compte en ligne) tout en étant à jamais indélébiles (grand principe de base des blockchains). Lors des transactions seules les clés publiques (assimilables à une adresse postale) sont enregistrées dans la blockchain. Il n’y a donc pas de patronyme, mais plutôt des pseudonymes.
Par contre, une adresse qui reçoit et envoie des montants importants est identifiable et peut être mise sous surveillance par n'importe quel organisme officiel de lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent. Il est tout de même assez facile de remonter jusqu’au détenteur, notamment via son compte en banque lorsque celui-ci convertit la crypto-monnaie en une autre devise ou via le site marchand en cas d'achat de produits .... et ce n'est pas ce que recherchent les organisations criminelles.

 

Il est, à mon sens, assez hypocrite de crier "haro sur le baudet" contre le bitcoin, alors qu'il est de notoriété public que le cash ne laisse pas de trace, sans parler du circuit offshore des grandes banques, régulièrement impliquées.
A croire que le dollar, l'euro, l'or, les diamants ne sont jamais utilisés par les syndicats du crime....


25/04/2018
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Les ICO : avantages vs inconvénients

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Les ICO ont le vent en poupe et font couler beaucoup d'encre. Elles s'inscrivent comme une véritable disruption dans l'économie moderne tout en étant probablement d'une certaine façon des "credits killers"... en by-passant les banques d'investissement et les sociétés de capital-risque.

 

Ces ICO sont, en pratique, des ventes de "tokens" (jetons), organisées par les initiateurs d’un projet, et sont assimilables à du financement participatif.
Le présent article a pour seul objectif d'essayer de mettre en exergue les avantages et les inconvénients de cette technique de financement.

 

Avantages :

 

  • Possibilité pour une entreprise de lever rapidement beaucoup de fonds et faciles à mettre en œuvre.
  • Pas de dilution de capital car il n'y a pas d'émission d'actions mais de tokens qui sont assimilables à des actifs financiers qui sont souvent un droit d'usage d'un service.
  • Procédures allégées bien plus rapides et moins coûteuses que les procédures classiques (capital risque, prêt bancaire, introduction en bourse,...). Ceci étant, ce dernier point est à traiter avec prudence car l’inscription d’un jeton ICO sur une plateforme d'échange de cryptomonnaies peut coûter aux promoteurs, selon les cas, entre 1 et 3 millions de dollars. Tout dépend de la réputation et de l’accès à une liquidité rapide ou non.
  • Facilité pour investir dans une start-up dès lors que l’on croît en son business model
  • Possibilité d’entrer dès le lancement de l’entreprise sans attendre qu'elle soit célèbre. Cela peut s'avérer très payant si cette pépite est le futur Apple ou Facebook.
  • Abolition des frontières car chaque ICO peut être ouverte au monde entier.
  • Possibilité de gains importants.

 

Inconvénients :

 

  • De très nombreuses arnaques avec un "white paper" (livre blanc) alléchant. (tenant souvent sur 4 slides Powerpoint !).
  • Projets menés par des incompétents ... mais oui, ça existe même dans le numérique !
  • La volatilité des cours des cryptos peut coûter cher aux porteurs de projets d'ICO.
  • Des levées de fonds trop réussies et trop importantes peuvent conduire à un relâchement de l'équipe projet qui se croit trop vite arrivée dans sa conquête du Graal.
  • Inégalité de traitement permettant à certains investisseurs d’être privilégiés et d’obtenir une importante partie des tokens
  • Des tokens qui peuvent ne pas être acceptés par des plateformes d'échange et donc très difficiles à vendre.
  • Difficulté pour stocker les tokens sur des wallets (portefeuilles). Il n'y a, en principe, pas de problème pour les tokens basés sur la blockchain Ethereum qui peuvent être conservés dans un wallet ether, mais il n'en va pas toujours de même pour les tokens construits en dehors d’Ethereum et qui peuvent être difficiles à stocker.
  • La monnaie d’achat des tokens est souvent soit le bitcoin, soit l’ether --> l’avantage procuré par le token peut être gommé si les cours des 2 cryptos d’achat sont en forte baisse. De même, pourquoi se débarrasser des bitcoins ou des ethers si leur cours évolue plus vite à la hausse que celui du token ?
  • Pas de garantie pour les investisseurs du fait d'un vide juridique... qui sera peut-être prochainement comblé par une dose de régulation !

 

En espérant que ce post vous permette d'avoir une meilleure vision des avantages et des risques encourus sur le marché des ICO.


19/04/2018
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Quelques immaturités des blockchains ... dont le droit à l'oubli.

Droit oubli.PNGJe ne reviendrai pas sur ce que sont les blockchains (technologie permettant de conserver les datas - données - et de les transmettre via un réseau distribué fonctionnant de pair à pair, de façon transparente, sécurisée et en l'absence de tiers de confiance).

 

Mais cette technologie qui impacte, chaque jour un peu plus notre vie (même si la majorité du monde n'en a pas totalement conscience), présente certaines immaturités :

 

  • Technique : Capacité à supporter un très grand nombre de transactions et forte consommation électrique (c'est notamment et principalement le cas de la blockchain Bitcoin).
  • Financière : pas de retour sur investissement réellement mesurable pour cette technologie émergente (sauf si vous avez des éléments contraires et vérifiés).
  • Réglementaire : Grand vide actuellement.... Mais qui se comble progressivement. Cependant, une niche du droit actuel, risque de ne pas être comblée : quid du droit à l'image et du droit à l'oubli, "sacralisé" en Europe depuis une dizaine d'années et qui permet aux citoyens de ne pas avoir leurs données propagées à tout jamais sur le réseau internet ?

Et c'est sur dernier point que je voudrai faire un arrêt sur image ! Il convient tout d'abord de se rappeler qu'une des caractéristiques de la blockchain est son immuabilité. Cela revient à dire que la représentation de l'actif qui est enregistré dans la chaîne de blocs (photo, textes, cryptos, billet d'avion,...) l'est simultanément sur des milliers voire des millions d'ordinateurs (appelés nœuds du réseau). Cette information perdurera tant que le réseau existera.... c'est-à-dire, en principe, une durée indéterminée !
Autant dire que le droit à l'oubli est à .... oublier !

 

Il apparaît donc que des gouvernements et des sociétés ont des enregistrements permanents de ce qui est absorbé par une blockchain, ce qui peut aussi être dévastateur pour la sécurité nationale en cas de divulgation. Cela est vrai à ce niveau, mais également au niveau unitaire de l'être humain, de l'entreprise, du système bancaire,.... Frissons garantis !

 

Il convient donc d'être conscients de ce type de fonctionnement et de publier en prenant toutes les précautions nécessaires... et en connaissance de cause.


15/04/2018
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Les cryptos : Inconvénients vs Avantages

Danger crypto.PNGLes crypto-monnaies (également dénommées crypto-actifs, crypto-currencies, crypto-assets, crypto-devises) sont régulièrement sur le devant de la scène depuis quelques temps.
Mais derrière ce concept, encore bien obscur pour la grande majorité des humains, quels sont les inconvénients qu'elles sont susceptibles de nous faire courir et, a contrario, les avantages procurés.
La liste ci-dessous n'est probablement pas exhaustive mais elle a pour ambition de vous apporter les premiers axes de réflexion avant de vous lancer dans cette nouvelle aventure.

 

Les risques des crypto monnaies :

 

 

  • Arnaques notamment via les ICO (Initial Coin Offering). Il convient donc de bien se renseigner sur le projet avant d'acquérir des tokens. De nombreux arnaqueurs ou incompétents sévissent sur ce marché.
  • Perte des avoirs (clés privées). Si votre clef privée (qui est l'équivalent de la combinaison de votre coffre-fort) est perdue, tous vos avoirs deviennent irrécupérables. Attention lors de votre changement de PC, a bien récupérer votre clef ... et à la supprimer de l'ancien !
  • Erreur de clé publique : n'oubliez pas que dès que l'argent sort de votre portefeuille, il est parti pour de bon et il n'y a aucun moyen de le récupérer si le destinataire n'est pas le bon.
  • Grande volatilité des cours.... bien supérieure à celle des marchés financiers.
  • Complexité technique. Il faut, au préalable, s'initier aux différents mécanismes : comment acheter, comment sauvegarder ses avoirs, différence entre clef publique et privée, ...?
  • Insécurité des plateformes d'échange : c'est une des cibles privilégiées des hackers, ne pas les utiliser pour stocker vos avoirs, mais uniquement pour réaliser vos opérations d'achat ou de vente de cryptos. Se méfier également des faux sites qui ressemblent à des plateformes d'échanges ou des portefeuilles Web.
  • Développement de plusieurs types de crypto-monnaies en parallèle diluant l’intérêt d’en adopter une plus qu’une autre.
  • Réseau de paiement peu développé (mais en croissance).
  • Fiscalité floue (notamment en France) ce qui peu impacter les gains en cas de spéculation
  • Les cryptos, qui sont des "monnaies complémentaires" n'ont pas cours légal or, nul n'a obligation de faire ou de recevoir un paiement en monnaie complémentaire. La monnaie étatique conserve donc sa prééminence.

 

 

Avantages des cryptomonnaies :

 

 

  • Ne dépend pas des banques centrales, elles ne sont contrôlées par aucune entité et transitent par un réseau de peer-to-peer entre les différents possesseurs.
  • Monnaie électronique et universelle.
  • Absence d'intermédiaires.
  • Toujours ouvert 7j/7 et 24h/24.
  • Facilité d’utilisation.
  • Grande volatilité : cet aspect est un inconvénient, notamment si vous manquez de sang froid et revendez à la première baisse mais, à l'inverse, un avantage si vous êtes un spéculateur né.
  • Transfert d'argent trans-frontalier (ou non) rapide mais cet avantage risque de diminuer avec la prochaine mise en place par les banques de "l'instant payment" en Europe.
  • Frais très faibles dans la plupart des cas.
  • Nouvelles technologies attirant beaucoup d'enthousiastes.
  • Fonctionnement indépendant des États, meilleure protection de la vie privée, particulièrement dans les régimes autoritaires.

Au vu de cette liste à la Prévert, il apparaît évident qu'il est conseillé de se faire accompagner lors des premiers pas sur ce nouveau marché ou de vous informer au préalable soit via des sites ou forums spécialisés que vous trouverez sur internet ou, mieux, de vous déplacer physiquement à la maison du bitcoin si vous habitez en région parisienne (à noter que je n'ai aucune relation avec celle-ci).


08/04/2018
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Les différents types de minage des crypto-monnaies

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Chaque blockchain possède ses propres algorithmes pour créer un accord interne à son réseau lors de la validation des blocs ajoutés. Voilà qui est bien dit, mais concrètement comment cela se passe-t-il ? Par le MINAGE !
Lors d'un  précédent article on a déjà examiné ce qu’était le minage par PoW (Proof of Work ou preuve de travail).
Mais il s'avère que ce minage utilisé notamment par les bitcoins est fortement décrié notamment à cause de son excessive consommation électrique. Aussi, la question est de savoir si le développement des cryptos-assets nous entraîne vers une probable catastrophe écologique.
Fort heureusement non, car dans le domaine des blockchains d’autres possibilités existent qui permettent de valider les blocs en palliant cette difficulté énergivore. Pour preuve voici 3 autres possibilités :

Le minage par consensus.


Le consensus s'obtient grâce à un algorithme qui  permet à des nœuds maîtres du réseau (master nodes) de se mettre d’accord entre eux de façon certaine sur les opérations à accepter et sur l’ordre dans lequel les accepter. Il est donc également basé sur la confiance dans ces nœuds maîtres, dont l’identité est connue, et est donc partiellement centralisé (le nombre de nœuds maîtres peut être arbitrairement grand). Ce type de fonctionnement est celui de la blockchain Ripple.

Le minage par preuve d’enjeu ou de participation.


Ce minage est connu sous le nom de Proof of Stake (PoS).  Un (ou plusieurs) des utilisateurs est désigné pseudo-aléatoirement avec une probabilité proportionnelle à sa fortune détenue sur la blockchain. Mais l’un des défauts de ce principe (ou l’une de ses qualités … tout dépend où l’on se place) est que plus vous êtes riche, plus vous avez d’enjeu ou de participation et donc, logiquement, plus vous avez de chance d’être désigné comme mineur…. Et plus vous minez, plus vous devenez riche. Dommage pour les autres ! Les nouveaux blocs ne sont pas validés par des mineurs mais par des nœuds réseau détenant beaucoup de coins : les master nodes. Il est à noter qu’Ethereum (créée par Vitalik Buterin) a prévu une transition de son actuel modèle PoW vers la preuve d’enjeu.

Le minage par tiers de confiance.


Autant dire que ce type de minage est un crime de lèse-majesté du modèle originel, il consiste à faire miner les blocs par des tiers de confiance…. Or l’un des piliers de la blockchain, outre la transparence et la sécurité, est l’absence de Tiers de confiance (Banques, compagnies d’assurance, notaires, plateformes telle Uber,…). Ce modèle est celui privilégié par les blockchains privées qui peuvent alors mettre en œuvre certains mécanismes de désignation du tiers devant prendre en charge le minage afin d’établir une certaine rotation des rôles de chacun.


07/04/2018
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Les cryptos sont-elles ou non des monnaies ?

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Voilà une question qui revient régulièrement sur le devant de la scène. La réponse dépend, à mon sens, d'où l'on se place !

Du point de vue des banques.

Plusieurs éléments de réponse peuvent être mis en avant :

 

  • Selon l'article L111-1 du code monétaire et financier, le bitcoin et ses imitations ne sont pas des monnaies car : « La monnaie de la France est l'Euro. Un euro est divisé en cent centimes ».

  • Cours légal : Depuis le 28/02/2002, l'euro est la seule monnaie ayant cours légal, cela signifie qu'il ne peut être refusé dans l'hypothèse d'un règlement de dette. Par contre, vous pouvez refuser le dénouement d'une dette en crypto.... au risque de ne jamais voir la dette remboursée !

  • Une monnaie doit répondre à plusieurs fonctions :

1 - Être une unité de compte : l'on peut considérer que les cryptos remplissent ce rôle.

2 - Être un intermédiaire des échanges : dans les faits peu de commerçants acceptent les cryptos --> difficile de faire ses courses en cryptos dans le supermarché du coin ou les petits commerces de proximité.

3 - Être une réserve de valeur : les cryptos sont trop volatiles pour vraiment remplir ce rôle.

 

De ce fait, la Banque de France considère que les cryptos ne remplissent pas les fonctions attribuées à la monnaie et refuse l'appellation de crypto-monnaies et préfère "crypto-actifs" ou « crypto-assets ». Cette appellation a d'ailleurs été validée par les Grands Argentiers lors du récent G20 (19-20 Mars 2018) qui s'est tenu à Buenos Aires. Cela démontre que les principaux leaders économiques mondiaux considèrent les cryptos comme des actifs et non comme des devises.

 

Du point de vue du consommateur.

Assimilable à de la monnaie dès lors que la préoccupation majeure est de régler des achats (acquisition d'appartements à Dubaï, en Turquie, règlements en ligne sur internet, transferts d'avoirs,.....).

 

Finalement, cela n'est pas sans me rappeler l'effet « Canada-Dry » ... pour ceux qui se souviennent de cette ancienne pub : « Ça ressemble au Champagne, mais ce n'est pas du Champagne ».
Pour les cryptos, l'on peut donc conclure en paraphrasant : « Ça ressemble à de la monnaie mais ce n'est pas de la monnaie ».... au moins avec nos définitions monétaires du moment !


05/04/2018
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