Istyablog : pour savoir en toute décontraction

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Sciences


L'acte de prier se lit-il dans le cerveau ?

Prier.PNGA ce jour, seule une poignée d'expériences d'imagerie cérébrale a été menée sur ce sujet. La première a donné un résultat spectaculaire : entre 2001 et 2006, Andrew Newberg et Eugène d'Aquili (université de Pennsylvanie) ont observé le cerveau de huit bouddhistes, cinq pentecôtistes et trois franciscaines en prière, par tomographie d'émission monophotonique. En voyant que le flux sanguin diminuait dans le cortex pariétal supérieur arrière, au fond en haut de la boîte crânienne, ils ont conclu que cette zone, d'ordinaire associée à la perception des frontières de soi, se désactivait lors de la prière !
Autre test, en 2008 : Mario Beauregard et son équipe (université de Montréal) ont fait appel à quinze carmélites qui avaient déjà vécu un épisode de communion avec Dieu. Il leur a demandé de se replonger dans le souvenir de cette expérience mystique, tandis qu'il mesurait l'activité de leur cerveau grâce à l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Et, surprise : le cortex orbito-frontal s'est activé, ainsi que le noyau caudé, le tronc cérébral... et bien d'autres zones, un peu partout dans le cerveau. Il n'existerait donc pas, contrairement à ce qu'indiquait l'étude de Newberg et d'Aquili, une « zone de la prière », mais plusieurs. Ce que confirme la troisième étude remarquable sur le sujet, menée par Uffe Schoedt (Université d'Aarhus, au Danemark) en 2009. Le chercheur a scanné par IRMf le cerveau de vingt jeunes chrétiens qui devaient prier Dieu puis ... le père Noël ! La différence entre les deux lui a permis d'isoler deux zones qui ne s'activent que lorsque les croyants s'adressent à Dieu : le carrefour temporo-pariétal et le cortex préfrontal médian. Or, ces zones s'activent habituellement lorsqu'on interagit avec l'un de nos semblables !
Reste qu'il ne s'agit là que de trois études, dont les résultats sont à prendre avec précaution : toutes posent un problème statistique, à cause d'un nombre insuffisant de participants. Sans compter qu'une salle de scanner n'est pas vraiment idéale pour prier...


24/03/2017
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Les déchets nucléaires, sont-ils une question insoluble ?

Déchets nucléaires.PNGC'est la plaie du nucléaire. Chaque année, un réacteur produit environ 200 m3 de déchets contaminés, dont 7 m3 de rebuts à la radioactivité mortelle pour au moins des dizaines de milliers d'années - sans parler du démantèlement futur du réacteur. Ces rebuts deviennent encombrants : EDF craint même, dès 2025, une saturation de ses piscines d'entreposage de combustibles usés. Que faire ? Les scientifiques plaident tous pour enterrer ces déchets en profondeur. Le projet français de stockage à Bure (Meuse) avance lentement mais sûrement - malgré l'irruption des « zadistes » sur le site depuis quelques mois.
Début 2016, le ministère de l'Environnement fixait enfin un coût pour cette installation à hauteur de 25 milliards d'euros et, en juillet, le parlement votait une loi cadrant les premières phases industrielles du projet.
Tout n'est pas réglé, bien sûr : les échanges entre experts continuent, par exemple sur le filtrage d'éventuels rejets radioactifs vers l'extérieur en cas d'accident sous-terrain. Mais après trente ans de travaux polémiques, la technique de stockage des déchets ne paraît plus être le problème central de l'industrie nucléaire.


23/03/2017
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C'est quoi la Planète Neuf ?

Planète neuf.PNGUne insaisissable neuvième planète serait-elle à l'origine des anomalies de notre système solaire ?
Il n'y a pas si longtemps, Pluton a été dépouillé de son titre de neuvième planète du système solaire. Or, le même chercheur qui a contribué à cette rétrogradation propose maintenant un remplacement.
Il s'agit de la planète Neuf (Quelle imagination), un monde théorique situé à quelques 30 milliards de kilomètres du Soleil et qui expliquerait certains des mystères de notre système solaire.
Encore récemment, il était largement admis que l'influence gravitationnelle du Soleil s'arrêtait à la ceinture de Kuiper - un anneau de comètes et d'autres objets en orbite lointain autour de notre étoile locale.
Mike Brown, celui qui a fait perdre à Pluton son statut de planète, a en effet découvert plusieurs anomalies dans la ceinture de Kuiper. Il a constaté que six objets de cette ceinture étaient alignés dans leur mouvement comme s'ils étaient influencés par un objet étranger.
C'est ce qui l'a conduit à la théorie de la Planète Neuf, un corps lointain influençant les orbites de vraiment très loin.


20/03/2017
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La maladie de Parkinson commence bien dans les intestins

Maladie de PArkinson.PNGDepuis 2003, on soupçonnait la maladie de Parkinson d'être liée aux bactéries intestinales : lésions du système nerveux digestif identiques à celles du cerveau, problèmes digestifs précédant les autres symptômes...

Une nouvelle étude menée en Californie renforce cette hypothèse. Élever des souris prédisposées génétiquement à la maladie dans un milieu stérile ou les traiter par antibiotiques (ce qui modifie la flore intestinale) a réduit l'intensité des symptômes et l'accumulation des protéines néfastes dans les neurones ; à l'inverse, la transplantation de flore intestinale issue d'une personne malade a augmenté la sévérité de la maladie.

Reste, si cela se vérifie chez l'homme, à trouver les bactéries impliquées. Et peut-être qu'un jour, des antibiotiques ou des probiotiques serviront aussi à soigner les maladies de Parkinson.


11/03/2017
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Combien de cellules avons-nous ?

Cellules humaines.PNGSelon les plus récentes estimations, l'humain moyen est constitué d'environ 37.000 milliards de cellules. Comment sommes-nous arrivés à ce chiffre pharamineux ?
Une équipe de chercheurs d'Italie, de Grèce et d'Espagne a utilisé une approche systématique : ils ont considéré les différents types de cellules individuellement. Ils ont recueilli autant d'informations que possible provenant de documents de recherche pour trouver le nombre total de cellules dans les différents organes et systèmes d'une personne moyenne, et ont additionné ces résultats.
Compter le nombre de cellules d'un être humain peut sembler un exercice inutile, mais cette information est précieuse pour plusieurs raisons. Par exemple, elle améliore la précision des modèles informatiques du corps et aide à « cartographier » les maladies.
Comparer le nombre de cellules de l'organe particulier d'un patient à celui de l'humain moyen peut également aider les médecins à diagnostiquer des maladies.


06/03/2017
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Mais que sont les trous de ver ?

Trou de ver.PNGAppelé également pont d'Einstein-Rosen, le trou de ver serait un tunnel traversant le tissu de l'espace-temps, sorte de raccourci dans l'univers. Représentons-nous ce dernier comme une feuille de papier : la plier en deux rapproche ses deux extrémités. En perçant un trou dans le papier, nous aurions alors une route bien plus rapide d'un point à un autre, plutôt que de tracer une ligne sur la feuille aplatie.
Le trou de ver aurait un trou noir à son embouchure, aspirant la matière pour la transporter dans le tunnel jusque dans le passé. Un trou blanc serait la sortie du tunnel, rejetant la matière dans le même univers, ou dans un autre dont nous ne savons rien.
Théoriquement, les trous de ver rendraient le voyage dans le temps possible ; mais ils seraient probablement trop petits et instables pour transporter des humains.


27/02/2017
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Nucléaire : des centaines d'irrégularités cachées aux autorités de contrôle

Usine Creusot Forge.PNGDepuis toujours, l'industrie nucléaire se targue d'être un secteur où les exigences de qualité sont maximales. Cette belle image rassurante est en train de se fissurer avec les dernières découvertes des inspecteurs de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans l'usine du Creusot Forge d'Areva (Saône-et-Loire).

Un audit dans les locaux de ce fabricant de grands composants a en effet permis, en mars 2016, de révéler l'existence de centaines de documents internes pointant des irrégularités et des anomalies de fabrication... jamais communiquées aux autorités de contrôle ni aux clients. Un exemple ? Le certificat du générateur de vapeur installé sur le réacteur n°2 de Fessenheim, qui passe sous silence le fait que les forgeurs n'ont pas réussi à éliminer le bas de la pièce pourtant trop riche en impuretés - en fait, la pièce était trop courte. Ce réacteur a été arrêté le 13 juin 2016 par précaution, et reste inutilisable jusqu'à nouvel ordre.

Mais il y a plus grave : certaines de ces non-conformités s'apparentent à des falsifications ! Ainsi, le rapport sur un composant critique du réacteur n°5 de Gravelines envoyé aux contrôleurs contient des données techniques manifestement maquillées. L'ASN parle de "pratiques inacceptables" et entend éplucher tous les dossiers des cinquante dernières années. Des fantômes du passé pourraient alors ressurgir, aggravant encore le malaise nucléaire.


19/02/2017
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Les trous blancs sont-ils des trous noirs inversés ?

Trou blanc.PNGLes trous noirs se forment lorsqu'une étoile massive s'effondre sur elle-même et meurt en supernova spectaculaire. Les restes de cette étoile sont concentrés en une zone très petite mais dense, appelée singularité, avec une attraction gravitationnelle très forte, au point que tout dans son voisinage, même la lumière, est aspiré et ne peut s'échapper.
Ce que les astronomes n'ont pas encore réussi à détecter cependant, ce sont les trous blancs, un concept mathématique pour l'instant théorique. Ces objets spatiaux sont en essence l'opposé d'un trou noir, crachant de la matière et de la lumière dans l'univers plutôt que de l'aspirer.
D'après une théorie, les trous blancs commencent leur formation de la même façon que les trous noirs. Une fois que le trou noir a englouti tout ce qu'il pouvait comme matière, il se renverse, réexpédiant tout et devenant un trou blanc.
Certains pensent que les trous blancs sont peut-être la sortie d'un autre type de trou spatial, le trou de ver, tandis que d'autres suggèrent que le Big Bang a démarré en tant que trou blanc, crachant tous les éléments de l'univers.
Bien que les trous blancs aient une existence potentielle d'après la théorie de la relativité générale, il est possible qu'ils soient trop instables pour durer très longtemps.


19/02/2017
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Molécules anti-Alzheimer : l'espoir fait surtout vivre les laboratoires

Aricept.PNGAberrant. Voilà le mot qui vient à l'esprit lorsque l'on se penche sur l'imbroglio autour des quatre médicaments (Aricept, Ebixa, Exelon et Reminy) prescrits en France à plus de 30.000 malades d'Alzheimer.

Leur utilité est remise en cause depuis des années par de nombreux médecins : trop d'effets indésirables (troubles gastriques, cardiovasculaires, neuropsychiatriques...) et aucun bénéfice pour la santé. Après bien des atermoiements, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié un rapport cinglant en octobre 2016 : leur efficacité est jugée "au mieux, modeste" alors que "les données accumulées confirment le risque de survenue d'effets indésirables graves".

La HAS finit par reconnaître qu'ils n'ont "plus leur place dans la stratégie thérapeutique" et qu'ils ne doivent donc plus être remboursés.

L'histoire aurait dû s'arrêter là... mais coup de théâtre ! Marisol Touraine, la ministre de la Santé, annonce que leur remboursement sera maintenu. Pourquoi ? Parce que quelques neurologues et associations de patients l'ont convaincue que ces médicaments permettent de maintenir "un lien thérapeutique avec les malades". Autrement dit, il faudrait prescrire des traitements inutiles et dangereux sous prétexte qu'ils donnent de l'espoir aux patients et les poussent à consulter ?

Cerise sur le gâteau, la collectivité va continuer à débourser pour leur remboursement près de 180 millions d'euros par an, alors que cet argent manque pour renforcer l'accompagnement des malades (le fameux lien thérapeutique) et de leurs aidants.... Aberrant, on vous dit !


13/02/2017
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Carburants alternatifs : l'autre avenir du moteur thermique

Moteur thermique.PNGRévolutionner la mécanique n'est pas le seul moyen d'alléger les émissions du moteur thermique. Un carburant propre pourrait aussi faire l'affaire : c'est la promesse des biocarburants. Certes, biodiesel et bioéthanol dits de "première génération", produits à partir de matières agricoles, ne l'ont jamais tenue. En concurrence avec un usage alimentaire, leur soutenabilité est plus que contestable.

En revanche, les biocarburants de seconde génération, raffinés à partir de parties non comestibles des végétaux, rectifient le tir. Et ils sont enfin proches de la production de masse... Mais cette propulsion propre devra encore s'affranchir du "mur de mélange", un problème de carburation empêchant d'adjoindre plus de 15% d'éthanol à l'essence dans les moteurs.


12/02/2017
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