Istyablog : pour savoir en toute décontraction

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Existe-t-il un risque à utiliser un déodorant ?

Déodorants.PNGEn fait il faut bien distinguer les déodorants purs, dont l'innocuité ne fait aucun doute , et les antitranspirants.

Les déodorants purs n'empêchent nullement le processus de la transpiration : comme leur nom l'indique, ils ne font que diminuer ou supprimer l'odeur de la sueur. Et ce, grâce à un parfum masquant ou à un composé antimicrobien tuant les bactéries de la peau à l'origine de la mauvaise odeur (inodore à la base, la sueur ne sent mauvais qu'après transformation par ces microbes).

En revanche, les antitranspirants - soit la grande majorité des produits sur le marché - sont, eux, conçus pour atténuer ou empêcher la transpiration : appliqués sur la peau, les sels d'aluminium qu'ils renferment forment un bouchon dans le canal sudoral excrétant la sueur, ce qui la bloque. En soi, cette action antitranspirante ne présente aucun danger. Certes la transpiration est cruciale pour maintenir la température corporelle à la valeur stable d'environ 37° C. Mais empêcher ce processus juste au niveau des aisselles n'affecte pas la capacité globale de l'organisme à transpirer. Car on a des glandes sudoripares sur presque tout le corps.

En revanche, depuis 2003, les sels d'aluminium sont suspectés d'un autre danger : favoriser le cancer du sein. Ce doute est né notamment du constat que le nombre de cancers mammaires avait doublé tandis que les ventes d'antitranspirants s'envolaient. Cependant, aucune étude n'a pu établir rigoureusement un lien de cause à effet.

En septembre 2016, une étude suisse a bien relancé le débat en montrant que des cellules exposés six mois à des sels d'aluminium et injectées à des souris saines provoquaient des tumeurs mammaires. Ceci étant, les doses étaient 1.000 à 100.000 fois supérieures à celles d'un antitranspirant. Il y a donc peu d'espoir d'être bientôt fixés. Il est difficile de prouver que quelque chose n'est pas dangereux, il y aura toujours des doutes.

Dans le doute, donc, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé recommande de limiter à 0,6% la concentration d'aluminium dans les antitranspirants. Sauf que ce taux n'est pas indiqué sur les produits...

Aussi, par prudence, il semble préférable d'éviter tout produit avec des sels d'aluminium si l'on ne souffre pas d'une transpiration handicapante et mieux vaut de ne pas les utiliser sur une peau lésée, épilée ou mouillée, afin qu'ils ne pénètrent pas. Car il n'existe pas d'antitranspirant sans sels d'aluminium... Nul doute que l'industrie cherche à les remplacer, mais pour l'instant, rien ne filtre.



13/05/2017
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