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Algérie, une crise politique qui sent le pétrole

Crise algerienne.PNGLa démission du président Abdelaziz Bouteflika met en lumière une réalité. L'Algérie appartient à la longue liste des pays frappés par la "malédiction" de l'or noir.

 

Le cas d'école de ces Etats ayant vu leur économie s'appauvrir malgré des richesses souterraines est le Venezuela. Ce phénomène a aussi touché les Pays-Bas dans les années 1960 : la découverte d'hydrocarbures avait provoqué un ralentissement de l'activité économique. D'où l'expression "maladie hollandaise" pour décrire ce paradoxe.

 

En Algérie, lors de l'arrivée de Bouteflika au pouvoir, en 1999, le prix du baril de pétrole était de moins de 20 dollars. Les 10 années suivantes auraient dû offrir un jackpot au 17ème producteur mondial, car le prix du brut n'a fait que flamber. Au lieu de profiter de cette manne pour investir et moderniser l'économie, le pays s'est servi des revenus pétroliers pour maintenir la paix sociale et alimenter la corruption.

L'économie algérienne s'est ainsi transformée en une rente géante, sans la moindre compétitivité à l'international, accroissant la dépendance aux exportations d'hydrocarbures. Un vrai cadeau empoisonné.



26/05/2019
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