Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Istyablog : pour savoir en toute décontraction

Société


A chaque âge son délit.

Délit.PNGLa délinquance juvénile est loin d’être un phénomène marginal. Selon le Portrait social de la France dressé par l’Insee, les 10-24 ans représentent 21% de la population mais 36% des auteurs présumés d’infractions pénales. Chez les hommes, la proportion de jeunes impliqués au parquet dépasse 10% de la classe d’âge, avec un maximum de 14,7% à 19 ans. La nature des infractions évolue en fonction de l’âge : les atteintes sexuelles sont plus nombreuses à 14 ans, les vols et les violences à 16 ans, les affaires de stupéfiants à 18 ans et les infractions routières à 22 ans.
Néanmoins, il faut nuancer cette vision d’une jeunesse hors-la-loi. Si les jeunes sont surreprésentés parmi les auteurs de violences volontaires (34%), ils ne comptent que pour 21% des auteurs de violences graves, soit autant que leur part dans la population. De même, les infractions à la circulation routière et aux transports sont moins spécifiques aux jeunes, ces derniers sont plus concernés par la conduite sans permis, sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, par un défaut d’assurance que par les accidents engendrant homicides ou blessures involontaires.
Enfin, l’Insee souligne que les contrôles de police ciblant les jeunes peuvent biaiser les chiffres des infractions liées aux stupéfiants. Suivant leur âge, les adolescents sont plus ou moins exposés à une poursuite pénale : ce risque passe de 10% à l’âge de 10 ans à 42% pour les 16-17 ans. Le passage à la majorité marque une rupture : toutes choses égales par ailleurs, un jeune de 18 ans a un risque quasiment deux fois plus élevé d’être poursuivi par rapport à un jeune de 17 ans.
Au final, seuls 2,4% des jeunes des générations 1986-1987 ont été condamnés à de la prison ferme avant 25 ans (4,4% à de la prison avec sursis et 3,5% à une amende).


28/03/2017
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Vers la fin d'une certaine mondialisation ?

Mondialisation.PNGLa montée de l'islamisme n'est-elle pas une réaction globale contre une occidentalisation à marche forcée ? Partout, les peuples se révèlent tentés par des votes populistes et nationalistes : En Europe mais aussi aux États-Unis ou en Inde.
En 2016, il y a eu les premiers coups de semonce : Brexit des Anglais, échec des accords Tafta (accord commercial entre les États-Unis et l'Europe) puis élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Parmi ses mesures phares, D. Trump promettait de construire un mur entre le Mexique et les États-Unis. Un mur, il s'en est construit au même moment en Hongrie, contre l'afflux des migrants. Ce sont là des symboles qui ne trompent pas : la mondialisation s'était annoncée en 1989 par la chute d'un mur, celui de Berlin ; une nouvelle époque semble s'ouvrir aujourd'hui par la volonté d'en reconstruire.


20/03/2017
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Le calcul d'Erdogan à propos des réfugiés syriens.

Erdogan.PNGAvec plus de 2,7 millions de réfugiés syriens sur son sol, la Turquie accueille la moitié des exilés issus du conflit commencé chez son voisin en 2011. Cette attitude bienveillante dissimule toutefois des enjeux politiques majeurs.
Opposée au régime Assad, la Turquie entend jouer un rôle dans la construction d'une future Syrie : sa volonté de peser dans la recomposition d'une Syrie post-Assad explique largement sa politique d'accueil des ressortissants syriens fuyant le pouvoir de Damas. Cette politique est également motivée par le souhait de tirer des bénéfices matériels auprès de l'Union Européenne - comme l'illustrait l'accord de mars 2016 sur la réinstallation de réfugiés syriens en Turquie contre monnaie sonnante et trébuchante de la part de l'UE.
Cette ouverture aux réfugiés est aujourd'hui fortement contestée à l'intérieur du pays, y compris dans ses franges modérées. La dérive répressive du président Erdogan a conduit l'opposition turque à rejeter l'ensemble de sa politique, y compris sa politique d'accueil des Syriens. Les trois partis d'opposition, démocrate, républicain et nationaliste, accusent Erdogan de récupération politique : ils craignent que les réfugiés syriens accèdent à la citoyenneté turque et que, par ce biais, Erdogan renforce son emprise, en élargissant sa base électorale. De son côté, le président turc instrumentalise aussi la question syrienne : en juillet 2016, il avait justement évoqué la possibilité d'octroyer la citoyenneté turque aux réfugiés syriens. Une proposition en forme de provocation à l'égard de ses adversaires politiques ? Ainsi, tant du côté du pouvoir que de l'opposition, les partis turcs font preuve d'opportunisme sur le sujet, aux dépens d'un climat propice à l'intégration des Syriens dans le pays.


16/03/2017
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C'est quoi la schizophrénie ?

Schizophrénie.PNGEn France, une personne sur cent serait susceptible de déclarer une schizophrénie.
Incontrôlable, violent, criminel... Dans l'imaginaire, le schizophrène incarne le parfait "fou dangereux". Pourtant, la réalité est bien plus complexe. La maladie s'apparente plus à un ensemble de symptômes qu'à un véritable syndrome. Les médecins les classent en trois catégories. Cognitifs, d'abord : désorganisation des idées, de l'affectif, du comportement, altération du discernement, de la mémoire, de la concentration... S'y ajoutent des symptômes "positifs"  : hallucinations, sentiment de persécution. Enfin les symptômes "négatifs" ressemblent à un repli autistique : manque d'initiative, inactivité, difficultés d'insertion.
Cette maladie se déclare plutôt tardivement, entre 20 et 30 ans. Est-ce à dire qu'on ne naît pas schizophrène, mais qu'on le devient ? Que tout le monde peut "attraper" cette effrayante maladie ? Rien n'est moins sûr, car les spécialistes s'accordent sur l'importance du terrain génétique et du risque héréditaire, néanmoins couplés à des facteurs environnementaux (infection durant la grossesse, cannabis à l'adolescence). Tout cela pousse le cerveau à pratiquer un élagage des synapses trop radical : au lieu d'éliminer seulement les connexions les moins performantes, processus normal à l'adolescence, il se débarrasse aussi de certaines utiles à son fonctionnement.

Les antipsychotiques et neuroleptiques permettent de soulager certains symptômes, au prix d'effets secondaires importants (prise de poids, perte des globules blancs,...). Une thérapie cognitive et comportementale y est souvent associée, permettant aux schizophrènes de mener une vie « normale ». Mais on ne guérit jamais de cette maladie et le moindre arrêt du traitement expose à une rechute.


15/03/2017
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Etes-vous "Hygge" ?

Etre Hygge.PNGCette expression danoise a failli être élue mot de l'année par le Oxford Dictionary. Elle caractérise les moments ou les symboles qui évoquent une atmosphère chaleureuse : les bougies parfumées, se câliner sous une couette, rire avec ses amis devant une cheminée crépitante...

Mais plus qu'une notion cantonnée à la sphère du bien-être privé et du loisir, le hygge revêt une dimension sociologique et géopolitique. Meik Wiking, fondateur d'un think tank dédié au bonheur, le décrit comme un "rituel" constitutif de la culture danoise, célébrant l'importance des espaces intérieurs, de la décoration et de la maison. Cette insistance sur des territoires clos et rassurants fait aussi du hygge un facteur de soft power.

En érigeant des barrières entre le foyer et l'étranger, le hygge crée des barrières émotionnelles qui déterminent notre sentiment de confort par rapport à certains lieux ou États. Le gouvernement danois utilise même ce mécanisme ouvertement, pour valoriser le tourisme et renforcer l'identité pacifique et positive du Danemark sur la scène internationale.


11/03/2017
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La cigarette et le risque de cancer du poumon

Cancer du poumon.PNGFumer est dangereux car susceptible de déclencher un cancer du poumon, ça tout le monde le sait.  Mais vous ignorez probablement qu'une cigarette par jour multiplie par 9 le risque de cancer du poumon !
Une étude américaine révèle que fumer peu reste, sur le long terme, très nocif. D'après l'analyse de 290.000 dossiers médicaux, les individus qui ont fumé moins d'une cigarette par jour pendant toute leur vie ont un taux de mortalité, sur sept années, 64% plus élevé que les non-fumeurs. Et cela indépendamment de leurs différences sur d'autres comportements (sport, consommation d'alcool,...).
Une augmentation surtout due au cancer du poumon : les petits fumeurs en meurent 9 fois plus souvent  que les abstinents. A méditer.


10/03/2017
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C'est quoi l'anorexie ?

Anorexie.PNGLes femmes sont 9 à 10 fois plus concernées que les hommes : 0,9 à 2,2% d'entre elles connaissent un jour ce trouble, avec deux pics autour de 14 et 18 ans.
Le premier symptôme - et le plus spectaculaire - est bien sûr la perte de poids, qui passe sous la barre des 85% du poids normal. A cela s'ajoute une peur excessive de grossir, un déni de la maigreur, une disparition des règles. La raison de ces dérèglements compte aussi : ils sont dus soit à un régime restrictif, soit à des crises de boulimie suivies de vomissements intentionnel. S'ensuit une grave dénutrition qui entraîne la chute des cheveux, une grande fatigue, des malaises, et même un ralentissement du rythme cardiaque.
Des complications qui peuvent, dans les cas les plus sévères, conduire à la mort.
Toutes les études, ou presque, mettent en avant l'influence de la famille : on trouve plus de personnes ayant des difficultés psychologiques (dépression, anxiété) que la moyenne dans l'entourage des malades. Côté biologique, des recherches pointent le rôle de la sérotonine et de la dopamine, deux substances impliquées dans les comportements addictifs. Les anorexiques seraient ainsi « accrocs » à la maigreur !
Mais ce n'est pas tout : ce trouble serait aussi héréditaire (à 70%) et influencé par des facteurs culturels, tels que la valorisation excessive de la minceur dans les médias. Enfin, l'anorexie se déclenche souvent à la puberté, une période d'intenses bouleversements.
L'amaigrissement pourrait être pour l'adolescente une façon de « reprendre le contrôle ».
La prise en charge combine en général un traitement de la dénutrition et une psychothérapie. Objectif : aider le patient à améliorer ses relations avec son entourage et à retrouver confiance en lui.


07/03/2017
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Les épilations pubiennes et les MST

épilation pubienne.PNGMéfiez-vous de l'épilation pubienne qui fait le lit aux MST ! Au rasoir, à la cire ou aux ciseaux, elle favorise, selon une étude portant sur 7.500 Américains, chez l'homme comme chez la femme, les infections sexuellement transmissibles (herpès, chlamydia, VIH, ...). Plus la fréquence et l'intensité de l'épilation étaient importantes, plus les risques d'avoir contracté une MST l'étaient aussi : 11 épilations du maillot par an ou plus multipliaient par 2,4 les risques de MST et une taille par semaine des poils pubiens augmentaient ce risque de 90%. Les adeptes du rasoirs augmentaient aussi leurs malchances d'attraper des poux du pubis... sauf en cas d'élagage massif et fréquent. En cause : les lésions occasionnées par les rasoirs et autres outils d'épilation, qui faciliteraient l'entrée dans l'organisme des agents infectieux.


04/03/2017
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Jusqu’où l’alcool monte-t-il à la tête ?

Alcoolique.PNGIl attaque jusqu’au cerveau. Premier effet de l’alcool : il perturbe les échanges entre les récepteurs à la surface des neurones et l’extérieur.
Deuxième effet, il augmente le stress oxydant dans les cellules et provoque la libération de molécules inflammatoires.
Dans les deux cas, l’issue est fatale pour les neurones. Et ce n’est pas tout. L’alcool a aussi un effet délétère sur le nombre de synapses (connexions entre neurones) et la gaine de myéline qui entoure les fibres nerveuses.
Enfin le « binge drinking » réduit la neurogénèse : non content de tuer les neurones, l’alcool empêche le corps de fabriquer des remplaçants ! Tout cela explique pourquoi le cerveau des alcooliques se ratatine à vue d’œil.
Bien sûr, ces effets dépendent de la dose et de l’âge du buveur. Il tue ainsi 2 à 3 fois plus de neurones dans le cerveau adolescent – en plein développement – que dans celui des adultes. Et le syndrome d’alcoolisation fœtale est la première cause de handicap mental non génétique.


28/02/2017
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C'est quoi l'autisme ?

Autisme.PNGEn France les estimations fluctuent entre 1 pour 2.000 et 1 pour 150 !
Si, à l'évocation de l'autisme, beaucoup pensent à Dustin Hoffman dans Rain Man, un génie en mathématiques, cette pathologie - dont les premiers symptômes apparaissent avant l'âge de 3 ans - englobe aussi bien des personnes au Q.I très élevé que d'autres avec un retard mental. Le diagnostic repose sur trois catégories de troubles : la socialisation (caractère solitaire et inexpressif, peu de contacts émotionnels) ; la communication (absence de langage ou de recherche de dialogue) ; l'adaptation (crises d'angoisse ou d'agressivité provoquées par le changement, activités répétitives, centres d'intérêt restreint,...).
Le cerveau des enfants autistes présente des anomalies au niveau du lobe temporal, impliqué dans l'organisation des stimuli nécessaires à la vie sociale. L'origine neurobiologique de cette maladie reste encore à déterminer. Mais une anomalie dans la formation et la maturation des synapses (la zone où l'information est transmise entre deux neurones) pourrait être en cause. Autre piste : des troubles de la flore intestinale. Chez les souris présentant des symptômes de l'autisme, les chercheurs ont constaté un déséquilibre du microbiome (certaines bactéries intestinales étaient présentes en quantité supérieure ou moindre). En rééquilibrant leur flore intestinale, l'anxiété et les tendances aux comportements répétitifs ont disparu.
Pour l'heure, aucun traitement n'existe. En revanche, une prise en charge (éducative, comportementale et psychologique) dans des structures médicales adaptées, dès l'enfance et tout au long de la vie, augmente les possibilités d'interactions sociales et de communication, ainsi que le degré d'autonomie.


24/02/2017
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