Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Economie


Des investissements qui ne vont pas dans le bon sens !

Energies fossiles.PNGDepuis la fin de la COP21 de Paris, les banques ont accru leur soutien financier aux projets d'énergies fossiles !!!

 

Un rapport de six ONG environnementales indique que les 33 principaux établissements bancaires de la planète ont investi 1.668 milliards d'euros dans le charbon, le gaz et le pétrole, plus que le PIB de la Suisse et des Pays-Bas réunis ! Pire, les sommes injectées ont augmenté chaque année.

 

Les banques françaises ne sont pas vraiment un modèle. BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société Générale et Natixis ont mis sur la table 124 milliards d'euros, dont 101 milliards pour de nouvelles ... centrales à charbon. Est-ce cela que l'on nomme la transition écologique ?


11/05/2019
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Les dernières crises économiques... en espérant ne plus en connaître !

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Les gens à la rue


Il y a actuellement à travers le monde une montée du pessimisme envers la situation présente mais également envers le futur.

Beaucoup de points brûlants jalonnent notre planète : le Venezuela, la Corée du Nord, les tensions entre les États-Unis et la Chine ou le Mexique, la montée du nationalisme, du populisme, de l'homophobie, de l'antisémitisme, le Brexit, l'endettement élevé des États, la crise des migrants,... sans oublier la crise des gilets jaunes en France en lutte pour l'accroissement du pouvoir d'achat ou les annonces de Georges Ugeux, ex-numéro 2 de la Bourse de New York qui prédit une tempête majeure dans les prochaines années.... tempête qui serait pire que celle de 2008 !

La question est de savoir si tout cela constitue le prélude à une crise économique plus ou moins imminente ?

 

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Des incendies économiques sur toute la planète

 

Il ne paraît pas déraisonnable d'affirmer que si la confiance générale s'étiole alors, effectivement, l'avenir peut s'assombrir.
Mais fort heureusement, nous n'en sommes pas encore à ce stade -du moins je l'espère - et je ne sais pas si quelqu'un a une vision mondiale suffisante pour nous prédire un avenir de crise qu'elle soit économique ou sociale, voire les deux !
Du coup, j'ai voulu regarder dans le rétroviseur pour me souvenir quelles avaient été les grandes crises économiques d'un passé assez récent (pas la peine de remonter à l'époque des dinosaures ! ) et leur fait générateur.

La crise de 1929

 

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Le jeudi noir de Wall Street


La date de référence reste le jeudi noir du 24 octobre 1929 qui enregistra, à Wall Street, une chute vertigineuse du cours des actions semant la panique. En quelques jours des milliers de détenteurs de titres boursiers et de spéculateurs furent acculer à la ruine et/ou au suicide. Cela se répandit rapidement, de proche en proche, pour être à l'origine d'une dépression mondiale. Ce krach a été le plus long et, probablement, le plus douloureux enregistré à ce jour. C'est sans doute la raison pour laquelle il est enregistré dans notre mémoire collective !

La crise de 1973

 

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Le pétrole comme origine

A partir d'octobre 1973, le prix du baril de pétrole va s'envoler pour quasiment quadrupler en quelques mois. Cette augmentation spectaculaire fait suite aux déclarations d'embargo de l'OPEP vis-à-vis des livraisons de pétrole aux pays qui soutiennent Israël dans le conflit l'opposant à la Syrie et à l'Egypte (guerre du Kippour).

Tous les pays industrialisés et gros consommateurs de pétrole vont connaître une inflation des prix mettant en périls leur économie. Cette crise est connue sous la terminologie de premier choc pétrolier.

Qui dit premier choc sous-entend qu'il y en a un second. Bingo. Ce dernier aura lieu en 1979 suite aux agitations révolutionnaires Iraniennes et à la guerre Iran-Irak.

 

La crise de 1982

 

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Des taux d'intérêts qui grimpent en flèche !

 

Cette fois-ci ce ne sont ni les actions ni le pétrole qui sèment la zizanie mais les taux d'intérêts américains.
Le Mexique s'était fortement endetté à long terme entre 1970 et 1982. Cette dette était détenue par de très nombreuses banques commerciales.
Le taux aux États-Unis, qui est alors la référence aux emprunts des pays en voie de développement, triple quasiment entre 1977 et 1981.
Inutile de faire un dessin ! En 1982, c'est le défaut de paiement pour le Mexique et le déclenchement de la crise bancaire de l'endettement des pays émergents.

La crise de 1987
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Cette fois-ci, il s'agit d'un lundi noir !

 

Lundi 19 octobre : la bourse de New York (encore elle !) dévisse de 23 %.
La Banque centrale américaine avait décidé de remonter fortement les taux d’intérêts pour maintenir l’attractivité du dollar mais cela s’avéra incompatible avec le marché des actions. Et la bulle spéculative sur les titres éclata d'autant que les traders s'étaient également mis à jouer à la baisse en tentant de se débarrasser, au plus vite, des titres avant qu’ils ne soient trop bas.
Ce krach mondial, plutôt bien absorbé par la Réserve fédérale, fut sans lendemain et l’activité économique pu rapidement rebondir.

La crise de 2000

 

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Les sociétés internet en ligne de mire


Les marchés financiers s'étaient entichés des sociétés new-tech exerçant de près ou de loin sur l'univers Internet. Cela a créé une bulle spéculative sans réel rapport avec la vraie valeur desdites sociétés. Là encore, la bulle a éclaté entraînant la disparition de nombreuses sociétés et provoqué une onde de choc qui s'est répandue sur toute la planète (sauf peut-être en Papouasie et au fin fond de l'Amazonie).

La crise de 2008

 

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Lehmann Brothers, par où le mal est arrivé !

 

C'est la dernière crise mondiale que nous ayons connue pour l'instant. Cette crise, qui a notamment rendu célèbre Bernard Madoff (escroquerie basée sur une pyramide de Ponzi) et les subprimes (Prêts hypothécaire à risques, mais surtout à taux variables) – a notamment conduit à la faillite de Lehman Brothers (le 15/09/2008). Il s'agit là, ni plus ni moins, de la plus grosse faillite de l'histoire américaine. Les bourses mondiales ont plongé et à leur suite toutes les économies nationales.
La crise des subprimes est encore palpable aujourd'hui dans de nombreux pays qui n'ont pas retrouvé leur niveau d'avant !

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Les crises passées ont eu des origines bien diverses : krach boursier, cours du pétrole, taux d'intérêts, internet et nouvelles technologies, subprimes,... Difficile de prédire quand, où et comment sera initiée la prochaine crise économique car - soyons pragmatiques - s'il y a eu des crises par le passé c'est parce que personne ne les a vues venir....

30/04/2019
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Pour en savoir un peu plus sur la monnaie...

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Rares sont ceux qui sont indifférents à la monnaie

 

Ce terme de monnaie est parfois utilisé à tort et à travers, sans que l'on fasse toujours le bon distinguo. Je vais donc essayer de clarifier un peu les choses...

Tout d'abord, il convient de définir ce qu'est la monnaie.

 

La monnaie, c'est quoi ?

 

La meilleure façon de définir la monnaie est de faire appel à un sage : Aristote.
3 siècles avant Jésus-Christ, ce philosophe grec définissait la monnaie, qu'il considérait comme étant un auxiliaire de l'échange, par 3 fonctions qu'elle devait remplir.

 

- Intermédiaire dans les échanges : vous pouvez ainsi faire un acte d'achat ou de vente (Acheter une voiture, vendre une maison,...).
- Unité de compte : sert à mesurer la valeur d'un bien ou d'un service (c'est le prix de la chose acquise ou vendue).
- Réserve de valeur : à travers les dépôts que vous faites sous diverses formes pour une dépense ultérieure.

C'est d'ailleurs parce que les cryptos ne satisfont pas intégralement à ces 3 fonctions que la Banque de France ne les reconnaît pas en tant que cryptos-monnaies mais plutôt comme des cryptos-actifs.

Outre ses 3 fonctions, la monnaie peut revêtir deux formes principales....

La monnaie et ses formes actuelles

 

Les deux formes que peut adopter la monnaie sont :

 

- Monnaie Fiduciaire : c'est celle qui repose sur la confiance d'autant que fiduciaire vient du latin fiducia... qui signifie faire confiance.

 

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La monnaie fiduciaire n'a aucun lien avec l'or

 

La monnaie fiduciaire est représentée par les billets de banque et les pièces de monnaie. Inutile de vous préciser que la valeur d’une pièce n’a, désormais, aucun lien avec la valeur du métal qui la constitue. Il en va de même pour la valeur d’un billet qui ne correspond pas à une contrepartie en métal physique qu’une banque garantirait. L’Euro et le Dollar (ce dernier n'est plus convertible en or depuis le 15 août 1971) sont ainsi des monnaies fiduciaires, comme la majorité des monnaies des pays d’aujourd’hui.

Ce type de monnaie tend, pour différentes raisons, à disparaître au profit de la monnaie scripturale, remettant sur le devant de la scène l'éventuelle fin du cash.

 

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Les chèques, les cartes, les virements, les prélèvements,... permettent à la monnaie scripturale de circuler

 

- Monnaie Scripturale : également connue sous les appellations de monnaie de dépôt ou monnaie de banque. Il s’agit donc d’une écriture (autrefois manuscrite, désormais électronique) sur un compte en banque. De nos jours, la monnaie scripturale représente plus de 90% de la masse monétaire en circulation, laissant une part congrue aux billets et aux pièces.

Mais autrefois, et jusqu'aux accords de Bretton Woods (signés en 1944), existait une troisième forme de monnaie dénommée divisionnaire ou métallique.

 

La monnaie métallique
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Le Louis d'or est une monnaie métallique

Bien souvent, l'on a tendance à tout regrouper sous ce vocable et y mettre nos euros, dollars, yens, ... et autres.
Or, une monnaie métallique est une monnaie dont la valeur se définit par rapport à un ou plusieurs métaux (en général l'or, l'argent et plus rarement le bronze). Chaque pièce frappée contient ainsi une valeur intrinsèque forte : la valeur de son métal, proche ou égale à sa valeur faciale.

Avec la monnaie métallique, un produit ou service est échangé contre une monnaie qui contient ou vaut un métal dont la valeur est équivalente.

Maintenant que vous connaissez mieux les fonctions et les formes de la monnaie, il serait temps de voir comment elle a émergé au monde !

Naissance de la monnaie
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Le troc, pratique mais limité !

 

Au début de l'humanité, nos ancêtres procédaient par troc, c'est-à-dire échange d'un bien ou service contre un autre bien ou service (exemple : une cueillette contre des coquillages). C'est ainsi qu'au cours du temps la monnaie a revêtu diverses formes telles le sel (qui a donné naissance au mot salaire), les coquillages (tel le cauri), les pierres Rai de l'île de Yap, ... mais il n’y avait aucune garantie quant à sa valeur.

 

Le berceau de la monnaie métallique est le royaume de Lydie en Anatolie (Asie Mineure). Son apparition, vers 650 avant J-C, est due au souverain de l'époque qui a fait puiser dans les eaux du fleuve Pactole des paillettes d'électrum (alliage d'or et d'argent) pour frapper les premières pièces de monnaies connues. Cela permit de rapidement intensifier les échanges locaux grâce à la praticité de ces pièces qui pouvaient être échangées contre tout bien disponible à la vente.

Puis, au fil des siècles, est apparue la monnaie-fiat (fiat - pas le constructeur automobile de Turin - mais pour "qu’il en soit ainsi") : la confiance est alors garantie par une autorité légale (empereur, État, système bancaire,...) qui au cours du temps se "dématérialisera" en étant représentée par des bons papier prouvant que vous détenez la valeur, ce qui donnera naissance aux billets de banque.
Puis, avec les progrès liés à la technologie, vint la monnaie "électronique" (ou fiduciaire) avant de peut-être laisser la place aux "cryptos-monnaies".

Mais là c'est une autre histoire !

Pour en savoir plus :


26/04/2019
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C'est quoi la Formation brute de capital fixe (FBCF) ?

FBCF.PNGLa formation brute de capital fixe est la mesure, par l'Institut national de la statistique, du solde entre les acquisitions et les cessions d'actifs fixes réalisées par les unités économiques résidentes au cours de la période de référence. Les actifs fixes sont des actifs produits, corporels ou incorporels (immatériels), utilisés dans un processus de production pendant au moins un an. Ces actifs peuvent être achetés, produits pour compte propre, reçus à titre de transferts en capital ou acquis dans le cadre d'un contrat de crédit-bail.

Il peut s'agir d'actifs fixes corporels, acquis neufs ou d'occasion, tels que les logements, les autres bâtiments et ouvrages de génie civil, les machines et équipements, les systèmes d'armes. Sont également considérés comme de la FBCF les améliorations majeures apportées à des actifs fixes existants et à des actifs non produits, comme les terrains. La FBCF comprend aussi les acquisitions d'actifs fixes incorporels. Le champ de ces actifs inclut les logiciels, les œuvres littéraires et artistiques originales, les dépenses de prospection minière ou pétrolière, les dépenses de recherche et de développement. Elle comprend aussi les ressources biologiques cultivées (animaux utilisés dans un processus de production), végétaux à production permanente (vignes, arbres fruitiers).


13/04/2019
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A quoi correspond le pouvoir d'achat ?

Pouvoir d'achat.PNGC'est la capacité d'acheter des biens et des services grâce à un revenu (salaire, intérêts, loyers,...). Il dépend donc de la somme des revenus du foyer et du prix des biens et services proposés.

Pour estimer le pouvoir d'achat d'un ménage, il convient de prendre en compte le nombre de personnes qui composent le ménage et leur âge. On parle d'unités de consommation. Le pouvoir d'achat ne comprend pas uniquement les revenus du travail (salaires), il intègre aussi les aides sociales et les revenus de l'épargne, auxquels on soustrait les impôts, taxes et cotisations payées.

La mesure des prix est donnée par l'indice des prix à la consommation, autrement dit l'inflation. Elle est calculée par l'Insee à partir de 200.000 relevés de produits et de services représentatifs de la consommation française.

 

Le sentiment des ménages sur la hausse ou la baisse de leur pouvoir d'achat diffère souvent des statistiques de l'Insee, tant la réalité est complexe à saisir. Le pouvoir d'achat est en effet une moyenne nationale qui ne prend pas en compte les situations individuelles. Par exemple, le panier des biens et services sur lequel est calculée l'inflation ne correspond pas forcément à la consommation de chaque personne et les poids des dépenses contraintes (obligatoires) diffèrent selon les milieux sociaux.

 

En 2017, le pouvoir d'achat a augmenté de 1,3 %, contre 1,8 % en 2016, selon l'Insee. L'augmentation du revenu disponible brut n'a pas permis de compenser l'inflation de 1,3 % en 2017. Les ménages ont donc ralenti leurs dépenses : elles ont augmenté de 1 % l'an dernier, contre 2,1 % l'année précédente.


11/02/2019
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C'est quoi un krach boursier ?

Krach.PNGUn krach boursier désigne un effondrement des cours des actions sur une ou plusieurs places financières. En voici les principaux :

 

1873 : La bourse viennoise s'écroule. Suite à l'unification allemande, en 1871, on observe un développement économique et capitalistique. Avec la concurrence, les profits des entreprises stagnent et les actions baissent dans le monde germanophone. A l'été 1873, plusieurs banques font faillite. La crise gagne Berlin puis d'autres places européennes et américaines.

 

1929 : Le jeudi 24 octobre, appelé "jeudi noir", la bourse américaine dévisse de 25%. En cause, les investisseurs, qui cherchent à liquider les actions des sociétés qu'ils possèdent et dont les bénéfices chutent. La baisse à Wall Street contamine les autres places de marché. Ce krach marque le début de la Grande Dépression, la plus grande crise économique du XXème siècle, qui contribuera à la Seconde Guerre mondiale.

 

1988 : Le krach asiatique. Les investisseurs étrangers perdent confiance dans l'économie et la monnaie des pays d'Asie du Sud-Est, leurs bourses dévissent. Cette crise a frappé d'autres pays émergents tels que le Brésil et la Russie.

 

2000 : L'éclatement de la bulle Internet touche le secteur de la technologie. En avril, le Nasdaq, l'indice technologique de la Bourse de New York, perd 27 % et 40 % au total sur l'année. Il entraîne tous les autres marchés dans sa chute, ainsi que de nombreuses sociétés technologiques.

 

2008 : La crise des subprimes (crédits immobiliers toxiques) démarre par la faillite, en septembre, de la banque américaine Lehman Brothers, avec un effet domino sur les marchés financiers. Le krach commence le 6 octobre : la plupart des bourses mondiales connaissent une baisse inédite.

 

A quand le prochain Krach ?


25/01/2019
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C'est quoi l'Excédent Brut d'Exploitation ?

EBE.PNG
L'excédent brut d'exploitation (EBE) est un terme de comptabilité, au niveau de l'entreprise.

C'est une façon de mesurer les bénéfices ou profits réalisés dans l'entreprise. L'EBE est ce qui reste de la valeur ajoutée (la richesse nouvelle créée par l'entreprise) après la distribution des salaires (directs et indirects, c'est-à-dire y compris les contributions sociales) et le paiement des impôts liés à la production. On dit que l'EBE mesure le profit brut de l'entreprise, car sur ce profit, elle va ensuite payer l'impôt sur les bénéfices et des remboursements d'emprunts.

 

Il est important de calculer l'excédent brut d'exploitation, car il exprime la capacité d'une entreprise à générer des ressources de trésorerie sans tenir compte de sa politique de financement  et d'investissement ou des événements exceptionnels qui ont eu lieu dans l'année. Il existe plusieurs méthodes pour calculer un EBE, soit en partant du chiffre d'affaires, soit par la valeur ajoutée ou par le résultat net comptable. La formule la plus simple est celle qui part du chiffre d'affaires.

 

L'EBE permet de mesurer le "taux de marge" de l'entreprise. En France celui-ci est stable à environ 30 % depuis plus de 20 ans. L'EBE est utilisé par les entreprises, après paiement de l'impôt sur les bénéfices, de plusieurs façons : une partie peut-être distribuée aux actionnaires sous forme de dividendes, une partie peut permettre de financer l'investissement, une partie peut être placée sur les marchés financiers ou servir à acquérir des actions dans d'autres entreprises (en France ou à l'étranger), une partie peut être distribuée aux salariés.


08/01/2019
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Quelle différence entre politique monétaire et politique monétariste ?

Politique monétaire.PNGLa politique monétaire désigne l'ensemble des actions menées par les banques centrales pour agir sur la quantité de monnaie et les taux d'intérêt. Elle peut être "accommodante" - ce qui signifie qu'on laisse augmenter le volume de monnaie en circulation - ou restrictive. La politique monétaire, combinée avec la politique budgétaire, permet d'agir sur le volume de production et d'assurer des échanges extérieurs équilibrés.

 

Une politique monétariste est une politique monétaire qui obéit aux principes édictés par les économistes libéraux, dont le principal représentant est Milton Friedman. Pour ce dernier, l'unique objectif de la politique monétaire doit être de lutter contre l'inflation qui nuit à la compétitivité et dégrade les échanges extérieurs. Contrairement aux Keynésiens, les libéraux estiment que le volume de la monnaie en circulation n'a aucun impact sur la croissance et le chômage et que l'inflation est un fléau qu'il faut combattre à tout prix. Les monétaristes sont donc également opposés au déficit budgétaire, qui génère de l'inflation puisque l’État doit s'endetter pour financer ses dépenses et donc générer du crédit, ce qui fait augmenter le volume de monnaie en circulation.


17/12/2018
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Ne pas confondre Revenu et Niveau de vie

Niveau de vie.PNG
Attention à ne pas confondre ces 2 notions de revenu et niveau de vie !

"Vu son niveau de vie, il doit avoir de gros revenus !". Qui n'a jamais entendu ce genre de remarque ?

Pourtant, les deux ne sont pas forcément liés... Le revenu effectivement perçu par les individus, qu'il s'agisse d'un salaire, de revenus d'une activité libérale, de revenus fonciers ou autres, est sujet à impôts et taxes. Ceux-ci peuvent être plus ou moins élevés : un impôt élevé diminue la possibilité d'avoir un train de vie luxueux.

Par ailleurs, même après impôts, les revenus doivent s'apprécier au regard de la taille de la famille : avec cinq ou six enfants, on dépense plus qu'avec un seul. Le niveau de vie "apparent", celui que les gens voient, peut aussi différer selon les régions ou les pays. On peut avoir une grande maison dans une région rurale et pourtant toucher un salaire bien plus faible qu'un Parisien logé dans un petit appartement.

Bref, le niveau de vie n'est pas affaire d'apparences, mais bien de statistiques !


15/12/2018
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Qu'appelle-t-on la valeur ajoutée ?

Valeur ajoutée.PNG


La valeur ajoutée correspond à la richesse lors du processus de production. Elle traduit le supplément de valeur donné par l'entreprise via son activité (le travail) aux biens et services en provenance des tiers.

 

La valeur ajoutée se calcule en retirant les consommations intermédiaires au chiffre d'affaires. Une entreprise qui vend un vélo 500 euros retire de ce prix ce qu'elle n'a pas produit elle-même, mais a acheté à des fournisseurs, par exemple des pneus pour 100 euros, des chaînes de vélo, des selles, ... La valeur ajoutée est ce qui reste une fois toutes ces dépenses soustraites. On parle de valeur ajoutée brute si l'on ne prend pas en compte l'usure du matériel, et de valeur ajoutée nette dans le cas inverse.

 

On peut mesurer la valeur ajoutée brute de toutes les organisations résidant sur le territoire national en en faisant la somme. On connaitra ainsi la valeur de la production de la France, appelée "Produit Intérieur Brut" en comptabilité nationale. Autrement dit, la valeur ajoutée de la France est le PIB.

 

Le partage de la valeur ajoutée au sein de l'entreprise est un enjeu majeur, aussi bien sur le plan économique que social. Schématiquement, la valeur ajoutée produite dans l'entreprise se partage entre trois acteurs principaux : les salariés qui ont fourni le travail nécessaire à la production, les propriétaires qui ont fourni le capital nécessaire à la production, l’État qui prélève  des impôts sur la production pour financer les dépenses publiques. On peut aussi parler en termes de revenus : la valeur ajoutée se partage alors entre les salaires, les bénéfices et les impôts.

 

La valeur ajoutée et le bénéfice (profit) sont deux concepts différents. Le profit est la capacité d'une entreprise à générer de la rentabilité. Dans le compte de résultat, c'est le résultat net. C'est ce qui reste de la valeur ajoutée quand l'entreprise a payé toute ses charges.


10/12/2018
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