Istyablog : pour savoir en toute décontraction

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Economie


C'est quoi les inégalités sociales ?

Inégalités sociales.PNGUne inégalité sociale correspond à une différence de situation entre des individus en raison de leurs ressources (éducation, revenus, capital social, ...) ou de leurs pratiques (santé, logement, situation d'emploi, ...), ces individus pouvant être classés hiérarchiquement.

 

Quelle différence avec la discrimination ? Une discrimination est une différence de traitement fondée sur un critère illégitime et donc prohibé (âge, sexe, handicap, ...). Les discriminations produisent des inégalités, mais les inégalités ne sont pas uniquement la conséquence des discriminations.

 

Quelles sont les principales inégalités ? Dans nos sociétés qui valorisent l'activité économique, les inégalités sociales prennent en partie la forme d'inégalités économiques. Toutefois, ces inégalités sociales ne se réduisent pas aux inégalités économiques. Citons quelques exemples de ressources socialement valorisées. La santé, par exemple, est un capital essentiel pour un individu. Or, il existe dans ce domaine des inégalités sociales entre individus, à la fois entre hommes et femmes et en fonction du milieu social. Autre exemple : l'accès aux professions. Elles ont un prestige spécifique plus ou moins élevé et l'accès à chacune d'elles n'est évidemment pas égalitaire. Troisième exemple : l'accès au diplôme favorisant l'entrée dans telle ou telle profession. On mesure également l'inégalité de l'espérance de vie ou encore les inégalités de revenus.

 

Quelles sont les inégalités de revenus en France ? En 2016, les 10 %  des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 11.040 euros annuels. A l'autre bout de l'échelle, les 10 % des personnes les plus aisées ont un niveau de vie supérieur à 37.570 euros. Les 20 % les plus modestes détiennent 8,9 % de la somme des niveaux de vie. Les 20 % les plus aisés en détiennent 37,9 %, soit 4,3 fois plus. L'indice de Gini, qui mesure le degré d'inégalité de la distribution des niveaux de vie est de 0,288 en 2016. Cet indice varie entre 0 et 1, la valeur 0 correspond à l'égalité parfaite.


28/06/2019
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Les pirouettes fiscales des GAFA

Optimisation.PNGLes géants du Web paient en moyenne 14 points d'impôts de moins qu'une entreprise française traditionnelle (avec un taux de 9 % contre 23 %). C'est ainsi que la France a justifié sa taxe de 5 % portant non sur les bénéfices, mais sur le chiffre d'affaires.

 

Si toutes les multinationales pratiquent l'optimisation fiscale, les sociétés numériques ont plus de facilité, car elles tirent la majorité de leurs revenus d'actifs incorporels (algorithmes, droits de propriété intellectuelle, ...), donc aisément "transportables" dans des filiales installées dans des paradis fiscaux. Tous les pays sont concernés par cette fuite d'impôts. Mais ils ne s'entendent pas sur la solution, qui devrait être appliquée dans le monde entier pour être efficace. Les États-Unis veulent imposer les bénéfices sur les marchés où les biens et les services sont effectivement vendus. La France et l'Allemagne envisagent quant à elles d'instaurer un taux d'impôt minimal universel qui permettrait de réduire la concurrence fiscale entre les pays.


22/06/2019
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La juteuse enquête sur les évasions fiscales

Panama Papers.PNGEn 2016, le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) publie dans plusieurs titres de presse une enquête retentissante sur l'évasion et la fraude fiscales : les Panama Papers, du nom de cette fuite massive de données issues d'un cabinet d'avocats panaméen.

 

Et les États peuvent aujourd'hui remercier ces médias : 22 pays victimes de fraude ont recouvré grâce à eux plus de 1,2 milliard de dollars. La France n'est pas en reste, avec plus de 120 millions d'euros récupérés. Cette somme pourrait s'élever encore, au regard des procédures en cours. Le scandale planétaire a touché plusieurs dizaines de personnalités publiques comme le réalisateur espagnol Pedro Almodovar ou Lionel Messi, la star mondiale du football.


31/05/2019
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Mais c'est quoi le trading haute fréquence ?

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Pratiquez-vous le Trading haute fréquence ?

 

Probablement êtes-vous comme moi à savoir que le trading c'est faire du commerce. Pour cela, l'on se souvient que "to trade" signifie "échanger".

 

Mais trader à haute fréquence ... quésaco ???

 

C'est quoi le HFT ?
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Je sais, ... je sais pas, ...

 

Certes, il existe différentes façon de trader, mais l'une des plus usuelles est celle se pratiquant sur les marchés financiers. Il n'est un secret pour personne que les mathématiques et la finance sont intimement liées ce qui a d'ailleurs donné naissance aux mathématiques financières.

 

Ces mathématiques financières reposent souvent sur des probabilités. Or, les énormes progrès de calculs et de rapidité de traitement, permis par l'informatique ces dernières années, ont apporté de profondes mutations aux mathématiques financières. A tel point que cela a permis l'émergence des algorithmes haute fréquence ... ce qui, par contrecoup, a également apporté une grosse mutation au fonctionnement des marchés financiers.

 

Succinctement, il est possible de dire qu'il existe deux types de tradings qui sont :

 

- Le trading discrétionnaire : c'est l'humain qui prime donc le trader. Il apportera sa connaissance des marchés, son intuition, sa lecture de l'actualité, son expérience, ...

 

- Le trading algorithmique : place à l'ordinateur et aux algorithmes. Ce type de trading peut soit, venir en appui d'un trader, soit fonctionner de manière autonome.

 

Le THF (Trading Haute Fréquence) ou HFT - pour les anglo-saxons (High-Frequency Trading) analyse, en temps réel, les données de marché, les éventuels déséquilibres ou les inefficiences de liquidité ou de prix. Automatiquement et quasi instantanément, il traduit ces informations en opportunités de trading et les met en œuvre.
Ce trading haute fréquence vise à exploiter d'infimes écarts de cotation dans une échelle de temps qui nous est pratiquement imperceptible, la microseconde.

 

Vous l'aurez compris le THF permet d'effectuer des opérations boursières, ou autres, qu'aucun humain ne peut suivre en terme de rapidité.

 

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Le THF c'est de la haute vitesse !

 

C'est donc l'augmentation de la puissance de calcul informatique qui a permis l'essor du trading haute fréquence ... et qu'en sera-t-il avec l'arrivée des ordinateurs quantiques qui nous promettent des vitesses sans commune mesure avec celles que nous connaissons actuellement ?

 

C'est dans les années 2000 que le trading algorithmique s'est fortement développé. Et sa progression ne cesse de continuer puisqu'il est estimé, qu'en Europe le HFT a bondi de 9 % du volume échangé sur les marchés actions en 2007 à 40 % en 2016.

 

L'utilisation de ces robots du trading n'est pas exempte de tout risque.

 

Les risques occasionnés par le HFT
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HFT : attention Danger(s)

 

Laisser des ordinateurs faire de multiples allers/retours pour tirer profit d'infimes écarts de cours peut présenter de réels dangers tels que :

 

Accroissement de la volatilité dû à la forte multiplication du nombre d'ordres.

 

Flash-crash comme celui qui s'est produit le 6 mai 2010 ayant entraîné la baisse du Dow Jones de 9,2% en 10 minutes.

 

Perte de contrôle des algorithmes, ceux-ci devenant de plus en plus élaborés, l'homme risque d'en perdre la maîtrise et d'occasionner des flash-crash.

 

Distanciation possible des investisseurs humains qui, face à de tels concurrents, savent qu’ils n’ont pratiquement aucune chance, et ne prendront pas le risque d’investir leur argent dans les entreprises.

 

↪ ...

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Progressivement les robots financiers prennent de plus en plus la main, réalisant des opérations sur des écarts de cours et non sur la réalité économique du terrain.
A vouloir trop gagner on risque, un jour, de tout perdre ...

Pour en savoir plus :


30/05/2019
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C'est quoi le Taylorisme ?

Taylorisme.PNGLe taylorisme est un mode d'organisation du travail inventé par l'ingénieur américain Frederick Winslow Taylor (1856-1915), visant à assurer une augmentation de la productivité fondée sur la maîtrise du processus de production, la séparation stricte entre travail manuel et travail intellectuel, une parcellisation des tâches et une standardisation des outils, des conditions et des méthodes de travail.

 

L'organisation scientifique du travail proposée par Taylor repose tout d'abord sur une division technique du travail (organisée par poste), au contraire de la situation antérieure d'une organisation sociale du travail par type de métier. L'organisation du travail doit adopter une division du travail horizontale, c'est-à-dire une fragmentation maximale des tâches au sein de l'atelier entre les différents postes ; et une division verticale reposant sur une séparation complète de la conception technique du produit par les ingénieurs et de son exécution par les ouvriers.

 

Les objectifs de Taylor sont de trois ordres :

 

- Lutter contre la supposée "flânerie systématique" des ouvriers dans l'atelier.

- Proposer une méthode de fabrication optimale.

- Mettre en place une rémunération au mérite en fonction des cadences constatées. C'est pourquoi les ouvriers sont surveillés, à la fois par des chronométreurs et des agents de maîtrise.

 

Attention à ne pas confondre Taylorisme et Fordisme. Ce dernier est lié au Taylorisme dans la mesure où Henry Ford développe et prolonge les principes de l'organisation scientifique du travail qu'il applique dans sa production automobile. Mais la notion de fordisme va plus loin. Le taylorisme n'est pas le travail à la chaîne, contrairement au fordisme.


29/05/2019
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Le malthusianisme pourrait-il redevenir au goût du jour ?

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Population mondiale au 11 Mai 2019 à 16h33

 

En découvrant ce compteur de population établit par worldometers.info, j'ai pris conscience - visuellement - du fort accroissement de la population mondiale. Vous pourrez en juger par vous-même puisque j'ai fait une impression écran du nombre d'âmes lorsque j'ai commencé à rédiger le présent post : 7.703.239.774 d'êtres humains de recensés au 11 Mai 2019.

 

Inévitablement, cela m'a fait penser au Malthusianisme et à l'éventualité de le voir resurgir.

 

Que disait Malthus ?
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Thomas Robert Malthus, 1766 - 1834


Thomas R. Malthus était un pasteur anglican et, en 1798, alors qu'il est en charge de l'assistance aux personnes en précarité, il va publier un écrit intitulé Essai sur le principe de population.

 

A l'époque, l'Angleterre est en proie à la misère du fait de la mutation industrielle naissante et d'une politique rurale d'enclosures massives tandis que la population ne cesse de croître.

 

Cela l'amènera à formuler que la croissance démographique suit une progression géométrique (parce qu’elle repose sur une multiplication de la quantité initiale), alors que les ressources croissent de manière arithmétique (donc additive). Malthus en déduit donc qu’il existe naturellement un écart grandissant de façon exponentielle entre le niveau de la population et celui des ressources alimentaires.

 

Il expliquera à ses contemporains que si la population croît bien plus rapidement que les ressources et, que si aucun événement extérieur (de type guerre, épidémie, ...) ne vient enrayer cela, alors la société court à la famine.

 

Dans la foulée de ce constat, il proposera des solutions ... assez radicales.

Les solutions de Malthus

Autant le constat fait par Malthus était relativement bien passé, autant ses solutions lui attirèrent-elles les foudres des économistes d'alors.

 

Ses préconisations étaient les suivantes :

 

- Nécessité d'effectuer un contrôle démographique (par les pouvoirs politico-économiques) pour conserver une certaine proportion entre le niveau de la population et la quantité des subsistances disponibles.

Si la préconisation peut se comprendre, c'est davantage sur les moyens proposés pour y parvenir qu'il sera attaqué : prélèvement d'un impôts sur les naissances, offres pour les couples n'ayant pas d'enfant, incitation au mariage tardif, arrêt des aides sociales aux nécessiteux (imaginez que l'on propose cela aujourd'hui... !).

 

- Modification des conditions de production des subsistances afin de suspendre les effets des rendements décroissants sur de longues périodes.

 

- Recherche d'un équilibre général pour l'économie dans son ensemble.

 

Les théories de Malthus, considéré de nos jours comme un économiste classique (tout comme Adam Smith, David Ricardo, Jean-Baptiste Say, ...), ont été fortement critiquées à l'époque et ne s'appliquent toujours pas plus de 2 siècles plus tard.

 

Pourrait-on voir le Malthusianisme s'imposer de nos jours ?

A l'époque de Malthus, le monde n'avait même pas un milliard d'êtres humains. Son modèle mathématique, a été attaqué par Jean-Baptiste Say qui le trouvait assez simpliste. Force est de constater que ce dernier avait raison car, aujourd'hui, nous sommes plus de 7,7 milliards d'hommes et femmes à vivre sur la planète bleue.

 

Malgré quelques foyers indéniables de famine de par le monde (Yémen, Soudan du Sud, Somalie, nord-est du Nigéria), celle-ci est loin d'être généralisée .... c'est plutôt la répartition de la nourriture qui est à revoir (certains mourant de faim alors que d'autres versent dans le gâchis à outrance !).
Les progrès technologiques (automatisant les tâches humaines et augmentant la rentabilité) mais également l'utilisation des pesticides (tel le si décrié glyphosate) ou d'engrais ont permis que le malthusianisme reste lettre morte.

 

Mais ne crions pas victoire trop tôt car, aujourd'hui, nous sommes confrontés à un accroissement sans précédant de la démographie, couplé à une surexploitation de nos ressources (le jour de dépassement arrivant de plus en plus tôt, il est fixé au 10 Mai pour cette année au niveau du Continent Européen). Et n'oublions pas les impacts du réchauffement climatique ....

 

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Tout converge, me semble-t-il, à mettre en scène tous les constituants pour créer rapidement de grosses difficultés pour l'homme. Difficultés qui pourraient conduire à remettre au goût du jour certaines préconisations "inhumaines" de Malthus à l'instar de la limitation forcée des naissances.
Pour éviter cela, il nous suffit de devenir plus raisonnables et à la science de faire de nouvelles découvertes pour nous sortir de ce mauvais pas et reléguer définitivement Malthus aux oubliettes.

25/05/2019
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Les licornes, ça vous parle ?

Lorsque l'on parle de licornes, la majorité d'entre nous pense immédiatement à l'animal légendaire à corne unique.

 

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La licorne, un animal irréel qui nous fascine

 

Mais il existe un autre style de licorne, bien réelle celle-là. Où la rencontre-t-on ? Pas dans les zoos mais dans les concepts d'économie numérique.

Mais qu'est-ce exactement que cet animal ?

 

Définition d'une licorne

Ce concept de licorne est né en 2011 aux États-Unis ... mais son nom n'a été émis pour la première fois qu'en 2013 sous la plume d'Aileen Lee.

Plusieurs conditions pour accéder à l'obtention de ce qualificatif :

 

↪ Être une startup privée.
↪ Être installé sur le sol américain (eh oui, les américains sont un peu nombrilistes !)
↪ Avoir moins de 10 ans d'activité.
↪ Être valorisé à un milliard de dollars ou plus.

 

Autant dire que le nombre de startups répondant à ces critères est rare ... tout comme une licorne (unicorn pour les anglo-saxons) ...

A début mai 2019, il n’existait que 348 licornes référencées de par le monde (car les américains ont assoupli le critère se rapportant à l'installation sur leur sol).

Vous pourrez en trouver la liste exhaustive et constamment réactualisée sur le site de CB Insights dont je vous fournis le lien.

 

Les principaux enseignements

A l'aide du tableur Excel, j'ai analysé quelques données en faisant des tableaux croisés dynamiques, dont je vous livre les principaux résultats.

 

Nombre de pays ayant au moins une licorne

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  • 26 pays seulement possèdent une licorne pour un total de 1.156 mds de dollars.
  • Le classement, par capitalisation, est dominé par les États-Unis qui possèdent 174 licornes représentant une capitalisation de 608 mds $. Ils devancent la Chine, 89 licornes pour 334 mds $. Le podium est complété par l'Inde, 16 licornes pour 47 mds $.
  • Le Royaume-uni montre son dynamisme en étant le 4ème pays avec 41 mds $ avec 17 licornes.

Top 10 des principales licornes

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  • Uber n'occupe plus la première place - et c'est une surprise - car avec 72 mds $ de capitalisation, la célèbre société de VTC vient d'être détrônée par Toutiao (réseau social Chinois, très bien positionné en Intelligence artificielle) que la majorité d'entre nous ne doivent pas connaître mais qui a 75 mds de $ de capitalisation.
    Ceci n'est pas grave pour l'entreprise Californienne car, dans la mesure où elle est entrée en bourse depuis le vendredi 10 mai, elle doit logiquement sortir des futurs classements de licornes.
  • Ce Top 10 ne représente que 3 pays : 7 licornes américaines, 2 Chinoises, 1 singapourienne.... absence remarquée de l'Europe (dont le 1er représentant Global Switch - société anglaise conceptrice de Data Centers - est 13ème) !


     Poids des licornes européennes
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  • 10 pays européens ont au moins une licorne pour une capitalisation de 82 mds $, ce qui représente à peine 7 % de l'ensemble. Cela préfigure de l'avenir qui appartiendra, une fois encore, davantage aux américains et chinois qu'aux européens. Un retard de plus à combler.
  • Quelques beaux fleurons tels Blablacar, N26, Revolut, ...

Et les licornes Françaises ?

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  • 4 licornes françaises (Blablacar, Deezer, Doctolib et OVH) pour une valorisation de 5 mds $ au total. La 1ère d'entre elles, Blablacar (spécialiste du covoiturage, fondée en 2006), occupe la 161ème position.

  • Confirmation du succès de la plateforme de prise de rendez-vous médicaux Doctolib qui a rejoint ce club très fermé le 19 mars 2019.

 

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En Europe, il ne faut pas se le cacher, mais peu d'entreprises faisant appel directement au grand public sont vouées à devenir des licornes. Cela tient probablement à notre marché intérieur qui est fragmenté, aux différences de langues et aux modes de consommation au sein des pays composant l'Europe.

Quant au niveau du concept des licornes cela se passe plutôt bien puisque désormais il conviendra d'intégrer le terme de décacorn pour les startups dont la capitalisation est supérieure à 10 mds (Il y en a déjà 18 au 10/05/2019).


24/05/2019
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Des investissements qui ne vont pas dans le bon sens !

Energies fossiles.PNGDepuis la fin de la COP21 de Paris, les banques ont accru leur soutien financier aux projets d'énergies fossiles !!!

 

Un rapport de six ONG environnementales indique que les 33 principaux établissements bancaires de la planète ont investi 1.668 milliards d'euros dans le charbon, le gaz et le pétrole, plus que le PIB de la Suisse et des Pays-Bas réunis ! Pire, les sommes injectées ont augmenté chaque année.

 

Les banques françaises ne sont pas vraiment un modèle. BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société Générale et Natixis ont mis sur la table 124 milliards d'euros, dont 101 milliards pour de nouvelles ... centrales à charbon. Est-ce cela que l'on nomme la transition écologique ?


11/05/2019
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Les dernières crises économiques... en espérant ne plus en connaître !

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Les gens à la rue


Il y a actuellement à travers le monde une montée du pessimisme envers la situation présente mais également envers le futur.

Beaucoup de points brûlants jalonnent notre planète : le Venezuela, la Corée du Nord, les tensions entre les États-Unis et la Chine ou le Mexique, la montée du nationalisme, du populisme, de l'homophobie, de l'antisémitisme, le Brexit, l'endettement élevé des États, la crise des migrants,... sans oublier la crise des gilets jaunes en France en lutte pour l'accroissement du pouvoir d'achat ou les annonces de Georges Ugeux, ex-numéro 2 de la Bourse de New York qui prédit une tempête majeure dans les prochaines années.... tempête qui serait pire que celle de 2008 !

La question est de savoir si tout cela constitue le prélude à une crise économique plus ou moins imminente ?

 

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Des incendies économiques sur toute la planète

 

Il ne paraît pas déraisonnable d'affirmer que si la confiance générale s'étiole alors, effectivement, l'avenir peut s'assombrir.
Mais fort heureusement, nous n'en sommes pas encore à ce stade -du moins je l'espère - et je ne sais pas si quelqu'un a une vision mondiale suffisante pour nous prédire un avenir de crise qu'elle soit économique ou sociale, voire les deux !
Du coup, j'ai voulu regarder dans le rétroviseur pour me souvenir quelles avaient été les grandes crises économiques d'un passé assez récent (pas la peine de remonter à l'époque des dinosaures ! ) et leur fait générateur.

La crise de 1929

 

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Le jeudi noir de Wall Street


La date de référence reste le jeudi noir du 24 octobre 1929 qui enregistra, à Wall Street, une chute vertigineuse du cours des actions semant la panique. En quelques jours des milliers de détenteurs de titres boursiers et de spéculateurs furent acculer à la ruine et/ou au suicide. Cela se répandit rapidement, de proche en proche, pour être à l'origine d'une dépression mondiale. Ce krach a été le plus long et, probablement, le plus douloureux enregistré à ce jour. C'est sans doute la raison pour laquelle il est enregistré dans notre mémoire collective !

La crise de 1973

 

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Le pétrole comme origine

A partir d'octobre 1973, le prix du baril de pétrole va s'envoler pour quasiment quadrupler en quelques mois. Cette augmentation spectaculaire fait suite aux déclarations d'embargo de l'OPEP vis-à-vis des livraisons de pétrole aux pays qui soutiennent Israël dans le conflit l'opposant à la Syrie et à l'Egypte (guerre du Kippour).

Tous les pays industrialisés et gros consommateurs de pétrole vont connaître une inflation des prix mettant en périls leur économie. Cette crise est connue sous la terminologie de premier choc pétrolier.

Qui dit premier choc sous-entend qu'il y en a un second. Bingo. Ce dernier aura lieu en 1979 suite aux agitations révolutionnaires Iraniennes et à la guerre Iran-Irak.

 

La crise de 1982

 

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Des taux d'intérêts qui grimpent en flèche !

 

Cette fois-ci ce ne sont ni les actions ni le pétrole qui sèment la zizanie mais les taux d'intérêts américains.
Le Mexique s'était fortement endetté à long terme entre 1970 et 1982. Cette dette était détenue par de très nombreuses banques commerciales.
Le taux aux États-Unis, qui est alors la référence aux emprunts des pays en voie de développement, triple quasiment entre 1977 et 1981.
Inutile de faire un dessin ! En 1982, c'est le défaut de paiement pour le Mexique et le déclenchement de la crise bancaire de l'endettement des pays émergents.

La crise de 1987
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Cette fois-ci, il s'agit d'un lundi noir !

 

Lundi 19 octobre : la bourse de New York (encore elle !) dévisse de 23 %.
La Banque centrale américaine avait décidé de remonter fortement les taux d’intérêts pour maintenir l’attractivité du dollar mais cela s’avéra incompatible avec le marché des actions. Et la bulle spéculative sur les titres éclata d'autant que les traders s'étaient également mis à jouer à la baisse en tentant de se débarrasser, au plus vite, des titres avant qu’ils ne soient trop bas.
Ce krach mondial, plutôt bien absorbé par la Réserve fédérale, fut sans lendemain et l’activité économique pu rapidement rebondir.

La crise de 2000

 

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Les sociétés internet en ligne de mire


Les marchés financiers s'étaient entichés des sociétés new-tech exerçant de près ou de loin sur l'univers Internet. Cela a créé une bulle spéculative sans réel rapport avec la vraie valeur desdites sociétés. Là encore, la bulle a éclaté entraînant la disparition de nombreuses sociétés et provoqué une onde de choc qui s'est répandue sur toute la planète (sauf peut-être en Papouasie et au fin fond de l'Amazonie).

La crise de 2008

 

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Lehmann Brothers, par où le mal est arrivé !

 

C'est la dernière crise mondiale que nous ayons connue pour l'instant. Cette crise, qui a notamment rendu célèbre Bernard Madoff (escroquerie basée sur une pyramide de Ponzi) et les subprimes (Prêts hypothécaire à risques, mais surtout à taux variables) – a notamment conduit à la faillite de Lehman Brothers (le 15/09/2008). Il s'agit là, ni plus ni moins, de la plus grosse faillite de l'histoire américaine. Les bourses mondiales ont plongé et à leur suite toutes les économies nationales.
La crise des subprimes est encore palpable aujourd'hui dans de nombreux pays qui n'ont pas retrouvé leur niveau d'avant !

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Les crises passées ont eu des origines bien diverses : krach boursier, cours du pétrole, taux d'intérêts, internet et nouvelles technologies, subprimes,... Difficile de prédire quand, où et comment sera initiée la prochaine crise économique car - soyons pragmatiques - s'il y a eu des crises par le passé c'est parce que personne ne les a vues venir....

30/04/2019
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Pour en savoir un peu plus sur la monnaie...

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Rares sont ceux qui sont indifférents à la monnaie

 

Ce terme de monnaie est parfois utilisé à tort et à travers, sans que l'on fasse toujours le bon distinguo. Je vais donc essayer de clarifier un peu les choses...

Tout d'abord, il convient de définir ce qu'est la monnaie.

 

La monnaie, c'est quoi ?

 

La meilleure façon de définir la monnaie est de faire appel à un sage : Aristote.
3 siècles avant Jésus-Christ, ce philosophe grec définissait la monnaie, qu'il considérait comme étant un auxiliaire de l'échange, par 3 fonctions qu'elle devait remplir.

 

- Intermédiaire dans les échanges : vous pouvez ainsi faire un acte d'achat ou de vente (Acheter une voiture, vendre une maison,...).
- Unité de compte : sert à mesurer la valeur d'un bien ou d'un service (c'est le prix de la chose acquise ou vendue).
- Réserve de valeur : à travers les dépôts que vous faites sous diverses formes pour une dépense ultérieure.

C'est d'ailleurs parce que les cryptos ne satisfont pas intégralement à ces 3 fonctions que la Banque de France ne les reconnaît pas en tant que cryptos-monnaies mais plutôt comme des cryptos-actifs.

Outre ses 3 fonctions, la monnaie peut revêtir deux formes principales....

La monnaie et ses formes actuelles

 

Les deux formes que peut adopter la monnaie sont :

 

- Monnaie Fiduciaire : c'est celle qui repose sur la confiance d'autant que fiduciaire vient du latin fiducia... qui signifie faire confiance.

 

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La monnaie fiduciaire n'a aucun lien avec l'or

 

La monnaie fiduciaire est représentée par les billets de banque et les pièces de monnaie. Inutile de vous préciser que la valeur d’une pièce n’a, désormais, aucun lien avec la valeur du métal qui la constitue. Il en va de même pour la valeur d’un billet qui ne correspond pas à une contrepartie en métal physique qu’une banque garantirait. L’Euro et le Dollar (ce dernier n'est plus convertible en or depuis le 15 août 1971) sont ainsi des monnaies fiduciaires, comme la majorité des monnaies des pays d’aujourd’hui.

Ce type de monnaie tend, pour différentes raisons, à disparaître au profit de la monnaie scripturale, remettant sur le devant de la scène l'éventuelle fin du cash.

 

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Les chèques, les cartes, les virements, les prélèvements,... permettent à la monnaie scripturale de circuler

 

- Monnaie Scripturale : également connue sous les appellations de monnaie de dépôt ou monnaie de banque. Il s’agit donc d’une écriture (autrefois manuscrite, désormais électronique) sur un compte en banque. De nos jours, la monnaie scripturale représente plus de 90% de la masse monétaire en circulation, laissant une part congrue aux billets et aux pièces.

Mais autrefois, et jusqu'aux accords de Bretton Woods (signés en 1944), existait une troisième forme de monnaie dénommée divisionnaire ou métallique.

 

La monnaie métallique
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Le Louis d'or est une monnaie métallique

Bien souvent, l'on a tendance à tout regrouper sous ce vocable et y mettre nos euros, dollars, yens, ... et autres.
Or, une monnaie métallique est une monnaie dont la valeur se définit par rapport à un ou plusieurs métaux (en général l'or, l'argent et plus rarement le bronze). Chaque pièce frappée contient ainsi une valeur intrinsèque forte : la valeur de son métal, proche ou égale à sa valeur faciale.

Avec la monnaie métallique, un produit ou service est échangé contre une monnaie qui contient ou vaut un métal dont la valeur est équivalente.

Maintenant que vous connaissez mieux les fonctions et les formes de la monnaie, il serait temps de voir comment elle a émergé au monde !

Naissance de la monnaie
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Le troc, pratique mais limité !

 

Au début de l'humanité, nos ancêtres procédaient par troc, c'est-à-dire échange d'un bien ou service contre un autre bien ou service (exemple : une cueillette contre des coquillages). C'est ainsi qu'au cours du temps la monnaie a revêtu diverses formes telles le sel (qui a donné naissance au mot salaire), les coquillages (tel le cauri), les pierres Rai de l'île de Yap, ... mais il n’y avait aucune garantie quant à sa valeur.

 

Le berceau de la monnaie métallique est le royaume de Lydie en Anatolie (Asie Mineure). Son apparition, vers 650 avant J-C, est due au souverain de l'époque qui a fait puiser dans les eaux du fleuve Pactole des paillettes d'électrum (alliage d'or et d'argent) pour frapper les premières pièces de monnaies connues. Cela permit de rapidement intensifier les échanges locaux grâce à la praticité de ces pièces qui pouvaient être échangées contre tout bien disponible à la vente.

Puis, au fil des siècles, est apparue la monnaie-fiat (fiat - pas le constructeur automobile de Turin - mais pour "qu’il en soit ainsi") : la confiance est alors garantie par une autorité légale (empereur, État, système bancaire,...) qui au cours du temps se "dématérialisera" en étant représentée par des bons papier prouvant que vous détenez la valeur, ce qui donnera naissance aux billets de banque.
Puis, avec les progrès liés à la technologie, vint la monnaie "électronique" (ou fiduciaire) avant de peut-être laisser la place aux "cryptos-monnaies".

Mais là c'est une autre histoire !

Pour en savoir plus :


26/04/2019
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