Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Economie


C'est quoi l'Excédent Brut d'Exploitation ?

EBE.PNG
L'excédent brut d'exploitation (EBE) est un terme de comptabilité, au niveau de l'entreprise.

C'est une façon de mesurer les bénéfices ou profits réalisés dans l'entreprise. L'EBE est ce qui reste de la valeur ajoutée (la richesse nouvelle créée par l'entreprise) après la distribution des salaires (directs et indirects, c'est-à-dire y compris les contributions sociales) et le paiement des impôts liés à la production. On dit que l'EBE mesure le profit brut de l'entreprise, car sur ce profit, elle va ensuite payer l'impôt sur les bénéfices et des remboursements d'emprunts.

 

Il est important de calculer l'excédent brut d'exploitation, car il exprime la capacité d'une entreprise à générer des ressources de trésorerie sans tenir compte de sa politique de financement  et d'investissement ou des événements exceptionnels qui ont eu lieu dans l'année. Il existe plusieurs méthodes pour calculer un EBE, soit en partant du chiffre d'affaires, soit par la valeur ajoutée ou par le résultat net comptable. La formule la plus simple est celle qui part du chiffre d'affaires.

 

L'EBE permet de mesurer le "taux de marge" de l'entreprise. En France celui-ci est stable à environ 30 % depuis plus de 20 ans. L'EBE est utilisé par les entreprises, après paiement de l'impôt sur les bénéfices, de plusieurs façons : une partie peut-être distribuée aux actionnaires sous forme de dividendes, une partie peut permettre de financer l'investissement, une partie peut être placée sur les marchés financiers ou servir à acquérir des actions dans d'autres entreprises (en France ou à l'étranger), une partie peut être distribuée aux salariés.


08/01/2019
0 Poster un commentaire

Quelle différence entre politique monétaire et politique monétariste ?

Politique monétaire.PNGLa politique monétaire désigne l'ensemble des actions menées par les banques centrales pour agir sur la quantité de monnaie et les taux d'intérêt. Elle peut être "accommodante" - ce qui signifie qu'on laisse augmenter le volume de monnaie en circulation - ou restrictive. La politique monétaire, combinée avec la politique budgétaire, permet d'agir sur le volume de production et d'assurer des échanges extérieurs équilibrés.

 

Une politique monétariste est une politique monétaire qui obéit aux principes édictés par les économistes libéraux, dont le principal représentant est Milton Friedman. Pour ce dernier, l'unique objectif de la politique monétaire doit être de lutter contre l'inflation qui nuit à la compétitivité et dégrade les échanges extérieurs. Contrairement aux Keynésiens, les libéraux estiment que le volume de la monnaie en circulation n'a aucun impact sur la croissance et le chômage et que l'inflation est un fléau qu'il faut combattre à tout prix. Les monétaristes sont donc également opposés au déficit budgétaire, qui génère de l'inflation puisque l’État doit s'endetter pour financer ses dépenses et donc générer du crédit, ce qui fait augmenter le volume de monnaie en circulation.


17/12/2018
0 Poster un commentaire

Ne pas confondre Revenu et Niveau de vie

Niveau de vie.PNG
Attention à ne pas confondre ces 2 notions de revenu et niveau de vie !

"Vu son niveau de vie, il doit avoir de gros revenus !". Qui n'a jamais entendu ce genre de remarque ?

Pourtant, les deux ne sont pas forcément liés... Le revenu effectivement perçu par les individus, qu'il s'agisse d'un salaire, de revenus d'une activité libérale, de revenus fonciers ou autres, est sujet à impôts et taxes. Ceux-ci peuvent être plus ou moins élevés : un impôt élevé diminue la possibilité d'avoir un train de vie luxueux.

Par ailleurs, même après impôts, les revenus doivent s'apprécier au regard de la taille de la famille : avec cinq ou six enfants, on dépense plus qu'avec un seul. Le niveau de vie "apparent", celui que les gens voient, peut aussi différer selon les régions ou les pays. On peut avoir une grande maison dans une région rurale et pourtant toucher un salaire bien plus faible qu'un Parisien logé dans un petit appartement.

Bref, le niveau de vie n'est pas affaire d'apparences, mais bien de statistiques !


15/12/2018
0 Poster un commentaire

Qu'appelle-t-on la valeur ajoutée ?

Valeur ajoutée.PNG


La valeur ajoutée correspond à la richesse lors du processus de production. Elle traduit le supplément de valeur donné par l'entreprise via son activité (le travail) aux biens et services en provenance des tiers.

 

La valeur ajoutée se calcule en retirant les consommations intermédiaires au chiffre d'affaires. Une entreprise qui vend un vélo 500 euros retire de ce prix ce qu'elle n'a pas produit elle-même, mais a acheté à des fournisseurs, par exemple des pneus pour 100 euros, des chaînes de vélo, des selles, ... La valeur ajoutée est ce qui reste une fois toutes ces dépenses soustraites. On parle de valeur ajoutée brute si l'on ne prend pas en compte l'usure du matériel, et de valeur ajoutée nette dans le cas inverse.

 

On peut mesurer la valeur ajoutée brute de toutes les organisations résidant sur le territoire national en en faisant la somme. On connaitra ainsi la valeur de la production de la France, appelée "Produit Intérieur Brut" en comptabilité nationale. Autrement dit, la valeur ajoutée de la France est le PIB.

 

Le partage de la valeur ajoutée au sein de l'entreprise est un enjeu majeur, aussi bien sur le plan économique que social. Schématiquement, la valeur ajoutée produite dans l'entreprise se partage entre trois acteurs principaux : les salariés qui ont fourni le travail nécessaire à la production, les propriétaires qui ont fourni le capital nécessaire à la production, l’État qui prélève  des impôts sur la production pour financer les dépenses publiques. On peut aussi parler en termes de revenus : la valeur ajoutée se partage alors entre les salaires, les bénéfices et les impôts.

 

La valeur ajoutée et le bénéfice (profit) sont deux concepts différents. Le profit est la capacité d'une entreprise à générer de la rentabilité. Dans le compte de résultat, c'est le résultat net. C'est ce qui reste de la valeur ajoutée quand l'entreprise a payé toute ses charges.


10/12/2018
0 Poster un commentaire

Un Français dans le Top5 des plus grandes fortunes mondiales

Parfois on se fait du mal pour rien, car souvent l'on se dit que la France est un tout petit pays au regard du reste du monde et l'on a quelques difficultés à réaliser que l'un de nos compatriotes vient de rentrer dans le Top 5 des plus grosses fortunes de la planète.

 

Ce vaillant guerrier n'est autre que Bernard Arnault le célèbre propriétaire de LVMH. Il apparaît au 4ème rang de ce très sélect classement devant un certain Mark Zuckerberg !
Par contre ce que je trouve étonnant est de ne voir aucun émir dans ce classement...

 

image.png


Le classement établi par le magazine économique américain Forbes
:

 

  • Jeff Bezos (Etats-Unis) : fondateur d'Amazon : sa fortune est estimée à 91 milliards d'euros.

 

  • Bill Gates (Etats-Unis) : fondateur de Microsoft : sa fortune est estimée à 73 milliards d'euros.

 

  • Warren Buffet (Etats-Unis) : patron de la société d'investissement Berkshire Hathaway : sa fortune est estimée à 68,5 milliards d'euros.

 

  • Bernard Arnault (France) : propriétaire du groupe LVMH : sa fortune est estimée à 59 milliards d'euros.

 

  • Mark Zuckerberg (Etats-Unis) : cofondateur et PDG de Facebook : sa fortune est estimée à 8 milliards d'euros.


28/05/2018
0 Poster un commentaire

Connaissez-vous la culture compagne ?

image.png

Probablement que non - sauf si vous êtes de la partie -, cette culture est également appelée « culture associée » ou « compagnonnage » (à ne pas confondre avec la communauté des compagnons... bien qu'il y ait quelques similitudes).
Mais de quoi s'agit-il dans la réalité de tous les jours ?

 

La « culture compagne » s'appuie sur la cohabitation de plusieurs espèces végétales afin qu'elles puissent se protéger mutuellement des maladies, du changement climatique... et autres joyeusetés de la nature. Cela est rendu possible grâce aux propriétés spécifiques de chaque plantation qui, de plus, ne se marchent pas sur les pieds (mais oui, j'ose) en allant chercher les ressources naturelles qui leur sont nécessaires à des profondeurs différentes.

 

Le gros avantage est que cela rend inutile les pesticides, si chers à l'agriculture intensive. De plus, cette pratique permet surtout de nourrir la terre en remettant de la matière organique dans l'environnement et en augmentant la fertilité des sols.

 

Mais il existe notamment deux difficultés à cette pratique :

 

  • La première est liée au fait qu'à la moisson, les industriels n'ont pas les machines adaptées pour réaliser des récoltes mêlant des plantes et des graines de tailles et de poids différents

  • La seconde est de formaliser ou normaliser cette association des cultures pour que ce système puisse servir toute la demande.

Dans l'hexagone, le compagnonnage végétal représente environ 4% des parcelles cultivées et n'est, pour le moment, qu'au stade expérimental ou chacun teste sa recette.


26/04/2018
0 Poster un commentaire

Pour mieux connaître la Flat Tax

Flat tax.PNGL’entrée en vigueur de la Flat Tax a pu être considérée comme un frein pour les épargnants. En réalité, la Flat Tax se révèle être une opportunité pour  les titulaires de livrets d’épargne.
Cette mesure intéressera en premier lieu les ménages imposés… Petit zoom sur la Flat Tax :

La Flat tax, plus simple, plus transparente

• Plus besoin de connaître son taux d’imposition
• Plus besoin de se reporter à sa feuille d’imposition pour savoir combien va rapporter un livret
• Il suffit de prendre le taux brut affiché et de l’amputer de 30% pour connaître le rendement net d’un compte épargne
• Elle facilite la comparaison entre livrets ordinaires et livrets défiscalisés, Livret A et LDD
• Les sommes créditées au 31 décembre de chaque année sont désormais nettes d’impôts et de taxes

Avantages pour les ménages imposables

• Une diminution des taxes
• Une amélioration du rendement net de leurs livrets d’épargne
• L’avantage est visible dès les contribuables dont la TMI (Tranche marginale d'imposition) est de 14% et plus conséquent pour les TMI de 30% et plus

Pour les ménages non imposés

• Il est préférable d’opter pour l’imposition au barème (option à choisir au lieu du PFU qui est l’option par défaut).
• Le paiement des 12,8 % de prélèvements dans le cadre du  PFU sera restitué au moment du paiement de l’impôt

La dispense d’acompte toujours d’actualité

• Mesure mise en place en 2013 permettant d’éviter d’avancer de l’argent à l’Etat
• Cette dispense est toujours d’actualité dans le cadre du PFU
• Elle est réservée aux contribuables dont le Revenu Fiscal de Référence (RFR) de l’année N-2 est inférieur à :.

Pour les dividendes

• Lors de la déclaration d’impôts le client sera imposé au barème sur ces intérêts s’il opte pour cette option
• Dans le cas contraire, le PFU sera appliqué intégralement entraînant le prélèvement des 12,80% manquants


11/03/2018
0 Poster un commentaire

C'est quoi un lobby ?

Lobby.PNGUn "hall d'entrée, couloir, ou vestibule dans un immeuble accueillant du public", selon la définition du dictionnaire britannique. A partir de 1830, le mot désigne par extension les couloirs de la Chambre des Communes britanniques où des groupes d'influence peuvent discuter avec des parlementaires.
Dans cette antichambre du pouvoir, les premiers tentent de convaincre les seconds d'infléchir les lois afin de servir leurs intérêts.
Quelques 180 ans plus tard, la mission des lobbys n'a pas changé, mais ils ne se contentent pas d'influencer les politiques. L'industrie du tabac, par exemple, a dépensé des millions de dollars pour financer des recherches sur l'effet stimulant de la nicotine... et minimiser ses dangers. Si cette pratique est aujourd'hui très répandue, elle est diversement appréciée. Aux Etats-Unis, le premier Lobbying Act remonte à 1946 et ce jeu d'influence participe de l'équilibre démocratique.
En France, il est souvent assimilé à du corporatisme et jugé contraire à l'intérêt général. Pourtant, le nombre de lobbyistes ne cesse de croître. Ils seraient 20.000 à travailler à Bruxelles, où se concentrent les institutions européennes. Depuis les années 2000, une dizaine de pays européens ont voté des lois pour encadrer le lobbying. La France, elle, peine à définir des règles permettant aux groupes de pression d'agir en toute transparence.


15/08/2017
0 Poster un commentaire

L'économie circulaire : kézako ?

Economie circulaire.PNGQui pourrait croire que le contenu de nos poubelles recèle des trésors ?

Nous cherchons constamment une façon plus efficace de recycler les déchets. La France est bonne élève, avec 517.000 tonnes de déchets électriques recyclés en 2016, même si cela ne représente que la moitié de ses déchets.

L'économie circulaire fonctionne selon ce principe : plutôt que de finir à la décharge, les déchets sont traités en vue de fournir de l'énergie, sous forme de carburant et d'électricité.

Il existe diverses façons de traiter les déchets, que ce soit avec l'énergie thermique ou des processus biologiques.

Par processus thermiques, il faut entendre des méthodes comme la gazeification, la dépolymérisation thermique et la pyrolyse, des procédures complexes qui nécessitent de hautes températures pour décomposer les déchets et libérer l'énergie.

Les processus non thermiques impliquent des micro-organismes qui décomposent la matière organique et libèrent des biogaz. Ces processus sont plus longs mais plus écologiques. Plus les déchets sont traités à fond, moins ils s'accumulent dans les décharges, ce qui implique moins de dégagements de méthane - un gaz à effet de serre provenant de la décomposition des ordures - et de lixiviat, un liquide résiduel qui pollue les eaux souterraines. Autre avantage : c'est une façon de produire de l'énergie sans avoir recours aux énergies fossiles ni libérer de gaz à effet de serre.

Seul bémol : brûler ces déchets divers libère des produits chimiques dangereux, comme des dioxines et des furanes (des cancérigènes dégagés en brûlant des plastiques tels que le PVC), autant que des métaux lourds, gaz acides, oxydes de souffre et d'azote. Autant de produits qui ont un impact sur l'environnement et la santé.

Conclusion : le mieux serait tout de même de gaspiller moins !


24/06/2017
0 Poster un commentaire

L'économie pétrolière : vers quel avenir ?

Avec des queues interminables en période de grève, des conflits à feu et à sang, des enjeux géopolitiques avérés, une guerre des prix du baril qui conditionne la vie de tous les citoyens, le pétrole est au cœur de l'économie mondiale et n'a de cesse de faire parler de lui. À l'image des célèbres et néanmoins détestables texans de la série Dallas, la grande saga du pétrole brut est riche en intrigues et rebondissements plus ou moins inattendus. Qu'en est‑il aujourd'hui de l'état du paysage économique pétrolier international ?

 

[Infographie] L

Made by: Ecoreuil

Enregistrer


08/09/2016
0 Poster un commentaire