Istyablog : pour savoir en toute décontraction

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Quelques immaturités des blockchains ... dont le droit à l'oubli.

Droit oubli.PNGJe ne reviendrai pas sur ce que sont les blockchains (technologie permettant de conserver les datas - données - et de les transmettre via un réseau distribué fonctionnant de pair à pair, de façon transparente, sécurisée et en l'absence de tiers de confiance).

 

Mais cette technologie qui impacte, chaque jour un peu plus notre vie (même si la majorité du monde n'en a pas totalement conscience), présente certaines immaturités :

 

  • Technique : Capacité à supporter un très grand nombre de transactions et forte consommation électrique (c'est notamment et principalement le cas de la blockchain Bitcoin).
  • Financière : pas de retour sur investissement réellement mesurable pour cette technologie émergente (sauf si vous avez des éléments contraires et vérifiés).
  • Réglementaire : Grand vide actuellement.... Mais qui se comble progressivement. Cependant, une niche du droit actuel, risque de ne pas être comblée : quid du droit à l'image et du droit à l'oubli, "sacralisé" en Europe depuis une dizaine d'années et qui permet aux citoyens de ne pas avoir leurs données propagées à tout jamais sur le réseau internet ?

Et c'est sur dernier point que je voudrai faire un arrêt sur image ! Il convient tout d'abord de se rappeler qu'une des caractéristiques de la blockchain est son immuabilité. Cela revient à dire que la représentation de l'actif qui est enregistré dans la chaîne de blocs (photo, textes, cryptos, billet d'avion,...) l'est simultanément sur des milliers voire des millions d'ordinateurs (appelés nœuds du réseau). Cette information perdurera tant que le réseau existera.... c'est-à-dire, en principe, une durée indéterminée !
Autant dire que le droit à l'oubli est à .... oublier !

 

Il apparaît donc que des gouvernements et des sociétés ont des enregistrements permanents de ce qui est absorbé par une blockchain, ce qui peut aussi être dévastateur pour la sécurité nationale en cas de divulgation. Cela est vrai à ce niveau, mais également au niveau unitaire de l'être humain, de l'entreprise, du système bancaire,.... Frissons garantis !

 

Il convient donc d'être conscients de ce type de fonctionnement et de publier en prenant toutes les précautions nécessaires... et en connaissance de cause.



15/04/2018
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